Dites moi, Monsieur Corbière, est-ce que c’est beau, la révolution Ennahda ?

Publié le 31 octobre 2011 - par - 933 vues
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Décidément, les populations des pays d’islam ont beaucoup déplu et déplaisent plus que d’autres à Dieu. La preuve :

L’ Iran a connu deux terribles et meurtriers tremblements de terre.

Son gouvernement formé de truqueurs d’élections, son gouvernement adossé à une meute de pendeurs et de fouetteurs de femmes, son gouvernement islamique oppresseur de la nation Perse et des minorités nationales (kurdes, azéris…), son gouvernement tyrannique a, à chaque fois, refusé l’aide désintéressée, totalement gratuite, des équipes spécialisées du Maguen David Adom et de Tsahal. Devoir la vie d’enfants, aux « fils et amis des singes et des porcs *1», pour Ahmadinejad et les siens, jamais, c’est insupportable !!! 

La Turquie se retrouve aujourd’hui dans la même situation que l’Iran il y a quelques temps.

Comme l’islam du djihad mondial affirmé publiquement par le petit tyran, la Turquie de « l’islamisme modéré » et du djihad rampant, la Turquie du djihad « culturel et démographique », la Turquie de l’islamisme modéré, la Turquie de l’eau qui ne mouille pas, refusait, elle aussi, l’aide amicale d’Israël.  Une dépêche indique que finalement, l’islamisme modéré accepterait une petite aide israélienne.

Périsse des survivants !

Et certains, ici, dans ce pays, parfois des prétendants à l’investiture présidentielle, des élus ou de soi-disant journalistes, viennent quand même nous vendre la marchandise avariée de l’adhésion turque à l’Union européenne.

Pour eux, cette adhésion serait celle d’une Turquie nouvelle, une Turquie enrichissant l’Europe…

Nouvelle et démocratique Turquie, que celle d’ Erdogan et d’ AKP ? Nouvelle, cette Turquie qui préférait des Turcs morts, écrasés sous les ruines du séisme, à des Turcs sortis des décombres en devant leur vie à des équipes israéliennes… nouvelle, vous avez dit Turquie nouvelle ?

Nouvelle, peut-être en cela qu’elle n’a rien effectivement rien à voir avec celle du kémalisme et des grands souverains ottomans, rien de commun avec Suleyman de magnifique et son fils Selim, qui restituèrent, -moyennant finances-, la majorité de la Galilée à ses propriétaire dépossédés par les romains d’Orient (Byzance), le peuple juif.        

Soulignons ce fait, qui devrait interroger les bureaucrates bruxellois de la « commission » :

Pour Erdogan et les siens, mieux valait que périssent, sous les décombres, les Turcs survivants. Mieux valait des Turcs, écrasés sous les tonnes de décombres, que des Turcs  sauvés par l’action efficace, d’hommes et de femmes juifs bien équipés, expérimentés et qualifiés.

Hier, on annonçait le sauvetage de Senhi Karadoman, un bébé turc. L’enfant a été retrouvé, sous des décombres, quarante huit heures après le séisme. Y-a-t-il d’autres rescapés, sous les tonnes de décombres ?

Mais avec la décision de sectaire fanatique de l’islamiste modéré,  combien de Senhi Karadoman étaient-ils sciemment condamnés à mourir, sous des tonnes de gravats ?

Combien d’enfants, d’hommes, de femmes et de vieillards, étaient condamnés à mourir d’étouffement ou de faim, par le caprice absolutiste et sectaire de « l’islamisme modéré » turc, qui ne voulait pas devoir quoi que ce soit à un Juif?

C’est beau les islamismes…

En Tunisie, la voix d’ Ennhada a tonné. Elle dictait, avant les élections, quel devait en être le résultat, ce que devait être le résultat des élections à une constituante, en fin de compte une assemblée purement décorative, une fiction au plan de la démocratie vivante.

En réalité, pour Ennhada et ses admirateurs complaisants, peuplant les rédactions dans ce pays, ce ne sera qu’une constituante fictive, qu’on admirera comme un pur joyau serti par la « révolution arabe » au doigt d’un peuple tunisien ayant seulement changé de chaînes.

Pour Ennhada et ses comparses, ce ne devrait être qu’une « constituante », dont l’unique objet sera de rédiger (grimer serait-il plus juste d’écrire) les normes « éternelles » de la charia, dans un langage juridique constitutionnel du 21ème siècle.

Belle, très belle « révolution arabe »…

Insistons, Ennhada a décidé, à l’avance, quel devait être le choix, « démocratique », des Tunisiens. C’était un ordre ! Sans quoi, Ennhada irait chercher sa victoire, par tous les moyens, par la rue ou par les armes d’un GIA à la tunisienne. Elle est enthousiasmante, la « révolution arabe ».

« Dieu vous punira si vous ne votez pas Ennhada ! »

En effet, Ennhada à parlé : Si Ennhada n’a pas le pourcentage (qu’il a déterminé)… c’est que les élections auront été truquées, et ça ira très mal pour votre matricule. Dieu vous punira !

