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Diego Maradona : un drogué adulé par toute la presse

Je ne vais sûrement pas me faire des amis, mais sincèrement, cela m’agace sérieusement, ces discours dithyrambiques sur Diego Maradona, « prince du football », « génie du ballon rond », « star des terrains de foot », « dieu vivant d’Argentine », etc.

Je retiens que sa vie fut extraordinaire. Il est venu des bas-fonds, là où le peuple crève la dalle – il fit de son talent footballistique un instrument de richesse… Car ce Maradona était blindé. Très riche, en plus d’être admiré comme devrait l’être normalement plutôt un génie de la chirurgie opérant 4 ou 8 heures d’affilée un malade cardiaque, par exemple. Un chirurgien de l’impossible qui, dans son bloc à l’hôpital, sauve plus de vies que Maradona marqua de buts durant toute sa carrière.

Le praticien gagne bien sa vie certes, mais il sauve des patients, quand l’autre, millionnaire, se gavait de cocaïne, histoire de se changer les idées. Pour moi, il n’y a pas photo. J’admire l’un, mais je me fiche pas mal de l’autre, qui avait fait le choix de s’exploser le peu de neurones qu’il avait encore, et que certains journalistes français osent appeler « Dieu » !

Diego Maradona était un gamin venu de la pauvreté, la pire qui soit, et qui n’a rien à voir avec celle des petits cons des cités qui pleurent sur leurs conditions de vie, dans les banlieues de France.

La vraie pauvreté (la faim au ventre) se résume par une citation venant de lui : « J’ai été élevé dans un milieu très privé… d’eau et d’électricité ». Nos petits salauds incendiaires, violeurs, voleurs… des banlieues de France ne crèvent pas de faim, peuvent prendre une douche (si toutefois ils veulent en prendre une…), se goinfrent grâce aux allocations et aides sociales, et bénéficient d’une HLM – qu’ils dégradent, quand ils ne pissent carrément pas dans les ascenseurs de celle-ci. De plus, sur fond de longs sanglots et larmes de crocodile des z’élites locales et des associations. Comme à Saint-Denis, dans le « 9-3 ».

Un locataire balancé par la fenêtre par une bande de dealers qui squatte l’immeuble.

Diego Maradona est devenu une légende, en dépit d’une triche de la main au Mondial de 1986 – que personne n’ose plus souligner d’une juste réprobation, par peur de passer pour un salaud.

Diego Maradona me casse les oreilles en ce moment parce que son parcours, en fait, ne m’a jamais intéressé. Il est vrai que le foot m’indiffère totalement, car il ne représente même pas, au minimum, ce pourquoi j’aurais pu l’aimer, c’est-à-dire un sport national, avec de vrais patriotes, fiers de chanter la Marseillaise, et étant, dans leur majorité, issus du terroir – Outre-mer compris, et non d’Afrique.

L’équipe féminine prend le même chemin. Doxa de la mixité oblige.

Combien de Maradona français passent à la trappe de la sélection du politiquement correct ?

Vous savez ce que je pense de cette équipe de France.

Au moins, Diego Maradona représentait bien l’Argentine qu’il aimait. On ne peut pas en dire autant de « sportifs français », qui se fichent pas mal de la France, si ce n’est pire. Si on faisait un vrai ratio, nul doute que la couleur dominante serait tout autre.

Pour conclure, Diego Maradona a commis le crime politique de s’acoquiner avec des monstres, comme Che Guevara, ancien directeur de prison à Cuba, assistant chaque matin, le cigare au bec, aux exécutions de prisonniers. Il fut aussi, lors de la révolution dans la forêt cubaine, le tueur d’un enfant-soldat, parce que ce gamin de treize ans, ayant faim, avait volé un quignon de pain. Il l’exécuta froidement. Je reste sidéré de voir, sur le dos des mômes, l’effigie d’un tel meurtrier.

Diego Maradona fut l’ami de Fidel Castro, le dictateur de Cuba. Il fut aussi celui de Chavez, qui détruisit son pays, celui de Maduro. De tous ces mortifères au pouvoir grâce aux révolutions ou aux élections truquées.

Je n’ai aucune envie de rendre hommage à un tel homme, en familiarité avec la mafia napolitaine, à cause de ses addictions au jeu et à la drogue, et de toutes sortes de compromissions.

Si Diego Maradona devait être cité en exemple, ce serait sans doute pour l’époque où, très jeune, il comptait sur sa rapidité, son talent indéniable de dribbler (me dit-on), mais pas du tout pour celle où il s’éclatait les narines et le cerveau sur les rails de cocaïne, et vidait les bouteilles d’alcool.

Ce n’est pas, pour moi, un exemple à suivre – ni en politique, ni même dans la vie familiale et sociale. Chaque journaliste sportif devrait avoir le devoir de le souligner, au lieu de s’esbaudir sans retenue sur le compte d’un homme qui, de par sa vie dissolue de drogué et d’alcoolique, aura si peu servi une certaine idée du sport.

Gérard Brazon