Déconstruction des discours maçonniques d’Allard-Mélenchon-Peillon

maniffrancmacsDans un récent article, Jeanne Bourdillon évoquait un discours datant de 1905 de Maurice Allard.

La premier constat assez évident qui ressort de ce discours, c’est que Maurice Allard était vraisemblablement un franc-maçon.

Le second, c’est que son discours n’a pas pris une ride. Il pourrait sortir presque mot pour mot de la bouche d’un Jean-Luc Mélenchon ou d’un Vincent Peillon. Il suffirait juste de le modifier un peu pour le rendre politiquement correct selon les standards du 21ème siècle.

Voici ce que ça pourrait donner :

« Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Eglise, le catholicisme ou même le christianisme et la République. Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature.

Pourquoi nous Républicains, voulons-nous déchristianiser ce pays ? Pourquoi combattons-nous le christianisme ? Nous combattons cette religion parce que nous croyons, je le répète, qu’elle est un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. Le jour où le christianisme quitta les bords du Jourdain pour conquérir le monde méditerranéen, la civilisation disparut du bassin de la Méditerranée, et il faut remercier les empereurs romains qui ont combattu de toutes leurs forces cette philosophie puérile et barbare, si contraire au panthéisme et au naturalisme de notre peuple.

Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France, il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences.

Il fallut la Renaissance, il fallut la Révolution pour redonner au cerveau des Français sa véritable puissance de normale évolution et sa possibilité de progrès. Sous l’influence du christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous traînons derrière nous ce lourd boulet christique avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels… »

Le troisième constat, c’est que ce pitoyable discours est un grossier tissu de mensonges.

Je vais le déconstruire phrase par phrase.

« Il faut le dire très haut : il y a incompatibilité entre l’Eglise, le catholicisme ou même le christianisme et tout régime républicain. »

C’est à peu près la seule vérité. La République étant maçonnique, et le but de la franc-maçonnerie étant l’éradication du christianisme, il est assez clair que la République ne peut être qu’anti-chrétienne.

« Le christianisme est un outrage à la raison, un outrage à la nature. »

Ah bon ?

Les deux plus grands commandements de Jésus étant « ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse » et « aime ton prochain comme toi-même », j’en conclus qu’il faut précisément faire aux autres ce qu’on ne voudrait pas qu’il nous fassent, donc les voler, les spolier, les asservir, les réduire en esclavage, les violer, les ruiner, les martyriser, les exploiter sexuellement, les outrager, les humilier et les détester.

Voilà donc ce qui serait conforme à la nature et à la raison selon Maurice Allard.

« Nous combattons les religions parce que nous croyons, je le répète, qu’elles sont un obstacle permanent au progrès et à la civilisation. »

Donc il n’y a eu absolument aucun progrès, aucune découverte scientifique, aucune production artistique, philosophique ou littéraire entre le moment où la France est devenue chrétienne et la Révolution.

« Et plus tard, quand le christianisme quitta Rome et la Grèce, où il avait étouffé toute civilisation et où il n’avait laissé que ruines et décombres, et arriva en France… »

Ce serait donc le christianisme qui serait responsable de la chute des Empires Grec et Romain. On en apprend à chaque jour.

« … il n’y eut plus en notre pays ni arts, ni lettres, et surtout ni sciences. »

Je vais vous citer quelques célèbres mathématiciens et savants Français (à ne pas confondre avec les vrais savants de l’islam) qui ont vécu avant la révolution Française de 1789.

Joseph-Louis Lagrange (1763-1813)
Pierre-Simon de Laplace (1749-1827)
Jean Le Rond d’Alembert (1717-1783)
Michel Rolle (1652-1719)
Blaise Pascal (1623-1662)
René Descartes (1596-1650)
Antoine Lavoisier (1743-1794)

Je vais également citer quelques écrivains célèbres

Molière (1622-1673)
Jean de La Fontaine (1621-1695)
Montesquieu (1689-1755)
Pierre Corneille (1606-1684)
Charles Perrault (1628-1703)

Faut-il poursuivre l’énumération ?

Est-il nécessaire de préciser qu’un joyau architectural comme Notre-Dame de Paris a été édifié bien avant la Révolution Française ?

D’ailleurs, qu’attend-on pour raser cette basilique qui, ayant été construite à l’époque de la France chrétienne, ne peut être qu’un outrage au progrès ?

A en croire Maurice Allard, avant la Révolution de 1789 et ses lumières, les Français vivaient en troglodytes. A l’âge de pierre, dans des cavernes. A peu près comme dans le film « La Guerre du feu ». Vous voyez ce que je veux dire ?

« Sous l’influence du judéo-christianisme, toute lumière avait disparu ; il n’y avait plus que ténèbres. »

Qu’est-ce donc que cette fameuse « lumière » qui avait disparu pendant des siècles et qui est brusquement réapparu après 1789 ?

« Aujourd’hui encore, combien de progrès ne sont pas réalisés parce que nous traînons derrière nous ce lourd boulet de judéo-christianisme avec son cortège de mensonges et de préjugés traditionnels. »

De quels progrès parle-t-il exactement ? Il n’est manifestement pas capable de donner un seul exemple.

En 2014, finalement, la France étant non seulement déchristianisée (avec 5% de catholiques pratiquants le christianisme serait la première religion de France ?) mais également en train s’islamiser, quel sera l’avenir de ce pays ?

Moi je n’ai nullement besoin de me livrer à des élucubrations vaseuses et mensongères, ni d’ergoter avec des mots vagues qui une fois sortis de leur contexte ne signifient strictement rien comme « lumière », « ténèbres », « progrès », « préjugés », « civilisation » pour démonter mon point de vue.

Vous voulez savoir où s’en va la France, sa société, son « progrès » et sa civilisation ?

Il suffit d’aller faire un tour à Marseille, à Saint-Denis, à Clichy-sous-bois, à Aulnay-sous-Bois, aux Mureaux ou à Trappes et vous le saurez.

Pierre Tremblay

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