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Le départ de Valls arrangerait tout le monde… même Valls !

VallsKhomriManuel Valls va-t-il tirer sa révérence, comme l’avait le premier ministre de Giscard d’Estaing, un nommé Jacques Chirac, en 1976 ? Les salles de rédaction bruissent des rumeurs, véhiculées depuis l’Elysée et Matignon, sur ce probable départ.

Le détonateur pourrait être la réforme du Code du Travail, orchestrée par les duettistes Valls-Macron, et piteusement interprétés par la médiocre musulmane El-Khomri.

Très martial, le Premier ministre a dit qu’il ne reculerait pas. Se sentant soutenue, sa sous-ministre avait même envisagé le 49-3.

Mais les premiers signes de recul se manifestent. Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale tangue. Hollande a fini par faire admettre un recul de quinze jours de l’examen du texte. Juste le temps pour l’intersyndicale et la gauche de la gauche d’organiser une manifestation qui peut être un succès, ce 9 mars prochain.

Que la réforme du Code du Travail contienne l’officialisation des salles de prières et du voile islamique dans les entreprises, tout le monde s’en fout, Valls et ses ennemis les premiers. Qu’il contienne des reculs inquiétants sur le droit des salariés, comme le montrait le spécialiste du droit du Travail, Maître Frédéric Pichon, n’est pas non plus le plus important.

http://www.bvoltaire.fr/fredericpichon/projet-de-loi-travail-sortir-de-lideologie,241884

Il y a longtemps que les organisations syndicales, la gauche de la gauche, Mélenchon compris, vent debout contre ce projet de loi, n’en ont plus rien à faire des travailleurs, à qui ils imposent une immigration massive, majoritairement musulmane, en période de chômage de masse. Dans cette affaire, par ailleurs voulue par les instances européennes (qu’ils soutiennent), le seul but de tout le théâtre qui se met en place est une affaire de positionnement politicien.

Les forces en présence, pour ne pas dire les acteurs, sont les suivantes.

Hollande, dont la phrase préférée est (cela tiendra bien jusqu’en 2017, titre du livre de Sophie Coignard), n’a qu’une obsession, sa possible réélection. Bien que les primaires soient inscrits dans les statuts du PS, il compte sur le magouilleur Cambadélis pour lui éviter cette épreuve. Sa seule question est donc la suivante : Valls, dont l’impopularité est grandissante, lui est-il plus utile à Matignon, ou hors du gouvernement ?

Valls veut en finir avec le vieux parti socialiste archaïque, et joue à fond d’une droitisation éconimique assumée du Parti socialiste. Il lui faut donner des gages à ce qui reste de la gauche sur deux terrains, celui d’un prétendu anti-fascisme contre le FN, et de se construire une image laïque et républicaine. D’où son cinéma, hier, sur la crèche Baby-Loup, ou sur le journaliste algérien Kamel Daoud, qu’il fait semblant de défendre, alors qu’il soutient ceux qui veulent l’assassiner, les disciples d’Allah d’Arabie saoudite ou du Qatar. Ce roquet ose se dire laïque, alors qu’il passe son temps à insulter ceux qui, Français, critiquent l’islam, et qu’il a multiplié les inaugurations de mosquées, quand il était à Beauvau, préparant le terrain pour l’islamo-collabo qui lui a succédé. Il peut aussi utiliser la crise migratoire, pour rappeler ses paroles en Allemagne, et jouer le rempart de la 25e heure contre l’invasion qui se met en place. Conscient que son maintien à la tête de ce gouvernement peut le plomber durablement, il se prépare à une sortie brutale, parce qu’il pense que cela lui ménage un meilleur avenir, si ce n’est en 2017 (auquel il n’a pas renoncé, si Hollande est trop plombé), du moins pour 2022.

Quant aux islamo-collabos qui se disent frondeurs socialistes, écolos dégénérés ou membres de la gauche de la gauche (Mélenchon), ils sont là pour occuper le terrain, et laisser croire au bon peuple qu’ils sont l’alternative de gauche à un Parti socialiste qui se serait trop droitisé à cause de Valls-Macron. Donc, ils vont mettre le paquet sur la réforme du Code du Travail, pour infliger une défaite politique à Valls, qu’ils détestent, et obliger Hollande à le lâcher. Si Hollande recule, ils s’attribueront la victoire, et feront savoir qu’ils ont sauvé un siècle de luttes et de conquêtes sociales du salariat, alors que Marine Le Pen n’a rien fait, et n’est pas descendue dans la rue (d’où leurs nervis l’auraient expulsée et agressée). Si Hollande tient bon, ils accentueront la pression, et lui mettront, à un an de la présidentielle, un mouvement social de type CPE en 2006. Ils espèrent ainsi peser plus efficacement dans de futures négociations avec le Parti socialiste.

Dans tout cela, l’intérêt des travailleurs français est bien évidemment au deuxième plan. Mais cela va occuper le terrain durant quelques semaines. Par ailleurs, si le roquet Valls tire sa révérence, cela ne fera pas pleurer pas grand monde en France. Et cela accélérera la promotion de Macron, qui a déjà pris l’habitude d’avaler des couleuvres, et qui encore assez jeune pour s’y accommoder.

Un pronostic ? Je me jette à l’eau : Valls se tire avant la fin du mois…

Martin Moisan