Des croisades à Sardine Rousseau ou de la gloire au dépotoir !

Ce qui fait la grandeur d’un peuple et qu’il est une référence pour les autres peuples, c’est le fait d’être d’abord un esprit et que par sa consensualité, cet esprit se transforme en puissance débordante. Débordante, parce qu’elle devient, par l’énergie de sa force d’attraction, une civilisation propre et partant, un modèle pour le reste du monde. Pendant longtemps, la France a suivi cette dynamique historique.
On peut dire que tout a commencé avec les croisades quand, à Clermont, le 27 novembre 1095, le pape français Urbain II appelle les chevaliers mais aussi le peuple à aller délivrer le tombeau du Christ mais aussi les chrétiens d’Orient tombés sous la domination de l’islam… déjà ! « À cette époque, le royaume de France était livré de toutes parts aux troubles et aux plus cruelles hostilités… Bientôt les esprits furent complètement changés, et tous se hâtaient pour supplier les évêques et les prêtres de les revêtir du signe de la Croix… ». L’enthousiasme général nourrit alors l’esprit convergent des Français qui, en foules entières se dirigent vers Jérusalem, conduites par le moine français Pierre l’Ermite, mais qui mourront sur les terres brûlantes d’Anatolie. D’autres peuples alentour se joindront aux Français. Et les chevaliers vaincront l’islam et prendront Jérusalem le 15 juillet 1099.
Aux XIe et XIIe siècles, après les années tragiques ponctuées par les invasions, la puissance débordante de l’esprit de France renaît. Partout, les moines français bâtissent des églises en innovant et développent un art nouveau, l’art roman. « Une blanche robe d’églises recouvre la terre » s’enthousiasme le moine Raoul Glaber. Et encore une fois, par leur esprit à la puissance débordante, les Français sont des initiateurs. Né en France, l’art roman s’introduit en Angleterre, en Espagne, en Rhénanie et en Italie du Nord. Mais la puissance débordante de l’esprit français ne se limite pas à l’art, elle concerne également  la vie intellectuelle et c’est l’université de Paris qui en sera le porte-parole, force d’attraction des maîtres et écoliers de l’Europe entière. Le pape Innocent IV dira qu’elle était un « Fleuve de science qui arrose et féconde le terrain de l’Église Universelle ». Après l’art roman, c’est dans l’art gothique que la grandeur indomptable de la France va s’affirmer et l’esprit a faim de lumière et de hauteur, comme l’écrit Suger, ministre du roi Louis VI avec ce qui est sa devise : « éclairer les esprits et les mener par les lumières de la nature à la lumière véritable dont le Christ est la véritable porte ». S’élever, là est le génie de l’esprit français. Les Français excelleront dans la sculpture et l’art du vitrail. Et là encore, ils feront tache d’huile sur toute l’Europe, formant des disciples qui appliqueront les idées françaises d’architecture.
Mais l’esprit supérieur de la France, dont la propension consiste à se répandre par l’exemple de l’enthousiasme s’inscrivant toujours dans la beauté, trouvera un nouvel élan avec le règne de Louis XIV. C’est l’époque du classissisme. Nos écrivains, nos peintres, nos musiciens, nos jardiniers même nous seront enviés dans toute l’Europe et le château de Versailles d’Aranjuez en Espagne jusqu’à Tsarskoïe Selo en passant par Schonbrunn, sera imité. Et puis, – car avec le génie français, il faut toujours écrire « et puis » -, il y eut les Philosophes nés sur notre terre, Voltaire, Montesquieu, Diderot, Rousseau… épris de la raison et qui suscitèrent les monarchies absolues à préférer le despotisme éclairé qui fut un effort pour gouverner par réformes en vue du bien public. On connaît tous Joseph II de la monarchie des Habsbourg, Frédéric II de Prusse, et Catherine II de Russie, tous admirateurs de la France pour ses philosophes.
Et puis, il y eut bien sûr la Révolution de 1789 avec sa Déclaration des Droits de l’Homme à portée universelle. Combien de pays au monde s’inspirent-ils aujourd’hui de nos idées ? Si l’on déduit les pays enfermés dans l’islam, on peut dire tous, finalement. Notre Marseillaise a longtemps été chantée par tous les peuples cherchant à se libérer de la tyrannie. Notre système métrique voté par la Convention est adopté par la plus grande partie du monde. Il en va de même pour notre Code civil initié par Napoléon et dont se sont inspirés de nombreux pays. Et puis, (oui, encore « et puis »), nombreux sont nos écrivains, nos poètes, nos philosophes, nos politologues, nos mystiques, nos architectes, nos peintres, nos sculpteurs, nos compositeurs, nos créateurs scientifiques, nos médecins des XIXe et XXe siècles, connus, admirés et jalousés même par le monde entier !
Et notre langue ! Elle s’est glissée – non, je n’invente rien – dans toutes les langues du monde : dans le russe, le persan, le japonais, le vietnamien, le coréen, le khmer, l’espagnol, l’allemand, l’estonien, le norvégien, l’hébreu… Aujourd’hui, sur les 200 000 mots de l’anglais, 25 000 sont français… et parmi les 500 mots anglais introduits dans le français, la moitié vient du français comme people qui vient bien sûr de peuple ou comme stress tiré de l’ancien français « destresse » devenu depuis détresse !
Alors aujourd’hui, qu’en est-il de notre gloire ? Voilà 50 ans qu’elle se dégonfle. Elle n’est plus qu’une vieille peau asséchée raidie, jetée sur le sol froid de notre décadence et bouffée par les milliers d’asticots islamiques ! Aujourd’hui, c’est le règne de la grande prêtresse Sandrine Rousseau et de ses amazones enragées du déconstructivisme : « Il faut changer de mentalité pour que manger une entrecôte cuite sur un barbecue ne soit plus un symbole de virilité ». Cette femme a été vice-présidente de l’université de Lille !!! Cela donne une idée de l’ampleur de la réduction ou plutôt de la mort de notre gloire. Émile Cioran a dit : « Serf, ce peuple, bâtissait des cathédrales ; émancipé, il ne construit que des horreurs » , et elles ne sont pas qu’architecturales, ces horreurs, mais bien sûr mentales.
En fait, si nous sommes en voie d’achèvement définitif, c’est que la puissance débordante de notre esprit a été rongée par ces mites que sont le wokisme à la Sardine Rousseau et les LGBTQI qui, réunis dans leur volonté déguisée d’extermination ont fini par former un énorme complot en nous désactivant et en ouvrant ainsi les portes de notre pays, permettant alors à l’islam de mettre progressivement le grappin dessus. Et demain, le toit de la France bouffé par les mites ne sera plus que poussière et s’effondrera, ne laissant que des murs humides envahis de ronces, témoignages tristes de notre gloire passée. Et les gens qui passeront, diront : « Là, fut la France ! ».
Philippe Arnon
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14 Commentaires

