Délinquance maghrébine : les détracteurs d’Obertone se tirent une balle dans le pied

Publié le 20 mars 2013 - par - 7 292 vues
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« La France Orange Mécanique, un tissu d’âneries à démonter brique par brique » selon Thomas Guénolé, politologue à Sciences Po.

Au début, j’y ai cru. Puis je me suis dit que ça valait la peine de faire quelques calculs, juste pour vérifier.

Je vais donc moi aussi commencer, de mon côté et puisque ce petit jeu se joue à deux, à démolir brique par brique les analyses savantes de Monsieur Thomas Guénolé.

Selon le Nouvel Observateur, sur lequel il se base,

« Toujours en 2008, selon les chiffres du ministère de la Justice rapportés par l’Agence France-Presse, la population carcérale totale est de 61 076. En croisant avec l’enquête de 1999 de l’INSEE, on obtient donc, en  arrondissant, 15 500 détenus qui sont des immigrés maghrébins. Rapportés à la population totale d’immigrés maghrébins, cela représente 0.44% du total. 0.44% du total : de fait, il est statistiquement faux de déduire de la sur-proportion d’immigrés maghrébins dans les prisons françaises une prédisposition des immigrés maghrébins à la délinquance ou à la criminalité. »

Je prends leurs chiffres (ils sont donc indiscutables):

Nombre total de détenus : 61 076
Nombre total de détenus maghrébins : 15 500
Nombre total de détenus non-maghrébins : 61 076 – 15 500 = 45 567

La population maghrébine totale en France est donc de 3 522 727, puisque 15 500 détenus maghrébins  / 3 522 727 x 100 = 0.44 %

Selon Wikipédia, la population française totale est de 65 967 771 habitants.

Il y a donc en France 65 967 771 – 3 522 727 = 62 445 044 citoyens qui ne sont pas maghrébins. Sur ce nombre, 45 567 sont incarcérés.

Donc, 45 567 détenus non-maghrébins / 62 445 044 x 100 = 0,073 %.

En conclusion, deux chiffres à comparer : 0,44 % de la population maghrébine française est en prison contre 0,073 % chez les autres, soit un taux d’incarcération 6 fois plus grand chez les maghrébins.

Il sont donc bel et bien sur-représentés. Cela confirme ce que je pensais.

Jean Vaillancourt

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