Dieudonné: la bien-pensance à l’assaut du politiquement correct… quand ça l’arrange.

Publié le 9 janvier 2014 - par - 1 641 vues
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N’est-il pas étonnant de lire le patronyme de Dieudonné avec son nom M’Bala M’Bala en suivant, dans les journaux de la gauche bien-pensante ?

Ce qui passait pour du racisme pur il y a quelques années de rappeler les origines africaines de Dieudonné devient tout à fait naturel aujourd’hui. En contradiction avec les directives européennes introduites dans les lois françaises et qui interdisent de citer les différences d’origines, de religion, de couleurs et autres balivernes qui sentiraient les « heures sombres de notre Histoire » voire les idées » nauséabondes » et autres soporifiques servant à assommer les peuples et singulièrement le nôtre !

Désormais il n’est pas rare de nommer Dieudonné avec son vrai nom. Étonnant dirait l’ami Desproges.

N’est-ce pas la preuve éclatante que la gauche bien-pensante, les nervis des « droits-de-l’hommistes » ont des condamnations à géométrie variable. Suivant que vous soyez puissants ou misérables, du bon côté du manche, du point de vue de « l’application marxiste de la loi » qui consiste comme le disait déjà en 1981 André Laignel (qui a des casseroles judiciaires) que « la droite avait juridiquement tort puisqu’elle était politiquement minoritaire« . Ce qui, vous en conviendrez, pouvait déjà nous mettre la puce à l’oreille concernant l’idée qu’avait la gauche de la démocratie et de la justice.

Mais revenons à Dieudonné qui tant qu’il était « humoriste » pouvait s’exprimer librement et ne portait qu’uniquement son nom avec défense de signaler à tous, que son nom était M’Bala M’Bala, encore moins de signaler cette répétition d’un prénom africain. Tout cela, rappelons-le vous aurait valu les foudres de la presse. Aujourd’hui, c’est autorisé… pour lui.

Mais comme beaucoup, « j’ai comme un doute » comme disait Raymond Devos dans un sketch, en voyant l’amant de sa femme dans son lit conjugal. La gauche dans son ensemble condamne mais c’est surtout sous la pression des événements, sous la situation catastrophique de l’économie, sous la grogne des Français dans leur ensemble, sous la menace de possibles révoltes voire de manifestations gigantesques. Pour la gauche le racisme n’est qu’une idée, un outil, une mesure d’enfumage classique. Ils vous diront qu’au fond, c’est son prénom et qu’il n’y a pas de mal à donner son prénom à un individu. Sauf si c’est un délinquant des banlieues que l’on appelle pudiquement Vladimir… Faux-culs, bande de hyènes.

Ma question est: Dieudonné est-il le dindon d’une farce socialiste ou est-il le complice de celle-ci ? Sorte de gros naze volontaire à qui l’on aurait promis une certaine tranquillité juridique (abandon du paiement des amendes, conflits judiciaires, etc.)  Pour peu qu’il accepte d’être le bouc émissaire ? (lire commentaire et la Circulaire Valls)

Etant donné la tournure des événements, j’ai plutôt tendance à croire qu’il est le dindon et que la farce est une grosse, une énorme quenelle que les bien-pensants lui ont glissée tranquillement, à la faveur d’un de ses spectacles antisémites, au moment où ses sphincters étaient relâchés au maximum. Désormais, il doit commencer à la sentir s’agiter dans ses tripes.

Du Dindon de la farce quenellienne au Cocu de la pièce, il n’y a qu’un pas. Pris à ce jeu de dupe, il semble bien qu’il ait fait un « grand bond en avant » et comme beaucoup de Chinois autrefois, ce grand bond en avant va lui valoir les camps de rééducation socialiste. Laurent Joffrin fils du milliardaire Mouchard, et ancien maoïste dans sa jeunesse de fils à papa, devenu l’un des patrons de la bien pensance, pourrait nous en parler.

Dieudonné  pourra toujours aller se réfugier chez ses amis Mollah en Iran, avec son pote Soral qui lui, sentant le vent tourner, cherche désespérément  à amoindrir la « quenelle » en une sorte de « bras d’honneur » innocent.

Pour autant, je ressens à un vrai malaise à cette volonté d’utiliser les propos de Dieudonné pour s’attaquer à la liberté d’expression. Des pseudos journalistes comme Christophe Barbier de l’Express trouvent déjà que la Chine est un bon exemple de contrôle de la liberté d’expression ! C’est véritablement inquiétant.

Je dis simplement que cette liberté nous protège et tous, que nous soyons chrétiens, juifs, musulmans et autres bouddhistes, hindouistes, animistes et incroyants, seront les grands perdants si au lieu de la défendre nous acceptions que cette liberté soit restreinte parce qu’un « antisémite » se lâche sur une scène.  Il y a d’autres façons d’influer.

S’attaquer à la Liberté d’expression » à travers une circulaire liberticide est la pire des solutions.

Gérard Brazon (Puteaux-Libre)

 

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