  1. La gloire des croisades ??? quelle gloire ? souffrir et se faire crever pour une fable moyen orientale, massacrer des populations qui, pour l’essentiel, ne nous demandaient rien, décimer les forces vives de la Noblesse (issue des chefs de guerre Germains) au profit des affairistes du culte…quelle dérision…

    • Vous lisez trop vite et vous lisez mal…
      PERSONNE n’a parlé de « la gloire des croisades » hormis vous !!!

      Apprenez donc à lire au second degré, à lire entre les lignes, à prendre l’amplitude de ce qui est dit « en creux ».

      Le texte de Philippe est formidable de beauté, il mérite qu’on le lise et le relise calmement, posément et sûrement pas superficiellement en poussant des cris d’orfraies !

  2. Encore un texte magnifique : MERCI grandement !
    Hum… je me permets de ne pas être d’accord avec CIORAN… Quel culot !!
    C’est la PERTE des Maîtres qui représentaient la volonté et le mystère de Dieu auprès d’un peuple en grande partie analphabète, qui est cause de notre descente aux Enfers, à mes yeux.
    Les proportions sacrées révélées aux Templiers lors de leur séjour à Jérusalem, proportions toujours identiques pour la construction des cathédrales, sont identiques à celles de la pyramide de KHEOPS :(Louis CHARPENTIER « Les Mystères de la Cathédrale de CHARTRES »).
    C’est l’amour de Dieu qui a poussé les hommes à se dépasser, à s’élever vers la beauté, la dignité, le mérite. Des mots oubliés aujourd’hui.
    Depuis la Révolution Française, DIEU EST MORT, les églises se vident, et l’HOMME MEURT D’HYBRIS ou UBRIS. NOUS SOMMES DEVORES PAR NOTRE NEANT.

    • Vous avez raison : c’est Dieu qui a vivifie la France et depuis qu’on l’a assassine, elle est devenue un petit rien tout nu. Encore une fois un merci plein de tendresse a vous Fabiola.

  3. Maintenant en France c’est : des génies qui cherche on en trouve beaucoup, mais des génies qui trouve on en cherche encore.Maintenant, ce fut génial de massacrer et se faire massacrer pour délivrer un tombeau vide ? Jésus est le symbole de la vie éternelle, le tombeau est symbole de la mort. Il n’y a rien dans les Évangiles qui incite au massacre pour délivrer un tombeau vide. Cela relève du fétichisme et de l’idôlatrie, condamnés fermement par Dieu. Lisez la Bible enfin ! Au lieu de dire des mensonges, et Jésus nous dit que Satan se transforme continuellement en ange de lumière ( Lucifer) l’église catholique est allongée sur un énorme lit de sang d’Innocent, comme l’islam par ailleurs.

    • Il y a des guerres qui sont normales et saines. Aux innocents les mains pleines ?

    • à Néel mais des génies qui trouve on en cherche encore
      bin oui des génies sans bouillir!

  4. Vous remarquerez dans votre texte que la France fut grande tant qu’elle a été fidèle au serment de Clovis.
    A partir du 17e siècle à cause des
    conséquences de la Réforme puis des philosophes la décadence à débuté.
    Si Louis XV a raison de contrer les Parlements il est faible lors des négociations de paix après la guerre de succession d’Autriche (un Louis XIV aurait annexé la moitié de la Belgique actuelle) et la dépravation morale du roi entraine celle d’une partie du Peuple.
    Passons sur la Révolution toujours parée de jolies couleurs alors que beaucoup de crimes commis au XXe siècle découlent de son athéisme.

  5. Elle finira par faire son « coming out », c’est inévitable.Ce n’est qu’une suite pathologique.

  6. la seule chose que la dame sait faire, c’est de défendre son idéologie, et de se gaver d’argent publique

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