Délinquance : M. Copé, je ne vois vraiment pas la différence entre le PS-Taubira et vous !

Publié le 28 mai 2012 - par - 622 vues
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Le secrétaire général de l’UMP, Jean-François Copé, a mis en garde  les électeurs tentés par le vote FN en affirmant que « quand on vote Front National, on a la gauche qui passe » et « on a Christiane Taubira », la garde des Sceaux, devenue la principale cible de la droite.

J’ai le goût de répondre à Monsieur Copé: c’est l’hôpital qui se moque de la charité.

Certes, l’élection de Christiane Taubira à la Justice vient de sonner le début de la Grande Récréation pour une myriade de mineurs délinquants multi-récidivistes.

En fait, je ne vois pas de quoi Monsieur Copé se plaint en fin de compte. Le PS étant un parti éminemment républicain, où est le problème ?

Monsieur Copé devrait se réjouir : la nomination d’une personnalité aussi respectable que Madame Christiane Taubira à la Justice est infiniment préférable à celle d’une bête immonde issue des rangs du Front National, on en conviendra tous.

Je ne comprends d’ailleurs pas l’obsession des politiciens envers l’électorat frontiste. Cet électorat étant composé d’animaux primaires et dégénérés, on ne devrait tout simplement même pas s’en préoccuper.

Monsieur Hollande a-t-il tenu compte de l’avis du rhinocéros du zoo de Thoiry pour composer son équipe ministérielle ? Certainement pas.

Le véritable problème est, au fond, que l’UMP n’a à toutes fins pratiques rien fait durant son quinquennat.

J’ai fait le calcul Monsieur Copé. Saviez-vous que pour avoir le même ratio de détenus / population qu’aux Etats-Unis, pays dont notre ex-Président semble être un fervent admirateur, que ce n’est pas de 100 000 places de prisons supplémentaires dont la France aurait besoin, mais plutôt de 368 333…

Quand Jean-Marie Le Pen parlait d’en construire 100 000, la pseudo-gauche, tout comme cette droite factice dont vous êtes l’archétype, ne s’est jamais gênée pour discréditer l’ex leader frontiste en le caricaturant comme un despote qui avait l’intention de transformer le pays en prison à ciel ouvert s’il était élu.

Certes, le bonhomme, pardon, l’animal,  a eu des dérapages lamentables qui ont marqué durablement les esprits, et vraisemblablement il le faisait exprès.

Mais, ne vous en déplaise, il a toujours été dans le vrai en ce qui concerne l’immigration, l’insécurité et la délinquance.

Nicolas Sarkozy a toujours été quant à lui d’une dureté et d’une sévérité extrême à l’égard de ces policiers qui subissent leur lot d’agressions quotidiennes mais qui doivent cependant demeurer aussi zen que des bonzes tibétains dans une lamaserie, pendant qu’on leur balance des plaques d’égoûts du dixième étage ou qu’on leur tire dessus à balles réelles.

Monsieur Sarkozy a commencé à vouloir réagir une semaine avant les élections. Mais personne n’a été dupe, c’était de la frime, du baratinage de colporteur. C’était trop peu et surtout beaucoup trop tard...

Bien entendu, les quelques rares briques que l’UMP a posé en matière de justice pénale vont être immédiatement rasé au bulldozer par le PS. Mais votre parti a fait si peu, Monsieur Copé, que ce n’est même pas la peine d’en parler.

L’UMP n’a même pas érigé un début de commencement de fondations durant son quinquennat.

Les délinquants ont joui au cours des cinq dernières années d’une impunité quasi-totale. Ils jouiront désormais de l’impunité totale.

Pourriez-vous nous expliquer ce que ça va vraiment changer, Monsieur Copé ?

René Champagne

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