Décoder une circulaire sur l'enseignement de l'arabe dans les écoles primaires

L’Éducation Nationale vient d’introduire dans les écoles primaires publiques de notre République laïque, la possibilité pour les enfants d’apprendre facultativement l’arabe. Pour les enfants marocains et français. Enseignement de la langue arabe et de la culture marocaine, « assurés par des enseignants qualifiés » (on n’a pas à se soucier de leur qualification certaine).
Pourquoi aborder ce sujet ? Y aurait-il quelque problème ? Apprendre cette langue, longue héritière d’une civilisation humaine à l’histoire d’une comptabilité certaine pour l’humanité, cela mérite-t-il quelques réflexions ? Aurais-je perdu mon temps à disserter à ce sujet s’il s’était agi de n’importe quelle autre langue ou dialecte ? Non ! J’essaierai donc de ne pas verser dans la paranoïa.
Sur le plan de la pédagogie factuelle : depuis le mythe destructeur de l’an 1968, où nous avons vu nos valeurs identitaires s’effondrer dans l’ineptie (voir, par exemple le résultat avec la symbolique « déracinée » et débile du film Avatar), effondrement initié par l’E.N., nos enfants ne savent plus orthographier et encore moins construire une phrase correctement lorsqu’ils arrivent à la fin de leurs études lycéennes. Pour poursuivre les études, une langue « vivante » est obligatoire, sinon deux. Dans ce cas, que vient « faire l’arabe » là-dedans ?
« Tout en valorisant les origines de sa famille, cet enseignement peut être un atout pour sa réussite personnelle », dixit la circulaire E.N. Derrière la langue, il y a la culture. Faites une pose, quelques instants, au milieu des parents d’élèves attendant la sortie des classes, pour ramener leurs enfants à la maison. Et écoutez la langue utilisée entre les femmes musulmanes, voilées ou non, discutant entre elles. Entendez-vous de leur part la langue de Voltaire ? Pourtant l’État français n’avait-il pas exhorté les immigrés (voire obligé) à apprendre le Français ? Mieux… (ou pire). Les petits sortent de leurs classes où l’on enseigne notre langue. Et les enfants musulmans d’être « pris en charge », instantanément, par le parler de leurs mères. Ont-ils besoin d’apprendre l’arabe ?

N’en jetons plus. Ne soyons pas dupes. Tous les moyens sont bons. Après l’affrontement direct entre « souchiens indigènes » que nous devenons et la « vindicte » immigrante musulmane, il y a le vecteur sociétal avec la nourriture selon la barbarie « halal ». Il y a, maintenant, la pédagogie. Avec elle… voyons ! Le Maroc n’est-il pas un pays magnifique ? Certains de nos retraités n’y vont-ils pas s’y installer ? Goûter le passé somptueux exotique de « Lawrence D’Arabie » ? Les mouches s’attrapent avec du miel. Lorsque l’acide vient après, le piège s’est refermé. La « manœuvre angéliste » est évidente pour qui refuse d’être de la race des zombies (attention ! racisme) : derrière le multiculturalisme caressant le chatoiement exotique du passé, se tapit le piège du futur simple et immédiat : le prosélytisme culturel politico-religieux. Tout le monde devrait le savoir. La théocratie islamique est un système d’abord politique, gouverné socialement, familialement, diététiquement et sexuellement par un prétendu dieu des cavernes, dont le verbe-selon-le-prophète est le labyrinthe obscur.
C’est évident. La circulaire de l’É.N. s’adresse d’abord aux petits Français. « Apprenez, mes chers bambins, la langue du Coran. Vous découvrirez toutes les subtilités qui vous en montreront les merveilles d’une théocratie de paix et d’amour et qui vous obligeront de vous y intéresser sous peine de ne pas être intégrables dans ce paradis qui vous sera imposé (c’est moi qui en traduis la bénévolence subtile).
A bon entendeur, Salut !
Johann Soulas

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