Dire que chrétiens et musulmans ont le même Dieu, c’est dire que Jésus c’est Mahomet !

Dans quelque ville française que ce soit, l’inauguration d’une mosquée donne lieu à de belles envolées verbales. Tout est parfait, notamment l’estime et l’amitié réciproques qui lient la communauté musulmane à la communauté nationale, dans le respect des lois laïques et républicaines (1).

Cette fusion des cœurs et des esprits atteint son apogée lorsque l’inauguration est célébrée par un homme d’église. Certes, la foi ne recule devant rien : elle soulève même des montagnes. Le problème est qu’ici elle soulève des montagnes d’absurdités !

En effet, se féliciter que les musulmans rendent un culte à Dieu par la prière, le jeûne et l’aumône, est une chose. Dire que ce Dieu est le Dieu un et vivant, miséricordieux et tout-puissant, qui a parlé aux hommes, est déjà autre chose, car pour les chrétiens, ce Dieu qui a parlé aux hommes s’est singularisé en envoyant son Fils, Jésus, pour sauver l’humanité. Or, les musulmans refusent de reconnaître en Jésus le Sauveur. Comment donc pourraient-ils entendre son message, qui est précisément celui du salut tel que le conçoivent les chrétiens ?

Si, pour les chrétiens, Jésus est le seul à pouvoir permettre la connaissance intime du mystère de Dieu, pour les musulmans, il n’est qu’un prophète parmi d’autres, destiné à répandre le message d’Allah au jour du jugement dernier !

Dans l’islam, l’amour de Dieu pour les hommes est islamique : c’est l’amour d’Allah pour les musulmans. En conséquence, les non-musulmans sont les ennemis d’Allah, et le sort qui leur est réservé est soit leur entrée dans l’islam, soit la dhimmitude, soit la mort si ces deux options sont refusées.

Dans le christianisme, au contraire, l’amour de Dieu pour les hommes s’adresse à tous les hommes : le Christ nous demande même d’aimer nos ennemis !

Autant dire que la miséricorde divine a des accents antinomiques selon qu’elle relève du christianisme ou de l’islam. Après tout, Mahomet était un chef de guerre, ce que Jésus ne fut jamais !

D’où la quadrature du cercle à vouloir intégrer des différences aussi fondamentales. Chrétiens et musulmans auront beau affirmer à l’unisson que Dieu existe (2), force est de constater qu’il ne s’agit pas du même Dieu !

Il va donc falloir que cessent les discours fusionnels dont sont émaillées les inaugurations de mosquées, et reconnaître que le christianisme et l’islam sont non miscibles, comme le sont l’huile et le vinaigre, encore que l’huile et le vinaigre respectent par eux-mêmes leurs propres limites… sauf si on les agite.

Voilà pourquoi tous les agitateurs d’idées fausses, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, devraient être dans le collimateur de la République !

Maurice Vidal

 (1) Tel est, du moins, le discours officiel. Dans la réalité, la plupart de ces mosquées ne verraient pas le jour sans l’aide financière de l’Etat !

(2) C’est le cas, entre autres, de Christine Boutin et de Malek Chebel.

 

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