Décodage d’un article du Canard Enchaîné sur le racisme anti-blanc

Monsieur J-L.P (Journaliste-Lumpen Prolétariat?) met son grain de sel, via le Canard, dans le débat actuel sur le racisme anti-blanc. Le poulet vaut la peine d’être lu jusqu’au bout.

On y découvre ce que les portes ouvertes de maints autres journaux ont laissé entrer dans la tête des gens : le « Gaulois » est un abominable privilégié réclamant de la part de ses compatriotes des droits et des faveurs outranciers, quand la chiourme immigrée, cette sainte, grenouille au fond de sa noire misère. C’est du Gorki rectifié CMU.

Au passage, l’auteur de l’article reconnaît toutefois que des sous-chiens devenus minoritaires dans leurs quartiers subissent des vexations « inadmissibles ». À ceci près que Monsieur J-L.P (Juste-Ligne du Parti?), d’une part omet de nous dire de la part de qui, d’autre part n’a jamais que je sache écrit la moindre ligne sur un phénomène qui ressemble fort à de une pure et simple dépossession provoquant l’exclusion voire le bannissement de milliers de gens.

Les Acadiens connurent le Grand Dérangement. Les Français apprennent à vivre, deux cent cinquante ans après et en plein d’endroits, ce qu’il est légitime de nommer Grand Remplacement. Je soupçonne Monsieur J-L.P (Joyeux-Luron Post-français?) de confondre cet exode forcé avec la migration des gnous entre Kenya et Tanzanie, sauf que les gnous ont l’habitude de rentrer chez eux une fois passée la mauvaise saison.

Pour le plumitif du Canard, les pauvres ont raison de foutre un coup de pied au cul des moins pauvres qu’eux puisqu’ils sont de toute façon « les plus démunis ». Ici, il convient tout de même de rappeler ce simple chiffre : chaque année, entre huit et neuf milliards d’euros quittent la France pour les pays d’origine des nouveaux damnés de la terre. Je n’ai personnellement rien contre le désir qu’ont les gens de venir en aide à leur famille lointaine, de se préparer une retraite « au bled », d’envisager l’ouverture d’une échoppe à Rabat, d’un salon de coiffure à Tunis, d’une agence matrimoniale à Dakar, ou de se payer une voiture-taxi à Abidjan. La liberté est la même pour tous et l’argent circule sans contrôle.

Je pose toutefois la question à Monsieur J-L.P (Jean-Lève Pantalon?) : huit ou neuf milliards d’euros, cela fait combien d’équipements sportifs, de stages en tous genres, de livres, de CD, de sorties éducatives, de cours particuliers ou de musique, etc, etc, pour une jeunesse supposée à l’abandon ? Qui en vérité la laisse dans cette situation : l’État soignant, enseignant, protecteur, égalitaire quoique on dise, ou l’environnement familial qui compte sur lui pour combler le vide financier créé par son calcul à moyen et à long terme ?

Qui suce la moelle de l’autre dans cette affaire ?

Le Canard ferait bien de motiver ses limiers par la vraie, profonde, intense misère matérielle et psychologique dont souffre la France dans ses quartiers de province ou de grandes villes, partout où l’on crève de solitude et d’ennui avec six cents euros voire moins de retraite mensuelle. Je reconnais que c’est là une honte nationale, un élémentaire déni de solidarité. En regard de cela, que l’on ne vienne pas me dire que le réflexe communautaire n’existe pas chez les démunis de Monsieur J-L.P (Joli-Lanceur de Pavés?). Des mondes se créent, parallèles et intriqués, obéissant à leurs propres lois, dominés et nourris à l’occasion par de nouveaux aristocrates-trafiquants-profiteurs que les oubliés d’Indre et Loir, de Creuse ou de Haute-Marne finissent peut-être bien par regarder avec envie. Tant est « inadmissible » le dédain de la Nation pour ses propres enfants. La France est décidément bien dure pour ses petits!

Alors, ça suffit, la « misère » de ceux qui à peine débarqués à Marseille ou à Roissy, reçoivent, en échange de leur impatience à recréer ici les univers qu’ils ont quittés, tout ce dont les plus démunis des Français rêvent, parfois leur vie durant. Médecin en banlieue, je suis bien placé pour faire la différence entre ceux-là, qui n’ont pour espoir qu’une République enfin compatissante à leur détresse, et les autres, indifférents à tout ce qui n’est pas leur intérêt immédiat au sein de leur communauté. Et ça suffit aussi, cette morgue canardesque qui couvre les petites gens d’ici, et les autres, d’une chape de culpabilité qu’en temps de crise ils ont encore moins le devoir de supporter.

Monsieur J-L.P (Juste-Lourd Pesant) serait inspiré d’interroger les gouvernants d’un pays qui ne peut décemment plus digérer l’immigration forcenée qu’il s’impose depuis des décennies. Eux détiennent la réponse. Pour l’instant, elle est claire : ce n’est pas encore assez, la France peut en subir davantage, même au prix de sa destruction.

Alain Dubos

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