Deux maires lynchés : Jean Roujon s’est suicidé, Robert Chardon a disparu…

Publié le 3 juin 2015 - par - 828 vues
Share

av chard disparRobert Chardon, lynché par les médias nationaux

Cela fait vingt jours que le maire UMP de Venelles, Robert Chardon, par ailleurs PDG de la société Iso Ingenierie, qui collabore à des activités capitales dans la défense nationale de notre pays, notamment pour l’équipement des nouveaux sous-marins nucléaires français du programme Barracuda, a disparu de la vie publique sans laisser de trace, ni d’adresse, et que les comptes facebook et twitter de Robert Chardon ont été supprimés. Et, depuis 24 heures, les mêmes médias nationaux, qui imposent une chape de plomb sur le « triangle des Bermudes » Venelles-Aix-en-Provence-Marseille, qui imposent un silence radio sur la disparition de Robert Chardon, relaient en boucle, avec une évidente indécence, le suicide de l’ancien maire de la commune de Marvejols en Lozère, Jean Roujon. Comme si ces médias voulaient prolonger, de manière sordide, la « fête des maires ».

Des consignes d’omerta ont-elles été données par le pouvoir politique dans l’affaire Robert Chardon et un feu vert de large diffusion dans ce qui devient l’affaire Jean Roujon ? Dans une France où tout va mal, surtout pour les patriotes qui travaillent dur, dans une France en plein désarroi, où quatre de nos paysans se suicident chaque jour pour échapper aux huissiers,  dans une France où les entreprises licencient à tour de bras, où le groupe Aoste ferme son usine « Calixte » à Boffres en Ardèche, département voisin de la Lozère, dans une France où peu d’entreprises innovent, créent des emplois et beaucoup disparaissent , la surmédiatisation du suicide de l’ancien conseiller général et de l’ancien maire de la commune de Marvejols Jean Roujon, par des médias qui l’ont trainé dans la boue depuis plus d’un an, a quelque chose d’indécent, de sordide, confirmant une fois de plus la décadence et l’imposture de la presse nationale Française.
av mai suicav marj
 Marvejols est sous le choc après le suicide de Jean Roujon. La ville a été incendiée durant la guerre de Cent Ans puis reconstruite grâce à Henri IV.
D’autant plus que le Président de la République François Hollande ne pouvait ignorer, via les informations remontées par le Préfet de l’époque Bernard Gonzalez, lors de sa visite officielle en Lozère en 2012 (notre photo), la dramatique situation financière de la commune de Marvejols, « prise à la gorge » malgré les efforts de gestion de son conseiller général-maire Jean Roujon. A aucun moment, François Hollande, le préfet de l’époque Bernard Gonzalez, et les pouvoirs publics socialistes, n’ont  « mis la main à la poche » pour aider, via une subvention exceptionnelle, le maire divers droite de Marvejols, au coeur du Gévaudan en Lozère, qui a mis fin à ses jours lundi. Cet ancien conseiller général DVD, battu aux élections municipales de 2014 après 19 ans de mandat, a été retrouvé pendu dans l’ancienne usine de son père, qui lui-même avait été maire de la ville pendant des décennies, derrière son cabinet d’assurance.
av pre gonzalezLors de la visite de François Hollande en Lozère,  François Hollande, le préfet de l’époque Bernard Gonzalez, et les pouvoirs publics socialistes, n’ont pas « mis la main à la poche » pour aider, via une subvention exceptionnelle, le maire divers droite de Marvejols.

 

Lundi 1 er juin 2015, en fin d’après-midi, Jean Roujon avait laissé un message posthume au journal départemental la Lozère Nouvelle. Se disant « blessé et sali », l’ancien maire de la commune de Marvejols Jean Roujon a tenu à rectifier auprès de l’hebdomadaire Lozère Nouvelle les « rumeurs les plus folles et les délires les plus médisants », qui avaient souvent été colportés dans la presse quotidienne. L’ancien maire réaffirme « qu’il ne s’est pas enrichi, mais qu’il a toujours voulu simplement oeuvrer pour sa ville. » 

av marj ch

 Depuis de nombreuses années, la commune de Marvejols, abandonnée par l’Etat Français, ne connaissait plus la vie de château….

Dans son message au journal départemental, Jean Roujon a souligné « la période trouble faite de baisses de dotations » (NDLR de l’état Français qui s’est totalement désengagé en Lozère, à hauteur de plusieurs dizaines de millions d’euros, comme à l’époque monarchique où les paysans se faisaient dévorer par la terrible bête du Gévaudan) à laquelle il avait dû faire face en tant qu’édile, et les « choix politiques budgétaires forts » qu’il avait choisi de faire pour sa ville de 5000 habitants, « malgré des marges de manoeuvre limitées ». Son choix « comme d’autres élus de la majorité, comme de la minorité » avait été « de consacrer 19 ans à ma ville de Marvejols avec honnêteté et intégrité au contact direct des Marvejolais ». 

 

Un audit avait révélé l’ampleur de la dette, liée aux transferts de charge et au désengagement de l’état, qui plombait la ville de Marvejols. L’annonce de 12,8 millions d’euros de dette exposée par l’audit avait déclenché une tempête médiatique autour de cette ville de 5000 habitants, et de nombreux médias ont « lynché » Jean Roujon, comme ils avaient « lynché » le Maire UMP Robert Chardon lorsque ce dernier a déclaré, via twitter, « qu’il fallait interdire l’islam en France ».

 

Un Président de la République dira-t-il, demain, que les médias nationaux ont jeté  Jean Roujon « aux chiens » (mais aussi Robert Chardon via le lynchage médiatique dont il a été victime), comme l’avait dit un autre François, au cœur de la Bourgogne, pour un certain Pierre Bérégovoy ?


Francis GRUZELLE

Carte de Presse 55411

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.