C’est par la rue et par les « maquis » que nous prendrons le pouvoir, pour le soumettre à la loi de la charia et que Dieu vous punira, a expliqué Ennhada-Ghannouchi.

Cette situation n’est pas confuse, elle est classique…

Cette situation est tout à fait classique, même si l’ennemi de la démocratie vivante est Ennhada, pas une vieille monarchie ou la caste militaire prussienne. C’est celle qui exprime ce moment de toujours, la phase critique, qui voit une révolution politique se transformer en contre révolution sociale et politique.

Cette transformation, de la révolution politique tunisienne en contre révolution, ne semble pas beaucoup déranger un ancien terrible bolchevik du quartier latin. Elle semble même l’enivrer, ce conseiller de Paris, par ailleurs chaud bouffeur de la Riposte laïque, bouffi de suffisance et surtout affublé de beaucoup cynisme arrogant.

C’est un certain Corbière, ce bolchevik de toujours de cafés du commerce…

Ne pas le confondre avec Tristan, le poète. Sa poésie, à lui, il l’écrit dans un autre registre que son homonyme. Ce n’est pas la douleur de l’individu qui l’inspire et qu’il exprime avec « conviction ».

Sa poésie, à notre élu parisien, c’est la suffisance satisfaite du fonctionnaire d’autorité, véhiculant un absolutisme idéologique pondant des ukases devant être exécutés, sans discuter.

L’homme, qui ne doute de rien, -pensant manifestement, façon officier recyclé du NKVD-, intime les ordres, en particulier à la mairie du 16ème. .

Eh oui, messieurs et mesdames, cette étourdit de Mairie du 16ème s’apprêtait à abriter ces horribles « stigmatiseurs racistes» de la Riposte Laïque, à l’occasion du festival du livre du Bné Brith ?

Vous vous rendez compte du scandale ? : La Riposte Laïque au salon du livre du Bné Brith.

Il ne fallait pas que cela fut. Alors notre Corbière, l’élu, pas la piquette méridionale, a pris sa plume et enverra sa prose délatrice au Maire et député du 16ème arrondissement, leur intimant l’ordre de mettre fin au scandale.

La censure ! La censure ! La censure… !

Chante sur l’air des lampions, notre charmant ex bolchevik.

Je disais que notre manieur de ciseaux s’apprêtait à batifoler dans le jasmin. Parce qu’en effet, ce ci-devant conseiller municipal parisien, s’en est allé en Tunisie, ces derniers jours. Il est parti, – la tête pleine de rêves de Palais d’hiver et de matelots de Kronstadt-, faire un tour, accomplir un peu de tourisme révolutionnaire, humer le jasmin, se pavaner et se rouler dans les effluves étourdissants de la « révolution arabe ».

Enfin, l’imminence de la révolution était à nouveau en état de marche

Question à cinq sous à notre élu parisien : Dîtes- moi, monsieur Corbière, est-ce que c’est beau et enthousiasmant, la révolution « Ghannouchi » ? Ça fait quoi, la révolution-Ennhada ?

Mais peut-être, qu’ayant feuilleté Trotski et lu en diagonal son ouvrage « Bilan et perspective », relatant la révolution  russe de 1905, notre conseiller de Paris va-t-il nous expliquer : qu’en Tunisie, Ghannouchi et son parti ne sont qu’une version tunisienne du Pope Gapone, une phase, et qu’il faut attendre la suite.

Gapone, vous savez, c’était un prêtre orthodoxe. C’était un prêtre qui organisa des syndicats ouvriers légaux, avec la coopération de Zoubatov, un colonel  de la gendarmerie du Tsar.

Gapone, comme Ghannouchi, était un homme de religion. La comparaison s’arrête là.  

Gapone, certes, c’était un homme de religion, mais un homme de religion  qui appellera le peuple dans la rue où il recevra la mitraille. il adhérera aussi à un des partis de la première révolution russe.

Gapone, c’était un homme de religion, mais comme ses devanciers français -qu’on appellera « les curés rouges »- c’était un homme de religion, mais qui ne redoutait pas l’organisation du peuple travailleur. Il reconnaîtra d’ailleurs les vertus éminentes du Conseil des députés élus se réunissant quotidiennement avec les représentants des partis ouvriers et démocratiques, pour former le soviet.

Gapone était un homme de religion, comme Ghannouchi,

Mais il ne s’opposera pas aux délégués élus par les ouvriers et les ouvrières des usines

Et il ne défendait pas l’infériorité juridique des Juifs

Ses initiatives, à ce prêtre, ouvriront la première révolution ouvrière à l’échelle d’un immense empire, précisément avec la formation des soviets de députés élus des ouvriers.

Alors, monsieur le censeur, ci-devant élu parisien : Il dit quoi, Ennhada-Ghannouchi, des initiatives de l’UGTT pour que se constituent des Comités locaux émanant directement de la population ?

