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Devant Macron, Ménard n’est plus servile, c’est une carpette !

Depuis que le nouveau Ménard était apparu, le 1er juillet chez Bourdin, d’interview en interview… nous nous perdions en conjectures pour comprendre pourquoi il était devenu aussi hargneux, médisant constamment de Zemmour et Marine Le Pen, tout en étant si laudatif quant à la politique sanitaire de Macron… Et d’émission en émission, il se répétait jusqu’à l’inepte.

Au départ, cet assaut de courbettes serviles devant le salarié Manu nous avait laissés pantois, puis l’on avait fini par penser qu’il s’était converti au macronisme. C’était judicieux.

Enfin, le dictateur élyséen lui a rendu la « politesse », daignant poser ses mocassins à Béziers. « C’est une belle surprise que vous nous faites en venant à Béziers », s’est exclamé la député Emmanuelle Ménard, tout « étonnée »… Effectivement, Macron improvise toujours ses déplacements… Sauf celui-ci, que son mari devait quémander depuis plusieurs mois…

Macron est donc venu visiter l’usine de Genvia, qui développe une ligne de production pilote d’électrolyseurs haute température, des machines permettant de produire de l’hydrogène à partir de molécules d’eau, selon une toute nouvelle technologie. Cette filière est soutenue par le plan d’investissement France 2030 de 30 milliards d’euros, sur des technologies d’avenir. Lors de cette visite, le salarié Manu a précisé que 1,9 milliard d’euros de ce plan seront consacrés au développement de l’hydrogène, « une bataille pour l’industrie, pour l’écologie et pour la souveraineté ».

Le petit maire  jubilait derrière son masque, à un point tel que Le Parisien l’a constaté :  « Il est heureux, Robert Ménard. Le maire d’extrême droite de Béziers (Hérault), s’est félicité de la visite d’Emmanuel Macron « Merci d’être ici, je suis ravi », a-t-il déclaré en accueillant le Président.

« Venir dans une ville comme la nôtre, je trouve ça courageux, pas sectaire et intelligent de sa part », a souligné Robert Ménard à des journalistes, précisant n’avoir jamais (?) rencontré Emmanuel Macron jusqu’à présent. « Ce n’est pas vrai que l’État abandonne (Béziers). Chaque fois, il répond oui », a assuré Robert Ménard, se félicitant du soutien d’Emmanuel Macron au développement de Genvia. « Pendant des dizaines d’années, on faisait de Béziers une espèce de boulet. On était une ville définitivement dépassée car on était dans la métallurgie, qui n’était plus l’avenir de ce pays. Ce qui était un passif pour nous devient une chance. Je trouve qu’il y a une belle morale »

D’une façon ou d’une autre, le petit dictateur a dû lui faire l’aumône de notre argent, celui qu’il gaspille sans compter… Peut-être que Ménard sera aussi bientôt promu officier, lui qui n’est que chevalier de la Légion d’honneur. Une pacotille mais on a les ambitions des ses moyens…

Malgré l’ode au courage et à l’intelligence du dictateur Macron, considérant son allégeance insuffisante, le lamentable Ménard s’est cru obligé d’ajouter : « Quand le Président fait quelque chose de bien, je dis bravo » (…) « Quand je ne suis pas d’accord, je le dis aussi. » (…) Moi, je ne veux pas ressembler à mes amis qui sont aussi sectaires que les autres », a-t-il poursuivi, se présentant comme indépendant des partis. 

Des amis de droite, Bob Ménard ne doit plus en avoir beaucoup, tant ce félon ne peut s’empêcher d’être systématiquement malveillant à leur endroit. 

Daphné Rigobert