Décrypter l'antiracisme en une heure, de Christophe Bentz

Le titre de l’ouvrage est attrayant, et en même temps, quand on travaille pour la rédaction de Riposte Laïque, on se demande, avant de lire cet ouvrage écrit par un jeune militant de 23 ans, ce qu’il va pouvoir nous apprendre de nouveau. J’ai retenu, un certain nombre d’anecdotes intéressantes, comme par exemple cette phrase extraordinaire de Patrick Gaubert, président de la Licra, qui accusa à tort Philippe de Villiers d’avoir proféré des propos racistes. Confondu au tribunal, et condamné, il osa s’exclamer : « Il aurait pu les dire ! ».
J’ai retenu de ce livre deux thèmes fort intéressants, la défense de la notion de race, et une analyse du mondialisme et de son bras armé, l’antiracisme dogmatique. Quand Eric Zemmour ose, en 2008, dire, sur un plateau de télévision : « J’ai le sentiment qu’à la sacralisation des races de la période nazie et précédente a succédé la négation des races ». Le journaliste aggravera son cas en disant à une jeune femme de couleur qu’ils n’étaient pas de la même race, puisqu’il était blanc, et qu’elle était noire !
Christophe Bentz tord le cou, au début de ce livre, au discours bien-pensant sur la race, estimant qu’il n’y en a qu’une, la race humaine. Il montre le décalage incroyable entre les écrits officiels (le mot race est dans la constitution française) et surtout le discours populaire. Bien sûr, l’auteur a beau jeu de s’étonner que des gens qui nient les races voient du racisme partout. Bien évidemment, il décortique le discours antiraciste idéologique, pour qui les seuls racistes ne peuvent qu’être blancs. Mais il tient surtout à faire cette différence, capitale. Il se refuse, bien sûr, à hiérarchiser les races, comme ont pu le faire certains discours racialistes, ou comme le défendent encore les derniers incurables racistes convaincus de la supériorité de la race blanche. Mais il n’hésite pas à vouloir réhaliter le mot « race », de manière positive, et à expliquer pourquoi il voit du positif dans cette notion.
Le deuxième passage intéressant du livre est sur la fin, quand l’auteur s’en prend à l’idéologie mondialiste, et au discours qui l’accompagne, l’antiracisme. Il se livre à un parallèle des plus intéressants entre les trois totalitarismes du 20e siècle, le communisme (rouge), le nazisme (brun), l’islamisme (vert), et le totalitarisme du 21e siècle, l’antiracisme (rose) au service du mondialisme. Le parallèle qu’il fait entre les antiracisme idéologique d’aujourd’hui et la gauchen pacifiste des années 30 est pertinente. Il montre comment le mondialisme veut imposer un modèle totalitaire, reniant totalement les peuples, leur histoire, leurs spécificités, leur culture, au profit d’un modèle totalitaire et unformisant.
On fera grâce à l’auteur de quelques critiques, lui qui, ne cachant pas son catholicisme, amalgame le nazisme et le communisme à des idéologies laïques, parce que non imprégnées du fait religieux, montrant une confusion entre la laïcité et l’anti-cléricalisme.
Ce livre tient ses promesses, et se laisse lire facilement en une heure, comme annoncé dans le titre. Il faut remercier des petites maisons d’édition comme Tatamis de permettre à des livres iconoclastes, dont la promotion ne sera jamais faite sur les plateaux de télévision, de d’être publiés pour mieux comprendre le monde dans lequel nous évoluons, et la stratégie de nos adversaires.
Jeanne Bourdillon
Décripter l’antiracisme en une heure, de Christophe Bentz, Editions Tatamis, 9,90 euros

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