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Disclose, le nouveau média, déjà convoqué à la DGSI 

Sale temps pour la presse. L’État Macron n’aime pas ses investigations, et les journalistes qui font leur métier passent au tourniquet.

Commençons par ceux du Monde, direction comprise.

Ariane Chemin a été convoquée par les policiers de la section des atteintes au secret de la défense nationale de la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

« Cette enquête vise nos articles sur les affaires d’Alexandre Benalla, notamment nos informations sur le profil d’un sous-officier de l’armée de l’air, Chokri Wakrim, compagnon de l’ex-cheffe de la sécurité de Matignon, Marie-Élodie Poitout. » « Après l’affaire Benalla, les hommes de l’ombre de l’Élysée en pleine lumière 

Nous maintenons évidemment nos informations et exprimons notre inquiétude sur cette convocation : l’intérêt public suppose de pouvoir enquêter sur les entourages et les liens entretenus par des collaborateurs de l’Élysée ou de Matignon, quels que soient leurs parcours antérieurs.

Cette convocation, sous le statut d’une audition libre, est d’autant plus préoccupante qu’elle suit une procédure similaire, utilisée très récemment à l’encontre d’autres journalistes à l’origine de révélations d’intérêt public sur l’utilisation d’armes françaises au Yémen. » source : https://www.lemonde.fr/societe/article/2019/05/22/affaire-benalla-la-convocation-inquietante-d-une-journaliste-du-monde_5465501_3224.html

Même motif, même intimidation pour le nouveau média d’investigation Disclose 

La Gazette de Montpellier nous apprend : « Mi-mai, trois journalistes ayant enquêté sur l’exportation d’armes françaises utilisées au Yémen – les deux fondateurs du nouveau média en ligne Disclose et un journaliste de Radio France – ont été convoqués par les services secrets français, et ont dénoncé une « tentative d’intimidation ».

Un quatrième journaliste, travaillant pour Disclose, est convoqué par la DGSI comme témoin dans cette enquête ouverte, elle, pour « compromission du secret de la défense nationale », a annoncé Disclose. » : http://www.lagazettedemontpellier.fr/actu-afp/58302/affaire-benalla-une-journaliste-du-monde-convoquee-le-29-mai-a-la-dgsi.html

Le cas de Disclose est particulier car il ne s’agit pas d’une des grosses machineries des groupes de presse bien huilées, comme nous les décortique l’OJIM dans ses infographies : https://www.ojim.fr/infographies-de-lojim/

Disclose veut être simplement un rouage de ces machines à infos et dispose de professionnels qui ont souvent fait leurs preuves dans leurs enquêtes.

Au papier, Disclose semble a priori une bonne affaire pour la crédibilité de l’information.

Avant d’entrer davantage dans le credo de ce média-ong enquêteur et fournisseur auprès des grands titres, résumons les domaines qu’il veut cibler : les crimes environnementaux, l’industrie agro-alimentaire, les libertés fondamentales, la justice sociale, la délinquance financière et la santé publique.

« Pour rendre nos révélations accessibles au plus grand nombre, nous multiplions les canaux de diffusion. Toutes nos enquêtes seront publiées en accès libre sur le site disclose.ngo, mais aussi dans des médias partenaires. L’objectif : donner un maximum de résonance à nos révélations. »

« Pendant plusieurs mois, des équipes de journalistes expérimentés vont enquêter en profondeur sur des sujets à forts enjeux sociaux ».

Axé seulement sur ses six thématiques, Disclose semble cependant s’interdire toute enquête sur l’immigration et son coût, l’islamisation de la France, le terrorisme islamique, l’abattage rituel, la responsabilité de la classe politicienne en l’espèce, la place de la France dans l’OTAN, les subventions aux médias et leur assujettissement aux gouvernements, l’écologie escroquerie d’État, radioscopie des ONG, la nébuleuse de l’ultra gauche utile au pouvoir etc.

Les lecteurs apprécieront donc ce média à l’usage et jugeront de son positionnement politiquement correct ou non, et du distinguo qu’il fait entre intérêt public et bien commun.

