Désertification médicale : nous sommes déjà dans le mur !

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Nous n’allons pas dans le mur… nous y sommes déjà !…
C’est en une courte phrase que « Claudine Le Barbier »,  médecin et présidente de l’association citoyenne contre le désert médical en Périgord, constate et dénonce l’état sanitaire du département.  Désertification qui au demeurant touche également l’ensemble du territoire national et plus précisément le secteur rural.
Les causes de ce constat sont multiples et plus insidieuses les unes que les autres.
 Au Moyen Âge l’hôpital s’appelait « l’hôtel-Dieu » la gratuité des soins était la « divine règle ». De nos jours nous pourrions l’appeler l’hôtel de Satan, son fonctionnement étant devenu démentiel, incontrôlable et incontrôlé, avec un principe de gestion qui ressemble furieusement à une pratique mafieuse. Sale temps pour le respect du serment d’Hippocrate !…
Pourquoi en sommes-nous arrivés là… Tout simplement en soumettant la médecine et la santé aux lois du marché, en transformant le pouvoir régalien des gouvernements en obligations mercantiles du diktat des objectifs et des bénéfices à atteindre coûte que coûte !…
L’État, maître des lieux pendant de nombreuses décennies, se désengage de plus en plus, et gère la situation comme un hyper-PDG d’entreprise multinationale. L’équilibre fragile mais maintenu pendant de longues années, entre les participations financières nationales, patronales et salariales ont pu, jusqu’à ces dernières décennies, maintenir un fragile équilibre budgétaire. De nos jours ce dernier a littéralement volé en éclat. Et l’ensemble des services médicaux, paramédicaux, hospitaliers et pharmaceutiques, sont pris désormais d’une frénésie du gain, du bénéfice, de l’enrichissement éparpillé, injuste, incohérent, disparate, et gigantesque. À tel point que les responsables politiques et PDG des structures médicales se disent (foutu pour foutu, mieux vaut encore se remplir les poches, avant que tout explose) !…
 Cette folie furieuse dans la gestion n’est pas restée bien longtemps invisible pour nos anciens colonisés, comme pour les autres !…
 Ils n’ont pas perdu de temps pour venir s’agglutiner à cette « corne d’abondance » providentielle dont l’État lui-même autorise l’accès aux traîne-lattes du monde entier, de venir y piocher tout leur saoul, sans jamais avoir versé le moindre « kopeck » pour y prétendre.
Même les pratiques de l’insulte et de la brutalité sont tolérées dès que ces derniers n’obtiennent pas satisfaction dans la demande de leurs exigences.
Ajoutons à cette débandade et cette ubuesque gestion la suppression du « numérus clausus » le 21 mars 2021 qui est loin de produire les effets favorables escomptés, tellement ce dernier a pénalisé, pour encore de nombreuses années, la nomination de futurs médecins français, destinés à maintenir un nombre de praticiens en mesure d’endiguer cette terrible désertification.
Le département de la Dordogne qui totalise une superficie de 9 060 km2 pour 418 000 habitants est riche en zones médicales désertiques. Un seul exemple parmi tant d’autre. La commune de Rouffignac peuplée de 1500 habitants n’a plus aucun médecin dans la ville.
Huit médecins pour 10 000 habitants sur le département, très mal répartis géographiquement, ne peuvent plus assurer une sécurité médicale efficace d’autant qu’il faut s’attendre à ce que 45 % des médecins actuellement en exercice prennent leur retraite dans les années à venir !… Alors que dans la décennie « 70 » chaque habitant du département était à un quart d’heure d’un docteur en médecine, désormais il faut compter une demi-heure ou une heure pour en trouver un qui vous accepte comme nouveau client, attendre des heures dans les salles d’attente quand on a eu la chance d’obtenir un rendez-vous à, un, deux, ou trois mois de distance.
 Les hôpitaux et cliniques efficaces capables de rémunérer des bons spécialistes se trouvent essentiellement à Périgueux et Bergerac. Sarlat, pourtant ville de 10 000 habitants, possède une bonne structure immobilière hospitalière, mais se retrouve sans spécialistes et chirurgiens à demeure et en suffisance pour garantir une bonne et efficace couverture médicale largement spécialisée. La maternité est quasiment inexistante. Cet hôpital se meurt, alors que la ville compte, avec l’apport touristique,  plus d’un million de  personnes entre le mois d’avril et le mois de septembre, c’est-à-dire six mois d’affilée. Cet hôpital devient petit à petit un héliport pour diriger les cas graves et urgents vers Périgueux ou Bordeaux. Quant aux autres disciplines plus conventionnelles, l’hôpital de Gourdon dans le « LOT » remporte très souvent la préférence des médecins prescripteurs qui exercent dans les circonscriptions de Sarlat, St-Cyprien, Belves.
Quant au traitement des personnels hospitaliers, c’est franchement une honte nationale que d’infliger à ces professionnels indispensables et courageux un tel régime  de mépris et d’outrance, indigne d’une nation comme la nôtre!…
Logés à cette triste  enseigne, il ne faut pas s’étonner de constater une lassitude et même un abandon de la part de ces personnels  exceptionnels et dévoués, qui arrivent à bout de force et patience ; avec en prime, la conviction d’être traités comme des parias, allant même  jusqu’à les priver de salaire s’ils ne répondent pas aux exigences vaccinales expérimentales d’un gouvernement d’irresponsables.
La perte de l’effectif de médecins en France de 2007 à 2025, c’est à dire en 18 ans, sera de 7 431 praticiens. Si la politique actuelle perdure, ce sera une catastrophe dramatique.
Le discours de Macron lors de sa prise de fonction à la présidence européenne ne laisse rien présager de bon pour l’avenir. Cet anti-Français notoire l’a laissé clairement entendre dans ses propos et n’a pas dû stimuler l’espoir enivrant des Européens d’être gouvernés à la « française »!…
Plus nous nous approchons de l’échéance et plus Éric Zemmour se présente en homme de la situation. Le drame du secteur santé est au cœur de ses préoccupations et ses propositions seraient l’objet d’une grande satisfaction professionnelle et populaire.
Certes les professionnels des hautes sphères dirigeantes dans ce segment  médical peuvent entrevoir un assombrissement de leurs cieux… Nous ne les plaindrons pas pour autant !…
Le maire d’Hayange, Fabien Engelmann, réitère son soutien à Marine le Pen, et la déclare la mieux placée pour nous débarrasser de la Macronie. Si je rends hommage à sa fidélité pour la candidate, je suis plus circonspecte quant à ses facultés d’analyse motivant ses affirmations. Car si nous suivons bien la situation, Marine est arrivée à casser la dynamique de RN en un temps record, par la preuve d’une compétence limitée et d’une gestion dynastique interne désastreuse pour son parti.
Elle peut effectivement ne pas décolérer à l’endroit de maître Gilbert COLLARD  d’avoir rejoint Éric ZEMMOUR. Elle a bien besogné pour cela !…
Je suis navré de la décevoir mais rallier Éric Zemmour n’est pas tant faire preuve de patriotisme et encore moins souhaiter piéger le souhait souverainiste des Français, comme on a eu la sottise et la vulgarité de le faire croire…
C’est surtout faire preuve d’intelligence pure… et politique !…
Claude Allard
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8 Commentaires

