Dignitaires juifs et musulmans : même combat pour sauver la circoncision et l’abattage rituel

Publié le 3 septembre 2012 - par - 1 031 vues
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C’est cocasse et désespérant à la fois de voir que même les juifs ont fini par se transformer en idiots utiles à l’islam et à sa fulgurante installation en Europe ! Pourtant, le Coran et Mahomet les considèrent comme leurs irréconciliables ennemis.

Circoncision en Allemagne

Au sujet de la circoncision en Allemagne, là où des juges ont estimé qu’elle limitait la liberté religieuse de ceux qui la subissent avant l’âge adulte,  ce sont des grosses pointures du monde juif qui sont montées au créneau alors qu’il s’agissait d’un avis jurisprudentiel délivré à la suite d’une atteinte à l’intégrité physique d’un enfant de musulmans et qui a failli lui coûter la vie.

En plus du grand rabbin d’Israël, c’est le ministre de l’Intérieur (et non pas des Affaires étrangères) en personne qui, la semaine dernière, s’est élevé contre « les atteintes au rite de la circoncision ». Sans craindre le ridicule, il a osé  affubler cette opération bassement matérielle, au raz des zizis si l’on peut dire, de « valeurs morales » et de qualificatifs comme « spirituel ». Cette bêtise humaine nous indique que la droite israélienne fait tout pour que l’Etat d’Israël rejoigne et se fonde finalement dans la cohorte des états de plus en plus religieux au Moyen-Orient. Nul doute que, poussé sur cette pente, Israël finira par y perdre son âme.

Egorgement en pleine conscience aux Pays-Bas

Et voilà que Yona Metzger (Boucher en allemand), grand rabbin d’Israël, monte à nouveau au front pour défendre l’abattage rituel, halal plus que casher, au Pays-Bas !

Tout cela conforte l’idée que, structurellement, les rites et les interdits permettent aux membres d’une communauté de se compter et de se distinguer des autres. Les tensions sont pain béni puisqu’elles offrent l’occasion de resserrer les rangs. Mécaniquement, cela renforce les liens vers l’intérieur et les distend, s’il ne les rompt pas, vers l’extérieur. Et plus ces rites et ces interdits sont marquants dans la chair qui nous constitue, dans les aliments que nous ingérons, dans les matrices qui nous alimentent, dans les contes qui nous édifient, plus ils déterminent notre constitution moléculaire, nos goûts et dégoûts, notre appartenance viscérale, par la faune et par la flore intestinale. Ils nous distinguent et donc nous discriminent, statistiquement, des autres. Autrement dit, les religions sont foncièrement fondatrices d’appartenances et de groupements séparés.

La force ségrégative des rites et des interdits renforce la constitution de sociétés parallèles (y compris dorées) et rendent difficile, si ce n’est impossible, la fusion et l’assimilation. Elle construit des aires cultuelles et culturelles. Cette force est à même de fonder des nationalismes, de maintenir vivace un attachement à une communauté dont le référentiel se situe dans un ailleurs spatio-temporel : à la Mecque et Médine de Mahomet, chamelier et guerrier à grand succès, à la Jérusalem terrestre de David et Salomon, au Mont des Oliviers, à Rome et à Constantinople d’un autre temps.

La force ségrégative des rites et des interdits est aussi un ciment indispensable au maintien et à la cohésion des communautés humaines à base de religion. Il n’est donc pas très étonnant que les thuriféraires et les gestionnaires de la « oumma islamique » et du « peuple juif » se défendent avec véhémence à chaque fois que les lois humaines et générales des nations débarrassées de ces critères d’appartenance exigent moins de particularismes, moins de dérogations, plus d’assimilation et plus de cohésion à base de citoyenneté.

Indépendamment de nos polémiques contemporaines, nous devrions prendre quelque distance et méditer le cheminement intellectuel du juif Shéoul, pharisien intransigeant, qui avait, un temps, persécuté les chrétiens et considérer comment l’universalisme de la culture gréco-romaine avait fini par féconder la pensée juive pour en faire naître la chrétienne. Shéoul est devenu célèbre sous le nom de St Paul après avoir bien compris, il y a deux mille ans, qu’il était grand temps, de son temps, d’intégrer les mangeurs de porc et les non-circoncis grecs, païens et romains dans la communauté des croyants (eklesia). Si le judaïsme est forte cohésion renfermée, le christianisme en sera un universalisme ouvert, fécondé par Rome et Athènes. La Renaissance (de la pensée et de la culture gréco-romaine) finira cette œuvre créative pour nous offrir un humanisme qui séduira la terre entière. C’est cette fécondation qui manque terriblement à l’autre héritier d’Abraham, à l’islam, qui sent à plein nez le renfermé. Et pour cause ! Il refuse que la matrice de ses filles, mises et enfermées sous voiles,  soit fécondée par des gréco-romains, des païens, des juifs, des chrétiens, des bouddhistes ou des chintoïstes : il ne jure que par l’auto reproduction en rond et par la déambulation autour de la Kaaba.

Après l’aventure méditerranéenne, ô combien actuelle, de Shéoul, il est d’autant plus consternant de voir qu’il y a toujours certains de mes cousins juifs et une écrasante majorité de mes frères musulmans qui ont au moins 2000 ans de retard ! Aujourd’hui, nous ne pouvons plus nous payer le luxe d’ignorer la force centrifuge et l’auto-exclusion inhérentes aux rites et aux interdits que s’imposent ces deux religions.

Parole d’un marqué à vie, au bout de son zizi, ajouté d’office au troupeau d’Abraham et qui répète inlassablement à qui veut l’entendre que le cochon est bon, aussi bien pour l’intégration que pour l’assimilation !

Il reste que les juifs et les musulmans n’arrivent pas à avaler cette vérité toute nue, sans alliance au bout du zizi.

Pascal Hilout, né Mohamed

 

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