Dijon : la première guerre tribale en métropole depuis les invasions barbares

Publié le 25 juin 2020 - par - 9 commentaires - 1 087 vues

 

Samedi 13 juin, neuf personnes manifestant pacifiquement en faveur du frexit devant le siège de la Commission européenne à Paris ont vu arriver 40 policiers qui les ont contrôlées et verbalisées, juste le jour où le Conseil d’État suspendait l’interdiction de manifester et que 15 000 personnes battaient le pavé sans autorisation pour Adama Traoré. Outre cette injustice flagrante, il serait bon de remarquer que la police aurait peut-être pu s’épargner un tel déploiement de moyens pour si peu et rediriger ses effectifs vers d’autre problèmes, par exemple  les émeutes qui éclataient au centre de Dijon.

En effet ce jour-là commençaient, pour trois jours, des affrontements entre bandes locales de jeunes « racisés » et des Tchétchènes venant de tout le pays suite à l’agression de l’un des leurs… et ce sans que la police n’intervienne. Trois jours pendant lesquels, n’en déplaise à François Rebsamen – maire socialiste de la ville – en plein déni de réalité, Dijon a vu apparaître kalashnikovs, revolvers et  armes blanches et des voitures incendiées ou utilisées comme béliers dans ce qu’il faut bien appeler une guerre tribale, une première en France métropolitaine depuis quelques 1 500 ans. Une petite guerre tribale certes, mais qui a pu se dérouler et s’étendre tranquillement pendant trois jours avant que le Raid n’intervienne lundi. Tout cela aura fait onze blessés (dont un par balles) et il y aurait quatre interpellés sur au moins cent-cinquante participants coté tchétchène (trois seront relâchés et un autre condamné à une amende – mort de rire -).

Le pire étant que ce qui a fait cesser les hostilités n’est pas cette intervention des forces de l’ordre, mais bien celle de deux imams sunnites qui ont scellé la réconciliation entre les parties dans une mosquée, d’après les journalistes de Marianne invités pour l’occasion. Le tout sans que cela ne choque ni les politiques ni les médias.

Personne en effet n’a noté ce détail : entre Jean-Luc Mélenchon qui réclame subitement l’expulsion des fauteurs de troubles (il faudra le lui rappeler opportunément), Jean-François Rebsamen qui s’oppose à la venue de Marine Le Pen à Dijon mais pas à celle de Tchétchènes armés et les ministres qui font semblant de ne rien voir, toute cette affaire met en lumière les délicieuses contradictions et la coupure avec le réel qui minent notre monde politique.

C’est pourtant là le plus problématique : il est effarant de voir que l’État qui est censé nous défendre (et pour lequel on paye des impôts) n’a pas été capable d’arrêter des scènes de violence dignes du tiers-monde en plein milieu des citoyens, son administration n’ayant pas l’autorité, ni la police la force, pour le faire.

Ou bien alors, serait-ce que le gouvernement n’avait aucune envie d’intervenir dans ce conflit, par peur de bavures ou au nom de la paix sociale ? Mais on n’oserait croire que par calcul politique, il ait décidé de renoncer à ses devoirs, alors que les choses auraient pu dégénérer gravement et coûter la vie à des passants innocents. On les a connus plus réactifs avec les Gilets jaunes.

Ce contraste, entre le manque de réaction envers ces bandes armées ne respectant plus les lois de la République qui se sont battues en plein cœur de Dijon et le traitement autoritaire qu’ont reçu ses différents opposants politiques montre, outre la tiers-mondisation de la France, que le gouvernement a choisi ses ennemis, et ce ne sont pas ceux qui mettent en danger la population française.

Richard Roudier

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“L’Achat de la Paix sociale n’est que le Préfinancement de la Guerre civile qui vient” !
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adrien

Plus réactifs avec les gilets jaunes, plus réactifs avec les 9 manifestants, mais laisse faire deux bandes armées rivales en pleine ville…. Oui la flicaille est une engeance inutile et nuisible !! Pour les aveugles de la réalité : les preuves s’accumulent !!

Emile

Les “flics” ne sont plus une police nationale, mais une milice privée aux ordres des Rotschilds et de son pantin “macrouille” ! on devra s’en souvenir un jour! ce sont nos ennemis, on l’a vu avec les gilets jaunes.

Pierre COMET

Je ne lis pas “le bien public”, je journal du coin, je n’ai pas la télévision, je découvre donc que dans cette guerre tribale de 3 jours il n’y a eu que …. onze blessés! Pas même un seul mort! Quelle guigne. Les “intervenants” étaient de piètres combattants. Je suis un amateur en guérilla urbaine, mais je pense que le moment venu ont doit pouvoir faire mieux, et surtout appliquer la recette “les femmes et les enfants d’abord”…..

philpat

cette affaire a quand m^me révélé que l’islam est la religion de paix et de tolérance en faisant une trève grace à l’imam du coin ! sous l’oeil bienveillant e castaner

Franta

C est fou d un coté on massacre les français de lmautre on permet tout aux banliues …c est malade

Une patriote

Encore 80 millions pour que leurs gosses partent en vacances, alors que dans le même temps Macron demande aux français de se serrer la ceinture. EH oui un cran de plus uniquement pour les français qui sont de plus en plus dans la précarité voir la misère. A mais pas touche à la racaille à qui tout est permis, même d’être reçu à l’Elysée ALORS que pas un seul GJ n’a été reçu par Macron !

ab irato

A Rebsamen et tous ceux qui font mine d’étonnement, rappelons aussi la nuit de joie que connut en 2001 ce sympathique quartier de Dijon lors de l’annonce de l’attentat du 11 septembre à New-York.

meulien

lisez “le camps des saints” de raspail

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