Défense de Gardères : je trouve gauchiste la vision d’Anne Zelensky

Publié le 28 mars 2015 - par - 551 vues

Suite à la lecture de l’article de Anne Zélensky sur l’intervention de Nicolas Gardères, le 15 mars, aux Assises de la Liberté d’expression, je réagis.

https://ripostelaique.com/assises-sur-la-liberte-dexpression-gardarem-lou-garderes.html

“Dans une envolée christique, il a voulu nous dire que sous le pire salaud il y avait encore de l’humain ! Même chez le salafiste et surtout chez l’emburquinée, quand elle ne l’a pas choisi. Question de dosage et d’angle d’approche. Quel micron d’ADN fait que je n’ai pas basculé dans le crime ? J’aurais pu être Gandhi ou Himmler. Alors un peu d’humilité , camarades! Vous n’êtes pas pour grand-chose dans ce que vous êtes. Gardères n’est pas avocat pour rien, tout homme est défendable. Même s’il est condamnable.”

– Anne Zélensky est bien un pur produit du gauchisme. Parce que oui, sous le pire salaud, il y a encore un pire salaud. On ne peut pas avoir lu Primo Levy, Martin Gray, lu l’enfer de Dith Pran et celui de tous les autres, et ne pas en être convaincu.  Et les victimes de psychopathes n’ont pas besoin d’être convaincues, elles l’ont su. Et les enfants haïs (parce que battus physiquement et/ou moralement) par leurs parents, aussi.

–  Je réfute le relativisme qui consiste à mettre sur le même plan un salafiste et une emburquinée. La deuxième – si elle fait du prosélytisme pour X raisons – tue quand même rarement…

– C’est drôle de lire le mot ADN pour une adhérente à l’idéologie, qui, justement nie les influences des caractères innés. Cela dit, je suis bien d’accord avec Anne sur ce point : “on n’est pas pour grand-chose dans ce que l’on est. ”

J’entends par là nos points forts, de moindre force ou nos faiblesses, à la différence que cela ne donne pas droit à toutes les excuses, ni à toutes les admirations. 

Et force est de constater que l’éducation peine bien souvent à rétablir ces injustices. Si elle pouvait ” tout ” ça se saurait, et si elle pouvait beaucoup, on le remarquerait plus souvent. Ce qui lui confère précisément son absolue nécessité.

L’idéologie gauchiste est incohérente, qu’elle décrète l’homme bon par nature perverti par la société et la famille, en même temps, quand ça l’arrange, l’homme soumis à son ADN.

D’ailleurs, dans un moment de lucidité, Najat Belkacem, pourtant gauchiste jusqu’au bout des ongles, avoue ” qu’il est très difficile de savoir où sont les déterminants de la réussite scolaire”

Bien la preuve que de temps à autre, les idéologues gauchistes ne pourront s’empêcher de lâcher l’importance, aussi, de la biologie.

– Chacun aurait pu être Gandhi ou Himmler ? La plupart de l’humanité ne sera pourtant jamais ni Gandhi ni Himmler. L’ensemble de toutes les caractéristiques humaines forment une courbe de Gausse. Au milieu, la norme majoritaire, aux extrêmes, tout ce qui devient hors normes  : du trop d’un côté, du pas assez de l’autre. Du meilleur et du pire. Du pire au meilleur.

On est bien là au coeur de l’idéologie : camp du Bien contre Camp du Mal. Ce qui revient à faire se ranger les gens du milieu d’un côté ou de l’autre : diviser pour mieux régner, l’arme privilégiée des tyrans.

Insupportable,  ce système de pensée qui à la fois divise et amalgame, en, par exemple, affirmant que toutes les mères de famille peuvent un jour commettre l’infanticide. Odieux, ce système de pensée dans le soupçon permanent à l’égard de son prochain. Quel peu de foi en l’humanité pour une idéologie qui postule…l’être humain bon par nature.

Mais parce que la liberté d’expression est aussi chère à mon coeur qu’à celui de Anne Zélensky, je la remercie d’avoir exprimé son point de vue. Il est pour le moins la preuve que nous sommes chacun différent et cela est drôlement rassurant dans cette société qui veut tout uniformiser.

 

 

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