Quel organe de souveraineté populaire favorise-t-il, l’homme de la dictature de la charia ?

Notre ex terrible bolchevik de terrasses de cafés estudiantins  et de commissions ad-hoc de l’UNEF indépendante et démocratique, nous racontera : comment le « gaponisme » d’Ennhada n’est pas à redouter et ne doit pas être combattu en tant que fascisme pur et simple, qu’il ne doit pas être considéré comme une contre révolution active, malgré les attaques de cinémas et de synagogues, malgré l’abolition des lois bourguibistes favorisant l’émancipation des femmes… J’aimerai bien lire ces réponses précises à ces questions précises.

Une question encore, à notre bolchevik perdu au sein de la municipalité parisienne : est-il allé humer le jasmin révolutionnaire, avec son épouse ?

Respectueux des particularités ennhadistes de la « révolution arabe », -notre dur de dur, n’hésitant pas à dicter ce qu’il y avait lieu de faire, à la molle mairie bourgeoise du 16ème arrondissement- s’est-il promené dans les rues tunisiennes, avec sa compagne portant poliment le hijab ?

Pour mettre un pied ou deux dans les vagues tunisiennes, s’accoutrera-t-elle d’un burkini ?

S’est-il réjoui des résultats du vote « libre » des Tunisiens ?

Vote « libre », dicté par ce chantage : ou Ennhada peut diriger et donner le contenu charia de la constitution, ou ça ne se passera pas bien, mais alors pas bien du tout ! Souvenez-vous des années de plomb en Algérie, diront les hommes d’Ennhada…

Le peuple tunisien sort-il d’une dictature corrompue, « gamellarde », pour devoir se donner à une dictature totalitaire moyenâgeuse, pour s’offrir, pour un demi siècle au moins, à un khomeynisme à la mode tunisienne ?

Est-ce cela une « révolution arabe » ?

Les faits sont là, et plutôt inquiétants.

 Au moment où j’écris ces lignes, Ennhada dispose de huit des dix huit sièges de constituants parmi les Tunisiens de l’étranger. A Sfax, seconde grande ville du pays, l’islamisme à masque humain décomptait 40% des suffrages. Quinze sur trente neuf sièges de cinq circonscriptions lui étaient acquis.

Tout va bien Monsieur le marquis. Tout va bien Professeur Pangloss, la « révolution arabe » éclaire le monde…

Révolutions arabes, révolution lybienne…

Une autre question à notre piquette intellectuelle qui se prend tout à la fois, pour Babeuf, Marx, Trotski, Bakounine, Lénine, Rosa Luxembourg, Staline, Pol Pot et Castro et peut-être pour Chavez, l’ami de Kadhafi : vous qui allez en Tunisie faire du terrible tourisme révolutionnaire, y avez-vous entendu parler de Mustapha Abdel Jalil ? Non ?

Vous m’objecterez qu’il n’est pas tunisien le bougre. En effet, il n’est pas tunisien.

Avez-vous pris connaissance de sa déclaration du dimanche passé, selon laquelle : « la charia va devenir la base de la constitution lybienne. La polygamie, -interdite sous Kadhafi-, étant rétablie» ?

Révolution, Liberté, en votre nom, que d’ignominies, que d’actes contre-révolutionnaires ?!

Un petit rappel, cet homme, Jalil, avant d’être un des principaux chefs du CNT, fut cet odieux procureur lybien qui condamnera les infirmières bulgares, après les avoir harcelées pendant des semaines.

On voit que les preuves de son démocratisme et celles du CNT sont avérées

La « révolution arabe » est entre de bonnes mains. La Démocratie en Lybie, en tant qu’outil de progrès social, est elle aussi en de bonnes mains. Surtout, pas d’inquiétude à avoir. Dormez bien, bonnes gens ! Dormez bien. C’est un conseiller révolutionnaire de Paris qui vous le dit.

Alain Rubin

PS

Un autre Pangloss monte au créneau de la défense de la « révolution Ghannouchi ».

Faut-il s’en étonner ? C’est le quotidien parisien du soir, vous savez, le quotidien de « référence ».

On peut y lire un article qui aurait parfaitement eu sa place dans le quotidien l’Humanité  de 1934-1936. Le journaliste y procédant à un amalgame typiquement vychinskiste, par sa présentation et ses conclusions concernant Nathalie Arthaud et Marine Lepen.

Ces deux personnes, membres respectivement du Front National et de Lutte Ouvrière, seraient coupables de s’inquiéter et … d’observer un basculement de la « révolution lybienne » vers l’islamisme.

Pour le quotidien de référence, dont les journalistes n’ont jamais entendu parler des pogroms contre les noirs de Lybie et qui sont tout à fait rassurés par la déclaration de l’ancien procureur au procès des infirmières bulgares-, c’est une convergence fâcheuse.

AR

*1 C’est sous cette épithète poétique et sympathique, que les fanatiques et « savants » interprètes des hadiths (ce qui tient lieu de Talmud au coran), parlent des Juifs (al Yahoud en arabe).

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