Déjà quatre ministres démissionnés, en attendant Muriel Pénicaud

Muriel Pénicaud sera-t-elle la cinquième ministre démissionnée ?

La vie politique s’est accélérée depuis le début de l’année. Elle va vite. Beaucoup trop vite ! Et comme chacun sait la vitesse mal maîtrisée peut tuer ! Quatre victimes en quelques jours. Quatre ministres, et non des moindres, membres d’un gouvernement qui se voulait exemplaire, poussés à la démission par des soupçons touchant leur probité. Du jamais vu sous la Ve République ! Et ce n’est peut-être pas fini !

On avait cru pourtant qu’avant d’entrer au gouvernement, la situation personnelle de chaque ministre avait été passée au scanner afin d’éviter les couacs du septennat précédent.

A la lumière des derniers événements, il devient évident que l’appareil n’avait pas la fiabilité voulue pour détecter les magouilles mises au point par Richard Ferrand, au profit de sa compagne, et par Sylvie Goulard, François Bayrou et Marielle de Sarnez, au bénéfice du Modem.

Inexpérience ? Excès de confiance ? Emmanuel Macron aurait dû se souvenir de cette sentence du roi de Macédoine Antigone II, reprise bien plus tard par Voltaire: « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis, mes ennemis je m’en charge ! ».

Enquête pour favoritisme

Mais il n’est peut-être pas au bout de ses peines notre trublion de la politique devenu chef de l’Etat, car un autre membre du gouvernement, Muriel Pénicaud, la ministre du Travail, est aussi sur la sellette.

Le Parquet de Paris a, en effet, ouvert mi-mars une enquête pour favoritisme, complicité et recel de favoritisme afin de connaitre les dessous d’un déplacement d’Emmanuel Macron à Las Vegas. L’ancien ministre de l’économie s’était rendu en janvier 2016 au « Consumer électronics show », le grand rendez-vous international des entreprises de l’innovation technologique.

L’ événement soutenu par Business France, un organisme dépendant de Bercy en charge de l’aide au développement international des entreprises françaises, avait coûté la bagatelle de 381 759 euros dont 100 000 pour les seuls frais d’hôtel.

Or, il se trouve que les règles de l’attribution des marchés publics n’avaient pas été respectées et que l’organisation de l’événement avait été confiée sans appel d’offres à Havas. Un « détail » qui n’a pas échappé aux enquêteurs qui ont perquisitionné mardi 20 juin le siège de Business France.

Et savez-vous qui dirigeait à l’époque cet organisme ? Muriel Pénicaud, l’actuelle ministre du Travail qui se trouve désormais dans le collimateur de la justice. Simple coïncidence ? On voudrait bien le croire ! Mais il est difficile d’admettre que c’est sur ses seules compétences qu’elle est entrée au gouvernement.

Cela commence à faire beaucoup tout de même et dénote une certaine dose d’amateurisme et d’insouciance de la part de l’exécutif alors que le quinquennat vient tout juste de commencer !

Alain MARSAUGUY

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10 Commentaires

  1. Les meilleures femmes en politique, les plus belles et les plus intelligentes sont celles de Riposte Laïque.

  2. Il y a aussi ses 2.3M€ évaporés dans la nature.

  3. Elle n’est pas rentrée dans le gouvernement grâce à son physique.

    J’ai jamais aimé les femmes en politique. Elles sont insupportables.

    Je précise que je suis un grand féministe mais les femmes sont vraiment nulles.

    De nombreux exemples avec Merkel, Royal, Cosse, Duflot, NKM… sans oublier les suédoises Belkacem-El Khomeri-Dati-Benguigui !

    • Je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous. Il y a eu des femmes remarquables en politique, même si peu furent françaises. Je pense à Margaret Thatcher, dont je ne partage pas toutes les idées, mais qui a contribué à redresser la Grande-Bretagne, alors bien mal en point, Golda Meir en Israël, ou, plus loin dans l’Histoire, Elizabeth Ière d’Angleterre, la Grande Catherine de Russie, les régentes Catherine de Médicis, Anne d’Autriche… Il est vrai toutefois qu’actuellement je ne vois aucune figure féminine de premier plan pour diriger la France. Marine Le Pen a hélas montré qu’elle n’en avait pas l’envergure. Peut être sa nièce mais pas tout de suite, d’ici une vingtaine d’années le temps qu’elle mûrisse…

      • Moi je parle des femmes d’aujourd’hui, pas celles du passé.

        La meilleure femme que j’adore c’est Christine Tasin. Alors elle c’est respect !

      • Si Marine en a l’envergure mais ils l’ont piégée pour le débat .Je crois encore en elle bien que j’ai aussi de l’admiration pour Christine Tasin

  4. La Ripoublique en marche, elle patine …trop de lubrifiant sans doute …

  5. Je ne sais pas pour cette année , mais souvent Le Petit Journal ou Quotidien suit Macaroni lors de cet événement ,

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