Dix ans après les émeutes de 2005, c’est bien pire !

Publié le 26 octobre 2015 - par - 14 commentaires - 1 013 vues
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complices-pour-le-oui-en-2005En 2005, la France connaissait un climat de guerre civile généralisée après la mort accidentelle de deux jeunes immigrés soupçonnés de vol, voulant échapper à la police.

Nul besoin d’être un sociologue averti pour faire le bilan, dix ans plus tard,  de cette gravissime insurrection qui avait enflammé les grandes villes de France. Quand il s’agit d’analyser l’échec de l’intégration, tout sociologue ne reconnaît qu’un seul coupable, la société, et une éternelle victime, l’immigré. Avec un tel constat érigé en postulat incontournable, difficile de débattre objectivement sur tout ce qui touche à l’immigration, surtout quand la situation tourne au désastre.

Echec scolaire, chômage, pauvreté, déracinement, racisme anti-immigrés et délit de faciès, sont le vocabulaire habituel des médias pour expliquer le naufrage des banlieues. Mais autorité de l’Etat, respect des lois, valeurs républicaines, travail et goût de l’effort, sont des mots strictement inconnus de nos apôtres de l’immigration de masse.

On a donc culpabilisé l’Etat et surtout la police, alors que chacun sait que si les deux victimes avaient été de jeunes Français de souche, il n’y aurait jamais eu d’insurrection. Qui, chez nos élites bien-pensantes, se serait soucié de la mort de deux jeunes inconnus ? L’objectivité n’est pas la vertu première de ces donneurs de leçons, c’est une évidence. Mais revenons aux évènements.

Rappel des faits. Pour venger la mort des deux adolescents électrocutés accidentellement, des dizaines de jeunes incendient véhicules et bâtiments  publics à Clichy-sous-Bois. Le feu se propage si vite dans les banlieues des grandes villes, que le gouvernement instaure un couvre-feu. Mais rien n’y fait et la situation dégénère. Près de 12.000 policiers et gendarmes sont mobilisés nuit et jour. Certains essuient des tirs à balle réelle. Finalement, Dominique de Villepin, qui se refusait à parler d’émeutes mais seulement de “mouvements sociaux”, finit par décréter l’état d’urgence le 9 novembre. Le calme revient peu à peu le 17 novembre. Le bilan est lourd. 10000 véhicules incendiés en trois semaines. 300 bâtiments détruits ou endommagés. 6.000 interpellations. 274 communes touchées.

Dix ans plus tard, où en est la situation ? Le moins qu’on puisse dire est que l’image déplorable que véhiculent les banlieues ne s’est guère améliorée. Pour 79% des Français elles sont “pauvres”, “mal entretenues” et “communautarisées”, selon un sondage paru le 25 octobre. Pire, en dix ans les islamistes ont pris le contrôle de certains quartiers, notamment des commerces de proximité devenus halal. Les imans radicaux, républicains de façade, tissent leur toile avec le succès que l’on sait, puisque 2.000 Français sont partis combattre sous la bannière de l’Etat islamique. Il n’y a plus d’ordre républicain. François Hollande ment effrontément quand il ose déclarer qu’il n’y a pas de zones de non droit dans la République. Il est dans le déni absolu des réalités, posture irresponsable lourde de conséquences. Les quartiers sont dorénavant soumis à la loi des imams et à la loi des caïds qui s’adonnent aux trafics en tout genre, y compris les armes de guerre. C’est le règne de la violence au détriment du droit. La lâcheté des gouvernants, qui se refusent à rétablir de force l’autorité de l’Etat, fait le lit du terrorisme.

Comme le dit si bien Malek Boutih, “10 ans après, ce ne sont plus des émeutiers, ce sont des terroristes”. Propos réalistes mais politiquement incorrects, qui vaudraient la peine maximale devant le tribunal de la pensée, si un autre que lui les avait prononcés !

Cette situation qui ne cesse de s’aggraver, prouve que l’UMPS n’a pas de solution et se contente de faire le dos rond en attendant l’explosion. Pour ces fossoyeurs de la République, il n’y a ni communautarisme, ni crise identitaire, ni risque de dislocation de la société. Tout n’est que fantasme savamment entretenu par la “fachosphère”. Au lieu de fermer les frontières et de rétablir l’ordre républicain, nos élus ne cessent d’ouvrir les vannes de l’immigration, comme ils viennent de le faire en acceptant les quotas de migrants. Devrons nous accueillir 200000 migrants supplémentaires, ce qui doublerait les chiffres actuels, alors que même la riche et puissante Allemagne commence à douter de ses capacités d’accueil ?

Depuis quarante ans, tous les plans banlieues et toutes les politiques de la ville ont échoué malgré les dizaines de milliards engloutis. Selon un sondage Harris paru en février 2015, seulement 10% des français pensent que la politique de la ville a porté ses fruits. La grande majorité pense au contraire, que c’est un puits sans fond.

Mais le pire est devant nous. Si une nouvelle insurrection devait éclater, les forces de police seraient incapables d’y faire face. “C’est simple, nous n’avons pas les moyens humains et matériels”, déclare le responsable d’un syndicat de police.

“On sait que ça va péter et que les prochaines émeutes seront beaucoup plus violentes que tout ce que nous avons connu”, déclarent les policiers.

