Dhimmitude : trouver des salles pour lire du Charb, c’est compliqué…

« Les antifascistes d’aujourd’hui seront les fascistes de demain » (W.Churchill).

À cette prédiction moultes fois vérifiée font écho ces quelques mots de Charb, assassiné avec quelques compagnons dans les locaux de Charlie Hebdo.
Depuis plus d’un an, la lecture du texte de Charb est donnée dans des centres sociaux ou en milieu scolaire, comme ici, à Ostricourt, mais trouver des salles, « c’est plus compliqué ». PHOTO LA VOIX.

On nous avoue aujourd’hui ceci : Depuis plus d’un an, la lecture du texte de Charb est donnée dans des centres sociaux ou en milieu scolaire, comme ici, à Ostricourt, mais trouver des salles, « c’est plus compliqué ». PHOTO LA VOIX.

http://www.lavoixdunord.fr/137904/article/2017-03-25/quand-les-mots-de-charb-le-redacteur-en-chef-de-charlie-hebdo-tue-en-2015

Et c’est le quotidien « La Voix du Nord », pourtant dans la ligne de la bien-pensance modèle Aubry rectifié Hollande, qui nous le dit. « Trouver des salles, c’est plus compliqué« .

Laissons Charb enfoncer le clou : Lettre aux escrocs de l’islamophobie qui font le jeu des racistes, tel est le titre de son livre posthume. Et voici que l’on éprouverait quelques difficultés à trouver des salles publiques pour en faire la lecture ? Quoi ! Comment ! On ne serait donc plus tout-à-fait Charlie, sur les terres de Madame Aubry ? On empêcherait, par Dieu sait quelle pression, la liberté d’expression de se manifester devant les citoyens d’un pays libre, parangon des démocraties, patrie des Droits de l’Homme et tout-ça-et-tout-ça ?

Mais qui serait donc suffisamment influent, menaçant voire terrorisant, pour gommer d’une manière aussi perverse l’élan de tout un peuple rassemblé derrière les victimes du premier massacre annonçant le début de la guerre en cours ? Qui, du haut de sa prétention à pénétrer les âmes, à régir les comportements et à courber les échines rétives, serait, en 2017, assez corrompu de l’esprit pour tuer une seconde fois celui dont le discours et sa traduction graphique ont entraîné la mortelle vengeance des démiurges insultés ?

Qui ?

Eux :

les chiens de la meute serrant le cerf acculé au pied du Mur des Cons,

les tenants de la pensée conforme accouchant, dans les douleurs, les spasmes et le sang, de la société multi-culturelle à dominante coranique annoncée par tous les Macrons fédérés en sonneurs de cor,

les fournisseurs des prétoires où l’on traîne ceux qui s’obstinent à penser encore nation, patrie, terre, peuple, fierté, honneur et d’autre mots  tout aussi condamnables,

les passeurs pour autels médiatiques et judiciaires impitoyables et lâches devant quoi défilent les irréductibles Gaulois républicains et laïques que bouleverse au-delà de leurs croyances le simple séjour de quelques minutes dans un cimetière veillé par les pierres disjointes d’une chapelle à l’abandon, les Français en quelque sorte, sur leur sol, race maudite dont il est désormais clairement question de se débarrasser et que l’on remplacera par le hurlement informe de la vague montante, marée que rien ne semble devoir ralentir sauf l’instinct de survie que les patriotes cherchent dans les entrailles de leur mère,

les ligues de ceci, les mouvements de cela, les s.o.s variables en fonction du vent, tous rouages de l’étranger en action loin de chez lui, collabos sans scrupules ni conscience, rapaces ivres des puanteurs de la charogne, satisfaits de frapper leurs adversaires dans le dos, jouissant même, de les voir bâillonnés, empêchés, réduits au silence par leurs mauvaises actions,

les complices parfaitement conscients des tueurs qui ont exécuté Charb et ses amis, et qui s’opposent maintenant à ce que le mort s’exprime, le tuant ainsi une seconde fois,

les salauds qui rendront un jour des comptes.

Jean Sobieski

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5 Commentaires

  1. c’est Georges Orwell, me semble-t-il, mais je n’ai pas la référence exacte

    • Jean Sobieski,
      Les salauds ne rendront aucun compte de rien du tout.
      Et vous le savez bien même si on peut rêver.
      Nous ne faisons rien aujourd’hui nous ne feront rien demain.
      Nous sommes devenus des limaces. Et ça ne sert à rien de mettre la tête dans le sable.
      « Aujourd’hui, le peuple peut tout avaler ».
      « Le monde est dangereux à vivre non pas tant à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent faire » Albert Einstein.Rien de plus vrai.
      Cordialement.

  2. Article bref et percutant, qui malheureusement se nourrit d’une bien triste réalité

  3. « Les antifascistes d’aujourd’hui seront les fascistes de demain » (W.Churchill).
    La déclaration n’est pas de Churchill, mais le nom de l’auteur me revient pas pour l »‘instant

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