  1. moins il y aura de médecins moins la sécu payera!
    merci sarkozy et séides !

  2. Imputer le désert médical aux lois du marché est risible dans un pays à demi socialiste comme la France oû la médecine n’ a de libérale que de nom puisque les soins sont soit totalement gratuits (bénéficiaires de la CMU ) ou aux trois quart gratuits ( cotisants à la sécurité sociale et aux mutuelles ).
    Il convient de pointer la responsabilité des médecins eux même qui évitent de s’installer dans les zones rurales ou les banlieues sensibles . Parmi les raisons qui motivent les jeunes praticiens on peut noter la forte féminisation du corps médical, une jeune médecin non mariée hésitera à venir s’ installer ( » s’ enterrer » ) dans une petite ville d’ un département rural.

    • « la médecine n’ a de libérale que de nom puisque les soins sont soit totalement gratuits (bénéficiaires de la CMU ) ou aux trois quart gratuits ( cotisants à la sécurité sociale et aux mutuelles ). »
      Vous oubliez que les gens payent des assurances et en retour ont le droit d’avoir le service attendu!
      Je n’ai pas entendu dire de mon carrossier ou de mon couvreur: « nos services sont gratuits vous ne déboursez rien! non les assurances sont faites pour intervenir en cas de problèmes.
      Lorsque je paye un service, je suis un client et non un usager! il faut bien vous mettre cà dans la tête!

  3. Boon, j’ai lu la moitié parce que ça me saoûlait un peu. Mais ça, ça fait longtemps que plus rien ne fonctionne. Vaut mieux ne pas tomber malade. Ou alors, aller se faire soigner ailleurs. Mais où ? Ce problème est presque mondial. En Inde ? Vous avez vu les hôpitaux ? En Asie ? Toujours est-il que si on se fait soignait à l’étranger, il faut avoir les pésos pour payer… sans espoir d’être remboursé.

  4. Le problème il est vrai que c’est non seulement le « numérus clausus » cher à Simone Veil qui a mis sur orbite la désertification médicale, mais pas seulement, car si les autorités voulaient s’atteler au problème du manque de médecin dans certaines zones, ils commenceraient par imposer aux jeunes médecins sortant de la faculté des zones à pourvoir, les gendarmes, les professeurs, ect ne choisissent pas leur affectation, or ils n’en font rien, des zones comme la côte d’azur, où bien d’autres contrées ont 2 1/2 trop de médecins.

    • parfaitement d’accord avec vous, il faut faut imposer une affectation d’au moins 5 ans

      • Soit ils font 5 ans dans les zones en désert médical, soit ils remboursent les frais d »études.

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