Désinformation : le montage Hauchard-Filiu-Bouzar pour dédouaner l’islam

Publié le 21 novembre 2014 - par - 3 274 vues
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bouzarDepuis la vidéo de l’Etat islamique filmant parmi les égorgeurs deux Français, on assiste à une convergence d’intérêts entre les islamistes et les faiseurs d’opinions, un montage que n’aurait pas renié Vladimir Volkoff.

Le montage auquel nous assistons a pour but de dédouaner l’islam de toute barbarie, de transformer les Français de souche en djihadistes, de faire des  mosquées des lieux de déradicalisation, de décrédibiliser  Marine Le Pen…

Cette désinformation – ensemble de techniques de communication visant à donner une fausse image de la réalité, dans le but de protéger des intérêts privés et d’influencer l’opinion publique – mériterait de finir un jour en roman.

Elle a commencé par la diffusion sur YouTube d’un film de la production Daech mettant en scène des égorgements de militaires syriens et d’un Américain.

Un des barbares est vite identifié : Maxime Hauchard. Un Français de souche. Bon garçon (selon son oncle qui ne le voyait plus depuis longtemps) – même si on apprend incidemment qu’il avait écopé d’un délit de fuite alors qu’il conduisait sans permis et donc sans assurance –. Un Normand du bocage. Presque un Viking. Et les journaux de se moquer de la présidente du Front national qui avait osé dire : « Le fondamentalisme islamique, il ne pousse pas dans les prairies normandes ! ».

Avant Maxime Hauchard, Abou Abdallah par la magie de l’islam, nous avons déjà eu le coup du garçon bien sous tous rapports : David Drugeon, Daoud, jeune breton converti à l’islam devenu artificier pour le groupe djihadiste Khorassan et tué par une frappe américaine. L’interview de sa mère, d’abord présentée comme une fervente catholique, en niqab avait légèrement gâché l’effet du parfait gamin transformé en monstre par des mensonges sur la religion de paix et de tolérance.

Une poignée d’heures après Maxime Hauchard, le second Français égorgeur est identifié : Michaël Dos Santos, 22 ans, nom de guerre Abou Uthman, originaire de Champigny-sur-Marne.

Même tête de nain de jardin, même regard intelligent que Maxime Hauchard.

Certes d’origine portugaise, mais presque Français de souche parce qu’Européen de souche.

L’Etat islamique les met en vedettes non pour attirer d’autres Français dans son djihad, mais pour dédouaner la cinquième colonne islamique qui s’est installée sur notre terre.

Hauchard-Dos Santos : l’affaire est sur les rails. La cohorte médiatico-politico intellectuelle squatte aussitôt les plateaux de télévision, les colonnes des journaux, les tribunes politiques.

Rachida Dati déclare sans rire que « ceux qui sont engagés dans ces combats barbares ne sont ni liés à l’immigration, ni lié à l’intégration et encore moins à l’Islam ».

Jean-Pierre Filiu, professeur à Sciences Po Paris (dont depuis le règne de Descoing –mort fâcheusement dans une chambre new-yorkaise -, on peut se demander ce qu’est devenu cet institut), historien, soi-disant spécialiste de l’islam contemporain annonce dans les colonnes du Monde : « C’est que ça n’a rien à voir avec l’islam ! Daesh est une secte. Elle frappe d’autres musulmans. Son discours totalitaire ne peut prendre que chez ceux qui n’ont aucune culture musulmane. Plus vous aurez de culture religieuse, moins vous serez susceptible d’y adhérer. »

L’islam de l’Etat islamique n’a rien à voir avec l’islam !

Il faut être professeur à Sciences Po Paris et spécialiste de l’islam pour oser écrire cela. Parce que, s’il y a un islam qui ressemble au plus près de l’islam des origines, c’est bien celui de l’Etat islamique.

Et le montage a continué.

Dounia Bouzar, de son vrai nom Dominique Amina Bouzar, franco-algérienne, qui a créé le Centre de prévention contre les dérives sectaires liées à l’islam (CPDSI) se répand sur les chaînes de télévision pour révéler que ce sont essentiellement des familles françaises de souche qui l’appellent, inquiètes de la dérive islamisée de leurs enfants.

Ignorant les milliers de salopards islamisés qui vont s’initier à la boucherie halal en Syrie, un rapport de 90 pages écrit par Dounia Bouzar, Christophe Caupenne et Sulayman Valsan dresse un curieux portrait-robot du djihadiste. Il faut dire qu’il ne s’intéresse qu’aux familles qui ont contacté le CPDSI.

Le djihadiste serait issu des classes moyennes (67%,), beaucoup plus faiblement des milieux populaires (16%) et des catégories socioprofessionnelles supérieures (17%). Une forte représentation des milieux enseignants et éducatifs y est signalée. Le bourrage de crâne des cours d’éducation civique a porté ses fruits. Les gamins des profs se lancent dans le djihad et les parents benêts s’inquiètent de la métamorphose de leur progéniture.

Le rapport affirme que l’égorgeur modèle ne se trouve pas en majorité dans des familles musulmanes très pratiquantes, mais à 80% dans des familles athées, et que seules 10% comportent un grand-parent immigré.

Enfin, la mosquée ne serait pas le lieu de la radicalisation, celle-ci se ferait sur Internet.

Dounia Bouzar jouit en direct : les candidats djihadistes « sont ce que le FN appellerait des “Français de souche”, les autres 30 % sont des familles chrétiennes, catholiques et juives ».

Conclusion : la majorité des Français qui partent faire le djihad sont des Normands, des Bretons, des Parisiens, des gars de la France profonde, des chrétiens mal convertis à religion mahométane, des mâles, blancs, hétérosexuels, machistes. Pas des sympathiques gamins des familles musulmanes.

Notre docteur en anthropologie spécialisée dans l’«analyse du fait religieux» n’imagine pas une seconde que peut-être seules les familles françaises de souche s’inquiètent des dérives sectaires liées à l’islam de leur rejeton. Les familles musulmanes préférant agiter les photos de leurs martyrs sous l’œil des caméras.

Pourtant les noms des partants de la région de Nice sont pratiquement à 100% ceux de familles maghrébines logées dans les cités communautarisées et non ceux de familles de Français de souche de zones pavillonnaires et rurales. Mais le montage a besoin d’une maison à Bosc-Roger-en-Roumois, près de Rouen, pas d’un balcon avec son antenne satellite tétant Al Jazeera à longueur de journée.

Une nouvelle étape a eu lieu sur « BFMTV ». Un type dissimulé sous la capuche qu’affectionne la racaille, un Thomas devenu Qasim après sa conversion parle : « J’ai laissé petit à petit Internet, je me suis remis à lire des livres (islamiques). En apprenant la religion de cette manière, je me suis rendu compte que tout ce que Daesh racontait était faux ! Et quelques personnes m’ont aidé aussi. Des frères de la mosquée. »

Ils auraient fini par le convaincre qu’il était dans l’erreur.

Ce sont donc les Français de souche qui sont les terroristes égorgeurs de Daech et heureusement que les musulmans dans les mosquées sont là pour les remettre sur le droit chemin.

Il faut donc, pour que nous soyons sauvés, plus de conversions et toujours plus de mosquées.

Pour casser ce montage, il est surtout nécessaire que les parents des Français de souche qui rallient l’Etat islamique cessent de contacter les organes de la désinformation comme le CPDSI. Le faire c’est une manière de trahir une seconde fois leur pays.

Marcus Graven

 

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