Discours toujours plein d’actualité du général de Charette

Le général vendéen François-Athanase Charette de la Contrie a laissé peu d’écrits, ayant plus souvent manié l’épée que la plume.

Toutefois, il y a un discours adressé à ses paysans qui nous est parvenu. Ce discours d’un soldat qui avait conscience de l’inégalité de la lutte qu’il avait entreprise contre des forces 1 000 fois supérieures en nombre est plein d’espoir et je pense qu’il est très actuel dans notre combat patriotique contre les forces mondialistes coalisées.

« Notre Patrie à nous c’est nos villages, nos autels, nos tombeaux. Tout ce que nos pères ont aimé avant nous.

Notre Patrie, c’est notre foi, notre terre, notre roi.

Mais leur patrie à eux, qu’est-ce que c’est ?

Vous la comprenez, vous ?

Ils veulent détruire les coutumes, l’ordre, la tradition.

Alors qu’est-ce que cette patrie narguante du passé, sans fidélité, sans amour ?

Cette patrie de billebaude et d’irréligion ?

Pour eux, la Patrie semble n’être qu’une idée, pour nous, elle est une terre.

Il est vieux comme le Diable, leur monde qu’ils disent nouveau et qu’ils veulent fonder dans l’absence de Dieu. Vieux comme le Diable.

On nous dit que nous sommes les suppôts des vieilles superstitions. Faut rire !

Mais en face de ces démons, qui naissent de siècle en siècle, sommes une jeunesse, messieurs ! Sommes la jeunesse de Dieu, la jeunesse de la fidélité !

Et cette jeunesse veut préserver pour elle et pour ses fils, la créance humaine, la Liberté de l’homme intérieur. »

Pour rappeler brièvement qui était le général Charette : c’était un hobereau breton, né près d’Ancenis, entré à 13 ans dans la marine royale, ayant combattu les Anglais lors de la guerre d’indépendance américaine ; ayant démissionné de son emploi au début de la Révolution, il a participé à la défense des Tuileries le 10 août 1792 et a échappé au massacre en brandissant une jambe de soldat suisse comme trophée. S’étant retiré dans son manoir près de Machecoul, les paysans révoltés l’ont tiré de dessous le lit où il s’était caché pour en faire leur chef. Ayant conscience de la disproportion des forces, il a fait promettre une totale obéissance à ses soldats et n’hésitait pas à punir sévèrement. Après la défaite de Savenay, Charette resta le seul grand chef vendéen pour s’opposer aux colonnes infernales dans le marais breton et le bocage vendéen. Il fut capturé en mars 1796 après une traque de plusieurs jours et emmené blessé à Nantes où il fut fusillé sur la place des agriculteurs (actuelle place Viarme) le 29 mars 1796.

Denis Bossard

image_pdf
0
0

1 Commentaire

  1. ….un espoir de rébellion….mais pas n’importe comment; les députés trahissent leurs mandats donc ils trahissent le peuple. Les sans dents, les borgnes ne devraient pas attendre la nouvelle élection!.Tout se passe à l’Assemblée!! Donc, Il y a tant à dire .et de quoi faire.

Les commentaires sont fermés.