Comme disait déjà Le Pen père il y a trente ans, “Vous n’avez encore rien vu de ce qui vous attend”.

Mais dormons tranquilles, nos responsables veillent sur le peuple de France.

Sarkozy n’a rien trouvé de mieux que de supprimer 10.000 postes de policiers en 2010 et François Hollande vient de déclarer “qu’il n’y a pas de quartiers perdus dans la république”. C’est bien le signe que tout va bien…

Jacques Guillemain

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guillemain

Merci pour vos réflexions

Patricia

C’est à propos de la photo de ces 2 traitres… C’est insupportable de les voir rire de la sorte, tandis que nous le Peuple, nous souffrons de jour en jour d’avantage, tout en étant dépossédé de tout bientôt, en plus du reste : – notre Pays, nos traditions et savoir-vivre et bien sûr, notre Histoire. Au fait, il paraîtrait (et c’est à vérifier!) que Sarko a fait retirer de la Constitution l’article concernant « La Haute Trahison. » Je ne sais pas ce que vous en pensez… en tant de guerre, on fusillait bien les traitres, non?! Sarko… bon je comprends :… lire la suite

Pivoine

« “On sait que ça va péter et que les prochaines émeutes seront beaucoup plus violentes que tout ce que nous avons connu”, déclarent les policiers. D’autant qu’ils ont accumulé tout un arsenal (kalachnikovs, armes de guerre), bien planqué dans les caves, et curieusement, les crevures qui nous gouvernent n’ont donné aucun ordre pour perquisitionner et saisir toutes ces armes… « Comme disait déjà Le Pen père il y a trente ans, “Vous n’avez encore rien vu de ce qui vous attend”. » Dire qu’en 2002, ils avaient l’occasion de tout changer… mais ces abrutis d’électeurs ont voté, à 82 %, pour le… lire la suite

Patricia

Oui! Maintenant, il ne faut plus attendre les échéances des élections… car pendant que nous attendons, la situation se dégrade, de jour en jour.

angora

pourtant au moment du massacre des charlie hebdo(que je n’aime pas) ils avaient une occasion révée de faire des perquiz et le peuple aurait approuvé.
au lieu de ça padamalgam,fopastigmatiser et blabla.
oui ils sont complices du surarmement des banlieues.

Patricia J.

J’y étais en novembre 2005, au cœur des « émeutes » à l’intérieur de l’œil du cyclone… dans un quartier sensible lors des émeutes. Dans le quartier sensible des Mézereaux à Melun. J’étais veuve depuis alors presque 6 ans et j’y suis restée pendant 10 ans, avant de pouvoir en partir et être « exfiltrée » si je puis dire, par un ami. Mon époux était à l’E.N. et nous habitions dans un logement pour fonctionnaire de l’E.N., car il exerçait dans un collège non loin de là. Evidemment, pour en sortir, je n’ai eu aucune aide des Administrations ni de la Mairie, etc.… lire la suite

Patricia

Il y a aussi le Père Boulard, Jésuite en Egypte, sur YouTube, qui nous prévient de ce qui nous attend, ici en Occident, si nous continuons à dormir et à nier le réel.

BALT

Bravo pour votre commentaire Patricia J et bravo pour votre détermination . Plutôt mourir que de se soumettre! ( Mais pourquoi mourir , c’est aux autres à mourir ). Merci à Jacques Guillemain pour son article .

Patricia

Oui, bien sûr : je ne veux pas mourir! Ce que je veux dire et merci de m’aider à le formuler ici : il est toujours possible de tuer mon corps… mais, personne ne peut me voler mon âme. Je veux dire que jusqu’au bout, j’ai le choix, nous avons le choix, la liberté intérieure de dire OUI ou NON, devant une situation. A quoi bon vivre dans une vie qui ne fait plus sens?! Et, comme vous l’avez compris, le système m’a tout pris, à la mort de mon époux… socialement, je suis morte. Je ne suis apparemment qu’une… lire la suite

Patricia

Une autre citation de ce même Sage indien :
« Lorsque l’islam passe, c’est le désert qui pousse. »

Patricia

Erreur.
La citation exacte est :
« Lorsque l’islam passe, c’est le désert qui s’installe. »

Philippe Legrand

Non seulement la police ne saurait contenir une insurrection mais l’armée non plus. Voir ici le témoignage du Général de Division Desportes: http://www.lesechos.fr/industrie-services/air-defense/021431526984-general-desportes-au-rythme-actuel-larmee-francaise-sera-bientot-epuisee-1169319.php

guillemain

Merci pour cette précision.
En effet ce témoignage en dit long sur le délabrement de nos forces armées.

Patricia J.

Merci, Philippe pour le lien. J’ai dans l’idée que le projet est de remplacer, peu à peu et en grande partie, l’armée régulière française, par des mercenaires : une armée privée au service des politicards, comme c’est déjà le cas aux Etats-Unis. D’autre part, à un moment donné, il faut savoir dire NON. C’est ce qu’à fait en son temps, le Général de Gaulle… pour organiser un début de résistance à Londres. Ne pas oublier qu’il était condamné à mort par contumace! Ces Messieurs, de l’armée, de la Police et de La Gendarmerie devront choisir entre défendre Le Peuple de… lire la suite