Disclose présenté par ses cofondateurs

https://youtu.be/Dz699NkiYfk

Comprendre Disclose.ngo en 2 minutes

https://youtu.be/9Q4vtbOvWdQ

La répression de l’État Macron passe par l’intimidation des journalistes sommés d’indiquer leurs sources

Le journaliste Michel Despratx, comme d’autres de ses collègues du nouveau site web d’investigation Disclose, a été convoqué par la DGSI au sujet de son travail sur l’usage d’armes françaises vendues à l’Arabie saoudite. Il raconte au HuffPost son interrogatoire

https://youtu.be/eFRF4HPVyJw

L’armement français est vendu à qui et pour quel usage ? Une légitime interrogation 

https://youtu.be/RzOWmTASy_I

https://youtu.be/RzOWmTASy_I

lien de secours https://youtu.be/RzOWmTASy_I

Pour Disclose, l’information n’est pas un produit commercial mais un bien public

« Disclose » signifie « révéler », « divulguer » en anglais. En voulant apporter la vérité des faits par l’écrit, l’image et le son, sans se contenter de dénoncer des faits, Disclose lance un pari : « être un acteur engagé dans la société et permettre aux citoyens d’agir. Que ce soit par des actions juridiques, la mise en place d’outils de recherche citoyens ou des méthodes de vérifications des faits innovantes et transdisciplinaires. » :  https://disclose.ngo/fr/article/manifeste-manifesto

Direction, comité éditorial, conseil d’administration : tous les noms de Disclose

Journalistes, photographes, avocats, chercheurs et entrepreneurs du web sont réunis dans cette structure « inédite », présentée comme: « première organisation de journalisme d’investigation à but non lucratif » : https://disclose.ngo/fr/article/léquipe

Le journalisme à la portée de tous

Partant du principe que les journalistes consultent une masse de documents publiques, Disclose émet l’idée d’une  « École virtuelle pour un journalisme d’utilité publique ».

« Cette plateforme accessible gratuitement mettra en ligne des outils – tutoriels vidéo, courriers types pour la saisine d’administrations – afin d’aider les citoyens à faire valoir leur droit à l’information. »

Chacun peut devenir une source d’information

« Si vous avez connaissance d’informations qui portent atteinte à l’intérêt public et envisagez d’agir, vous pouvez nous contacter et partager en toute sécurité des informations avec nous. Notre objectif : permettre la publication d’informations essentiellement au débat public, tout en assurant une sécurité maximum à nos sources » :   https://disclose.ngo/fr/article/devenez-une-source

Disclose nous promet autre chose qu’une presse aseptisée. Banco !

Pour continuer à nous éclairer sur le ressaisissement de la profession, le média nouveau pourra puiser sans retenue dans ces quelques sujets :

Mathieu Bock-Côté, le Québecois qui pulvérise le politiquement correct

https://ripostelaique.com/mathieu-bock-cote-le-quebecois-qui-pulverise-le-politiquement-correct.html

Goupil compare Bock-Côté à Faurisson… et se fait traiter d’imbécile !

https://ripostelaique.com/goupil-compare-bock-cote-a-faurisson-et-se-fait-traiter-dimbecile.html

Bernard de la Villardière réplique à la meute des journaleux lyncheurs

https://ripostelaique.com/bernard-de-la-villardiere-replique-a-la-meute-des-journaleux-lyncheurs.html

Des journalistes traités comme des chiens par leurs maîtres

https://ripostelaique.com/des-journalistes-traites-comme-des-chiens-par-leurs-maitres.html

Pourquoi Le Monde s’acharne sur RL et Breizh-info

https://ripostelaique.com/pourquoi-le-monde-sacharne-sur-rl-et-breizh-info.html

Les peuples vomissent les médias officiels

https://ripostelaique.com/les-peuples-vomissent-les-media-officiels.html

Bourdin et Plenel aux pieds de Macron, le journalisme n’en sort pas grandi

https://ripostelaique.com/bourdin-et-plenel-aux-pieds-de-macron-le-journalisme-nen-sort-pas-grandi.html

Licenciements à l’Obs : trop chers, trop nombreux, trop mauvais…

https://ripostelaique.com/licenciements-a-lobs-trop-chers-trop-nombreux-mauvais.html

Disclose mettra-t-il Mélenchon au pas ?

Mélenchon veut un tribunal d’exception pour les journalistes qui l’agacent

https://ripostelaique.com/melenchon-veut-un-tribunal-dexception-pour-les-journalistes-qui-lagacent.html

Jacques CHASSAING