Des cerveaux malades veulent formater la sexualité de nos gamins

Publié le 28 décembre 2013 - par - 3 623 vues
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En 2010, l’OMS livrait, en anglais et en russe, un rapport sur les « Standards pour l’éducation sexuelle en Europe« . Rapport depuis traduit en français.

Dès la préface, le ton est donné. Sous couvert de lutte contre l’augmentation du VIH, des IST (infections sexuellement transmissibles), des grossesses non prévues, des violences sexuelles, il convient d’éduquer à la santé sexuelle, il est nécessaire de  comprendre  la sexualité en tant que potentiel humain. Les termes « santé » et « potentiel humain » visant à faire gober les éléments contenus dans les tableaux à partir de la page 38, véritable apologie à la débauche, à la pédophilie, et, en filigrane, quoique ? à une nouvelle vision de la grossesse.

La mondialisation et la migration de groupes de populations venant de différents horizons culturels et religieux, l’essor fulgurant des nouveaux médias (…) génèrent un nouveau besoin d’éducation sexuelle dans les écoles, éducation sexuelle comme réponse de la société aux changements sociaux.

L’escroquerie intellectuelle se met à l’oeuvre.

Nous l’avons compris : il s’agit en 2013 de faire comme si les années 70 n’avaient rien changé, de faire comme si  les parents étaient toujours aussi coincés, que les jeunes n’avaient aucun moyen de se renseigner, que les médias n’avaient rien apporté. En 2013, chaque pays d’Europe devrait ainsi rendre obligatoire les cours d’éducation sexuelle grâce auxquels les jeunes de 0 à 15 ans doivent acquérir des connaissances, des attitudes, des compétences spécifiques ce qui requiert l’implication de professionnels.

Ce rapport déplore le peu d’influence entre pays européens dans le développement des stratégies, programmes et standards en matière d’éducation sexuelle dans les écoles, collèges et lycées. Comme si  le sexe se vivait de façon radicalement différente selon qu’on habite Amsterdam, Paris,  Rome ou Berlin.

Et comme l’Europe avec ses 28 pays qui la composent peut passer à côté de découvertes sensationnelles en matière d’enseignement à la sexualité,  la somme des savoirs scientifiques mondiaux pourrait alimenter la recherche sur la question.

C’est que c’est très dur, très compliqué d’élaborer un cours d’éducation sexuelle. Le projet, après être européen doit devenir mondial. De Villeneuve sur Lot à Tombouctou, de Mexico à Bangkok, de Las Vegas à Moscou, allez, tous les élèves doivent être rééduqués à la même enseigne, c’est la sexualité pour tous.

Le plus important, dans ce rapport, c’est la matrice qui découpe, sous forme de tableaux, l’éducation sexuelle telle qu’elle doit être présentée en fonction de l’âge de l’enfant.

L’éducation sexuelle se doit de dépasser sa vision biologique et reproductrice, elle doit cesser de se focaliser sur ses aspects négatifs telles que les grossesses non prévues et les IST.  Elle doit à partir de maintenant répondre au besoin d’informations et de compétences réclamées…par les enfants !

L’éducation sexuelle, telle que les cerveaux malades se proposent de la dispenser devrait s’appeler : éducation au plaisir sexuel pour tous.

Et là, chers lecteurs, chers parents et futurs parents, accrochez-vous ! Sachez qu’à votre éducation jugée informelle se substitue, sans vous demander votre avis sur la question (c’est à cause de vos « peurs » et de vos « préjugés ») l’éducation formelle que vous impose l’Europe et bientôt le monde entier.

L’éducation sexuelle commence entre 0-4 ans.  Même pas d’âge minimal requis pour informer l’enfant, permettre à l’enfant d’acquérir des compétences, aider l’enfant à développer des attitudes.

A cet âge, il sera informé de la masturbation enfantine précoce, il sera encouragé à jouer au docteur et à développer une curiosité pour son corps et le corps des autres. A cet âge, il doit être conscient de ses propres droits, et à une attitude positive de « mon corps m’appartient« .

L’information à l’hygiène corporelle tient une place prépondérante dans toute la scolarité puisqu’on la trouve  dans chacune des classes d’âge depuis « laver chaque partie de son corps » quand on a entre 0 et 6 ans et passer à « l’auto examen »  à partir de 9 ans.

Entre 4 et 6 ans, les bambins sont informés des relations entre personnes de même sexe, du droit de refuser si l’expérience ou le ressenti n’est pas plaisant.

Informations à mettre en parallèle avec celles évoquées dans  » Eduscol », programme déjà à l’oeuvre dans les écoles de la République : « il n’y a pas d’âge pour faire l’amour » puisque à l’issue du module 2, page 18 :

« A l’issue de ce module, les élèves devront avoir pris conscience que la sexualité commence dès la naissance, évolue à chaque phase de la vie et ne se résume pas au seul acte sexuel.

http://media.eduscol.education.fr/file/Action_sanitaire_et_sociale/52/6/education_sexualite_intervention_114526.pdf

La théorie du genre fait son apparition dès 4 ans. Celle-là même que nient en coeur Peillon, Belkacem et Ayrault.

