Depuis 2002, Sarkozy laisse des bobos dégénérés harceler judiciairement les forces de l’ordre

Publié le 17 février 2012 - par - 2 948 vues
Share

Hier soir, je regardais à la télévision l’émission « Complément d’Enquête », animée par Benoit Duquesne. Le thème était sur la police, qui, dans cette émission, faisait plutôt figure d’accusée. On commençait à parler de Michel Neyret, grand flic de la région lyonnaise, adulé par ses hommes, qui se retrouve en prison depuis quatre mois, accusé de connivence avec le milieu, et d’avoir franchi la ligne jaune. J’avoue ignorer, après la vision de ce reportage, s’il est coupable ou innocent, mais je ne vois pas en quoi il représente un danger pour la société. Ma réflexion fut que, pendant que des juges laissent des milliers de racailles multi-récidivistes en liberté, faisant courir un risque énorme pour l’intégrité physique de millions de nos concitoyens, on enferme sans pitié un homme qui a consacré sa vie à protéger les gens contre les voyous. Je ne peux m’empêcher de penser au deux poids deux mesures.

Mais c’est le reportage suivant qui m’interpelle encore davantage. Les faits, que personne ne conteste. Le9 mai 2008, un jeune homme, Hakim Ajimi, se montre très violent à l’encontre d’un directeur de banque, qui refuse de lui donner de l’argent, à cause de son découvert. Il le gifle, et lui crache dessus. Appelée en urgence, les policiers de la Bac, sur les lieux très rapidement, doivent faire face à un homme surexcité, qui les agresse, blessant notamment un policier à l’épaule. Ils réussissent, après beaucoup de difficultés, à le maîtriser au sol, et le gardent dans cette posture, pour le calmer, et ne pas avoir à faire face à d’autres soubresauts. L’interpellé meurt quelques minutes plus tard.

Et, naturellement, la machine infernale se met en place. Plus personne ne parle de la menace que faisait peser cet individu, par son comportement violent, les accusés, les salauds, sont forcément les policiers. Nous avons droit, tout au long du reportage, à des propos éructant la haine de la France, de sa police, de la part de la famille. A les entendre, les policiers auraient délibérément mis une balle dans la tête de la victime, ce ne serait pas pire. Et naturellement, la famille se paie deux avocats célèbres, dont Maître Henri Leclerc, ancien président de la Ligue des Droits de l’Homme, et président honoraire de l’association. Celui-ci explique que, pour lui, cette affaire est symbolique, et c’est pourquoi il tient à défendre la famille. Selon l’avocat, qui se sent obligé de condamner – fort légèrement – l’attitude de Hakim Ajimi, la police, en l’interpellant, n’aurait pas respecté la dignité du malheureux.

Je suis scandalisé par un tel reportage, et je craque quand je vois que Benoit Duquesne, à la fin, va donner la parole à l’avocat socialiste proche de Hollande, Jean-Pierre Mignard, qui se livre à un véritable harcèlement judiciaire contre les policiers de Clichy, jugés responsables de la mort de deux jeunes qui avaient fuit un contrôle policier, en novembre 2005.

La vision d’Henri Leclerc me rappelle les propos d’un autre avocat de la LDH, Jean-Louis Borie, qui, à Clermont-Ferrand, dans une affaire semblable, le 31 décembre 2011, a tenu des propos très violents contre la police, coupable, selon lui, d’être responsable de la mort de Wissam El Yamni. Peu lui importe que la victime, qui avait attiré, avec son portable, les policiers dans un guet-apens, se soit montré particulièrement violent contre les forces de l’ordre, ni que les faits démontrent une fragilité cardiaque qui lui fut fatale. Peu importe à Borie que, pendant qu’il chauffait les jeunes contre les policiers, devant la préfecture de police, son auditoire scande de longues minutes « Allah akbar ». Un seul objectif : déconsidérer la police, l’empêcher de faire son travail, et défendre par tous les moyens de racailles qui menacent la sécurité quotidienne de nos concitoyens.

Il y a de nombreux échecs dans la politique de Nicolas Sarkozy, mais s’il en est un que les Français ne lui pardonneront pas, c’est d’avoir été incapable de protéger sa police contre des associations qui, non seulement encaissent des subventions publiques, mais utilisent ces fonds pour miner les édifices de la République, dont le droit à la sûreté fait partie. Si nous étions dans un pays normal, où les bobos-gauchos n’ont pas pris le pouvoir, non seulement ces policiers ne devraient pas avoir à perdre leur temps devant des tribunaux, à se justifier devant des personnes comme Henri Leclerc ou Jean-Louis Borie, mais la société devrait les remercier de risquer leur vie pour préserver l’intégrité physique et les bien de nos concitoyens. Si nous étions dans un pays normal, on ne tolérerait pas des regroupements communautaristes qui, à chaque affaire de ce genre, font monter la haine contre la France, nos institutions, et sont porteuses d’une logique de guerre civile.

Lors d’une vidéo tournée au lendemain du procès des deux rédacteurs de Riposte Laïque, Pierre Cassen évoquait ce maire d’une petite ville du Nord de la France, Maurice Boisard, traîné lui aussi devant les tribunaux pour avoir giflé un jeune de 16 ans qui l’avait grossièrement insulté. Le verdict vient de tomber, hier. Le maire, bien évidemment, vient d’être condamné à 1.000 euros d’amende avec sursis, à 250 euros de dommages et intérêts à verser au jeune, et à payer les frais de justice. Dans quel monde sommes-nous ?

Ces  quelques affaires, et combien d’autres, sont porteuses d’un message terrible. La police et le maire incarnent une autorité, on la bafoue. Et il se trouve des bobos dégénérés pour harceler ceux qui essaient de faire respecter les lois. Et il se trouve des tribunaux pour condamner le bon sens, et donner raison à la délinquance. Les voyous et racailles racistes comprennent donc qu’ils peuvent y aller, bafouer les lois, puisque des associations les soutiendront et les épauleront.

Voilà la France que nous laisse Nicolas Sarkozy, ministre depuis 2002, puis président depuis cinq ans : celle de l’inversion des valeurs, celle de la préférence délinquante contre l’ordre républicain… Mais celle de François Hollande serait, à cause de sa connivence avec les bobos du monde judiciaire et des associations dites anti-racistes, encore pire.

Martine Chapouton

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.