Détruire les islamistes n’est qu’une question de volonté politique

Alors que l’armée française pourchasse courageusement les islamistes maliens, cette guerre qui n’est pas terminée peut cependant, nous enseigner certaines choses.

Primo, les islamistes ne sont pas invincibles : il faut seulement se donner les moyens de les combattre et avoir la volonté de les détruire en portant le fer chez eux. C’est ce que fait la France au Mali, c’est ce que fait Israël en combattant le Hamas ou le Hezbollah à Gaza ou au Liban, voir en Iran.

Secundo, la lutte contre tout réseau mafieux ou terroriste passe notamment par l’élimination de ses têtes pensantes et de ses sources de financement. C’est ici que le bât blesse. Tout le monde sait que les principaux financiers du Djihad Mondial sont au Qatar, en Arabie Saoudite et en Iran, en attendant que la Lybie vienne s’y ajouter.

Or, les émirs ne se sentent nullement menacés par quoi que ce soit pendant qu’ils exportent la violence du Djihad chez tous les « mécréants » et notamment en France. Pourtant, compte tenu de leur population relativement faible et qui est engraissée par la manne pétrolière, ces régimes sont fragiles. Il n’est pas du tout certain que les Emirs soient prêt à brader leur confort quatre étoiles pour faire la guerre eux mêmes. Ils préfèrent envoyer les autres à leur place. De même pour l’Iran, une grande partie de la population n’attend qu’un soutien réel de l’extérieur pour mettre fin à ce régime sanguinaire.

C’est la stérilité même de ces régimes, qui les mènera à leur perte. Privé d’argent, le Djihad n’a aucune chance. La pourriture est assurée. En effet qui a vraiment envie de vivre dans une société qui n’apporte rien au plan scientifique, technique, démocratique, et qui ne permet aucun épanouissement ? Tant le pouvoir en Egypte ou en Tunisie qui doivent affronter leur propre population, que les musulmans maliens qui pourchassent les islamistes, le rappellent tous les jours. De même en France, privé des ressources de leurs commanditaires étrangers et français, la lutte contre l’islamisation de nos banlieues prendra un tour différent.

En attendant la fin de l’ère du tout pétrole qui résoudra mécaniquement une grande partie du problème, la question est donc de savoir qui aura la volonté et se donnera les moyens d’aller clairement faire comprendre aux financiers du Djihad que leurs agissements ne peuvent pas rester éternellement sans conséquence, et qu’ils ne doivent pas se croire à l’abri de tout y compris chez eux. Ici encore, c’est une question de volonté politique. C’est à nous de l’exiger de nos dirigeants.

Stéphane HADDAD

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