Ce n’est pas parce que vous avez un sexe de petite fille ou de petit garçon que vous devez inévitablement vous sentir fille ou garçon. Vous pencher sur cette possible (mais très rare) incohérence, c’est tout de même autrement plus important que de vous distraire avec les Contes d’Andersen ou ceux de Perrault, tellement subversifs.

Aux âges que l’on croyait encore tendres, entre 6 et 9 ans, les « Standards européens » informent nos gamins en culotte courtes des changements physiques et leurs corollaires menstruation et éjaculation.

Ils ne doivent pas oublier la pratique de la masturbation évoquée les années précédentes et ils doivent à ces âges comprendre le concept de « sexualité acceptable, mutuellement consentie, égalitaire » et expérimenter, valoriser leurs propres ressentis.

Si à 4 ans et moins, l’enfant doit pouvoir affirmer « mon corps m’appartient« , à 6 ans, il doit être informé de ses « droits sexuels« , et adopter la bonne attitude face à la conscience des choix possibles. La théorie du genre ? Mais non, voyons, puisque les 3 zigotos précédemment cités nous disent qu’elle n’existe pas…!

Entre 9 et 12 ans, parce qu’il aura sans doute oublié, information bis répétita, sur la menstruation et l’éjaculation à laquelle, enfin, on l’associe à la  première relation sexuelle, aux signes de grossesse. Que de précocité…

Indispensable information sur les mutilations génitales féminines, hymen et reconstruction, boulimie et anorexie, entre autres. Il fallait bien, pour les auteurs des « Standards » et pour tenter de faire passer ce rapport, saupoudrer d’un peu de médical cet ensemble truffé d’abjectes insanités.

A partir de 12 ans, c’est le moment, si besoin est, de faire son coming out et de jouir de la sexualité de manière adéquate en respectant son propre rythme. C’est autrement mieux que se se farcir des cours de maths.

Parvenus à l’âge de 15 ans et les plaisirs sexuels n’ayant plus aucun secret pour eux, connaissant tout de la contraception et de l’avortement,  nos adolescents sont invités à réfléchir à comment devenir parents mais sous le regard de la procréation médicale assistée, ou de la gestation pour autrui et même, on n’arrête pas le progrès, sous l’angle des « bébés sur mesure, la génétique. »

J’accuse tous les auteurs de ce monstrueux rapport planifiant la standardisation de l’Europe puis du monde à soi-disant former des citoyens respectueux, épanouis et tolérants à travers des cours de rééducation sexuelle, de violer les consciences des enfants et de leurs familles, de violer l’innocence de petits enfants dont l’âge interdit naturellement l’accès à ces élucubrations impudiques et obscènes.

J’accuse ces auteurs de vouloir créer un « Meilleur des Mondes » dans lequel ils remplacent la pilule du bonheur d’Aldoux Huxley, le soma, par des pratiques jusque-là réservées, elles, aux adultes responsables et respectueux, les imposant à des gamins innocents en lieu et place de les instruire véritablement par les dignes apprentissages qui ont fait de la France et des autres pays d’Europe, de grandes nations.

Je les accuse d’assassiner l’innocence, je les accuse de tuer dans l’oeuf les émergences d’intelligence dans nos chères têtes blondes et brunes dans la perspective d’assouvir de funestes intérêts financiers.

J’accuse ces auteurs de traîtrise en bande organisée de restaurer le droit à la pédophilie parce que permettre à l’enfant de 4 ans et moins de « savoir que les touchers intimes ne sont pas acceptables dans n’importe quel endroit » laisse présager qu’ils le seraient dans certains endroits ET avec n’importe qui, et faire croire qu’au même âge le sentiment de décider pour soi est possible est un appel sans équivoque aux relations enfants-adultes.

J’accuse ces « Standards à l’éducation sexuelle » d’outrageante impudeur par le viol des enfants dans ce qu’ils ont de plus intime dans leur coeur, dans leur corps, dans leur conscience.

Je les accuse de mettre en place une société déshumanisée par transformation de petits êtres sans défense, en bestiaux obsédés du sexe en  instaurant un système éducatif qui prive les parents de toute autorité, allant jusqu’à les déposséder de leur amour oblatif en vue d’un nouvel ordre mondial qui privilégiera voire programmera les naissances par PMA et GPA. Un « Meilleur des Mondes » dans lequel les mots père et mère seront devenus obscènes.

Vous rigolez ? On a déjà parent 1 et parent 2.

https://www.sante-sexuelle.ch/wp-content/uploads/2013/11/Standards-OMS_fr.pdf

Caroline Corbières

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