Dieudonné : j’ai préféré Caroline Alamachère à Christine Tasin…

Publié le 14 janvier 2014 - par - 1 783 vues
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Je crois pouvoir dire que je suis un de vos “fidèles” (fidèle lecteur des articles sur votre site et des livres que vous publiez; “fidèle marcheur” également puisque je suis “monté à Paris” pour la manif’ de novembre 2012, pour celle du 8 décembre 2013 et je serai présent à celle du 26 janvier), mais, pour la première fois, la confiance que je vous accorde et l’admiration que je vous porte ont été quelque peu ébranlées par la position qu’ont prise la plupart de vos rédacteurs sur l'”affaire Dieudonné” : voilà quelqu’un qui fut, pendant quinze jours,  l’homme à abattre pour toute la clique médiatico-politique, voilà quelqu’un (qui se présente lui-même comme un “bouffon”) qui a été insulté, vilipendé, traîné dans la boue par tous les représentants de l’Oligarchie, leurs chiens de garde et leurs “idiots utiles”hurlant à qui mieux mieux dans une orwelliennissime autant que délirante “quinzaine de la haine”; voilà un saltimbanque qu’un ministre de l’Intérieur, ès qualités, l’ignoble Valls, bloc de haine comme il y a des blocs de foie gras, a désigné comme ennemi public numéro un, plus dangereux que les terroristes de l’islam, plus dangereux que les assassins, les violeurs, les voyous et les racailles; voilà quelqu’un contre qui le même hystérique de la place Beauvau a mobilisé l’appareil répressif de l’Etat, et, comme si cela ne suffisait pas, a fabriqué un décret d’exception, une mesure scélérate, pour empêcher le saltimbanque de se produire sur scène!

Devant cette vague d’hystérie persécutrice  qui a balayé la France, on ne peut que paraphraser Schopenhauer :”celui qui ne s’est pas cru dans une maison de fous y appartient de droit”. Hélas! Ce qui a mis un comble à ma consternation, ce qui m’a presque désespéré, c’est de voir plusieurs rédacteurs de “Riposte Laïque” (la très-estimée Christine Tasin, “notre” Oriana Fallaci, en tête!) y aller de leur petite pierre (au nom de “l’éthique”, bien sûr, comme toujours lorsqu’on va à l’encontre de l’humble morale commune qui interdit de se joindre  à une persécution), ajouter leur petit caillou aux énormes parpaings de la lapidation médiatique. Alors qu’il aurait fallu, c’était le moment où jamais, mettre en oeuvre la noble devise qu’on prête (très abusivement, sans doute, car il fit, avec constance, le contraire, sa vie durant) à Voltaire : “Je déteste (ô combien en l’occurrence!) ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire”. Ou alors, si c’était par trop difficile (il y fallait, assurément, de l’héroïsme), se taire, mais surtout pas en profiter pour dire tout le mal qu’on pense de Dieudonné ! C’est la juste position qu’adoptèrent, chacune selon son génie propre, Gabrielle Cluzel et Caroline Alamachère.

Sincèrement vôtre (malgré tout).

Jack Arnaud

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