Deuxième agression en 10 jours : le djeune de 16 ans est toujours libre

Publié le 10 août 2014 - par - 2 400 vues
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Objet : Témoignage relatif à l’article « Un chauffard de 16 ans provoque un accident en tentant de fuir la police » dans Var-Matin du 26 juin 2014.

VM1Chronique d’une époque (suite)

Bonjour, on a bien fait d’attendre car le jeune tunisien a refait parler de lui (voir article de ce jour du Var-Matin: « Un chauffard de 16 ans provoque un accident en tentant de fuir la police ») 10 jours après son arrestation-« tirage d’oreille » pour vol avec violence sur personne vulnérable !

Et oui, il s’agit du même individu, et tout cela montre au final le résultat du laxisme des juges. Ce que l’on sait donc, en plus de la presse, c’est que le deuxième évènement aurait pu être évité si les juges ne pratiquaient pas régulièrement la lâcheté et la victimisation à outrance envers certaines populations.
Cela s’est déroulé le 26 juin 2014, jour de l’adoption, par le Sénat, de la réforma Taubira qui consacre la « contrainte pénale » à la place des incarcérations dans de nombreux cas (la conduite sans permis en est une), ainsi que la suppression des « peines planchers ».(voir article de ce jour du Parisien)
Objet : Témoignage relatif à l’article « Une femme enceinte agressée : le mineur en récidive laissé libre » dans Var-Matin du 17 juin 2014.

Chronique d’une époque

Saint-Jean-du-Var, banlieue de Toulon, mercredi 11 juin 2014, une jeune femme se promène.

Elle croise une bande de jeunes désœuvrés.

L’un d’eux s’enquiert d’une possible grossesse.

Elle confirme avec un grand sourire (sait-on jamais) : s’agit-il d’une manifestation de prévenance, peu commune de nos jours ?

En fait, les chasseurs testent leur proie potentielle, le larcin n’en sera que plus facile. Le sac à main est arraché, la victime est bousculée et aura trois jours d’ITT.

Le présumé auteur est arrêté le vendredi 13 juin et, en garde à vue, il nie tout malgré les déclarations de la victime.

Le voici face au tribunal pour enfants (il a tout juste 16 ans) : il évoque une maladie, et la famille se souvient alors avoir reçu le médecin dernièrement et affirme que le malade a conservé la chambre.

Dès lors le doute n’est plus possible et il est relâché.

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Le contrôle judiciaire lui interdit de fréquenter les autres jeunes présents au moment des faits. Qu’à cela ne tienne, il repartira avec l’un des « témoins », sans se cacher le moins du monde.

Le « mis en cause » venait de sortir de prison il y a moins d’une semaine : on évoque alors son jeune âge et des projets de vacances au bled afin qu’il ne retourne pas en prison.

Son sursis pour mise à l’épreuve aurait pu être révoqué comme demandé par le parquet de Toulon, mais, curieusement, personne n’y songera, ni le procureur, ni le juge. Il est donc relâché.

Cette histoire est emblématique du mépris pour les victimes de la part d’une institution confite de démagogie et de laxisme.

Gérard Leblond

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