Discuter avec Hubert Sage, qui n'est habité que par la haine du passé de la France, ne sert à rien !

Ce que souhaite M. Hubert Sage, c’est ni plus ni moins gommer le passé historique de la France. Paralysé devant l’Islam qu’il ne dénonce au mieux qu’en passant, il ne conçoit de le faire reculer qu’à condition , en contrepartie , de mutiler le patrimoine français. Ainsi pour M. Sage, tel le « pas de bras, pas de chocolat « , pour une mosquée en moins, une église rasée. Je vais laisser ici les questions relatives au dogme et me bornerai à une comparaison historique. Sur ce plan là, ces deux religions n’ont pas du tout en France le même statut ; Les églises, calvaire, chapelles et abbayes, ont été bâties au fil des siècles, avec le labeur et les dons des fidèles. La loi de 1905 a confisqué ces biens avec, en contrepartie, le devoir de les entretenir. Revenir sur cet accord équivaut à établir une loi rétroactive. On peut imaginer aussi bien raser Versailles puisque la monarchie a été abolie, marteler les hiéroglyphes puisque cette écriture n’est plus employée, démolir la tour Eiffel – après tout Mitterand voulait bien le faire – et l’on pourrait multiplier ainsi les exemples à l’infini. En fait , M. Sage entonne une variante de l’inusable : »du passé faisons table rase ». Vive Mao et sa révolution culturelle. Je recommande d’ailleurs à ceux qui ne l’ont pas encore lu Balzac et la petite tailleuse chinoise de Dai Sije. De l’autre côté, l’Islam est venu en France avec les récentes immigrations maghrébine et africaine. Or, ces immigrés savaient bien que la France n’était pas une République Islamique, qu’il n’y avait pas les même tabous alimentaires, pas de viande hallal, pas de mosquées, mais des églises et des femmes en jupe dans la rue. Cette effroyable perspective ne les a pas empêchés de venir. Pourquoi faudrait-il maintenant raser le passé pour accueillir le présent.
Par ailleurs, M .Sage se place sur le plan de l’éthique et reproche à l’Eglise Catholique, toujours elle, ses prises de position en matière d’avortement et d’euthanasie qu’il appelle « le droit de mourir dans la dignité ». Soit dit en passant, cette expression ne m’a jamais plus emballée que ça. Personnellement, mourir dans la dignité, je m’en tape, je ne sais même pas au juste ce que ça veut dire ; je préfèrerais ne pas mourir du tout, et je soupçonne beaucoup de gens en France d’être comme moi. C’est ce sentiment-là, me semble-t-il, qui fait que les sempiternels débats sur l’euthanasie n’avancent pas bien plus que l’action d’un quelconque prélat de l’Eglise. Je ne vais donc pas débattre ici de l’euthanasie mais simplement dire que l’Eglise est en droit d’avoir sa position et de le dire, la loi française restant souveraine ; que l’Islam est contre l’euthanasie : pourquoi ce silence à son sujet ? Enfin, qu’il n’y a pas besoin d’avoir des convictions religieuses pour être contre l’euthanasie ou vouloir rester prudent en la matière.
De même, l’Eglise Catholique est contre l’avortement. C’est son droit et elle est dans son rôle dans la mesure ou aucune police religieuse catholique ne vient empêcher les femmes de se faire avorter. Là encore, force demeure à la loi française en dépit des pressions qu’exercerait tl cardinal. On adhère à ses prises de position ou pas .
En Grande-Bretagne, on note que les avortements augmentent chez les jeunes adolescentes , au point que nombre d’entre elles l’utilisent comme moyen de contraception, alors que lesdits moyens de contraception existent. Est-ce un progrès ? Quand l’Education Nationale propose comme sujet de SVT au bac : « Dites quels sont les avantages de l’avortement ? » – sujet fort peu scientifique et manifestement orienté – est-elle dans son rôle ?
Enfin, sur ce point, et sur un plan non éthique, mais purement pragmatique et comptable , que penser d’une société qui promeut l’avortement pour les unes et tolère la polygamie pour les autres. Ne risquons-nous pas un génocide par substitution ?
Pourquoi est-ce que ces quelques mots s’adressent à tous sauf à M. Sage ? Parce qu’on sent tout de suite que c’est le genre de personne qui a des certitudes et qu’il est donc inutile de discuter, et surtout la haine du catholicisme qui l’empêche de voir où sont les vrais dangers.
 

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