Dolomieu : le « djeune » assassin est en larmes, mais Hugo est mort…

Publié le 5 août 2014 - par
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Ri7taubira vengeresse 001« Dolomieu : les aveux d’un braqueur paniqué »

Titre le Figaro en Une relayé,

Sous la plume d’une Angélique Negroni signé

Qui a cru bon le terme de « jeune » rajouter,

Avec, l’on sait, une parfaite objectivité :

C’est qu’il ne faudrait pas errer et s’égarer,

La valeur n’attend pas le nombre des années.

Le pauvre hère est victime de notre société

Et nous devons sur son sort nous apitoyer.

Il était avant tout enfant de divorcés

Ce qui a dû certainement le traumatiser.

Il n’a que 19 ans, c’est un fils d’étrangers,

Sans aucun doute multiples fois stigmatisé.

Il a déjà été par deux fois condamné

Et d’un sursis avec épreuve faisait l’objet,

La justice Taubira l’aura exonéré,

Ces taches indélébiles devant être effacées.

Il exprime des regrets et il a même pleuré,

Comment ne pas à son égard, avoir pitié ?

Il traînait dans les bars mais comme d’autres l’ont fait

Quelques broutilles avec la loi, des démêlés.

Pov chou, c’est dramatique ce qu’il t’est arrivé

Ce n’était qu’un braquage qui a fort mal tourné.

Menfin, il s‘agissait d’un vol à main armée,

Pour lequel les préparations vous ont manqué,

C’est vrai quoi, ces choses là doivent être planifiées.

Ta « silhouette juvénile » presque t’excuserait

Puis, c’est l’autre qui a refusé d’obtempérer

Te contraignant ainsi à descendre l’escalier

Sous sa menace, tu fus obligé de tirer,

C’est que le bougre a continué à avancer

Bien que tu lui aies intimé de s’arrêter.

Failli prendre un mouchoir en lisant son portrait,

Ô combien pathétique, finement ciselé,

Il m’en faut peu pourtant, à une larmichette près…

Angélique, ton prénom vaut tous les résumés.

Pour ceux qui n’ont suivi, je rappelle les faits,

Un braquage, où un homme voulant s’interposer,

En tuerie et en bain de sang s’est terminé,

Un homme est mort, Hugo, pour avoir résisté,

Pour six cartouches de cigarettes, « fumer peut tuer ».

Le tueur a reconnu être auteur du méfait

Et la pleureuse en chef vient de le dessiner.

Un mot pour la victime lâchement assassinée ?

Que nenni, la compassion va au meurtrier.

Une telle mansuétude vaut de m’interroger…

Si c’est ça ce pays où criminels actés

Peuvent bénéficier d’une clémence avérée

De tous ceux qui doivent l’information restituer,

Doit-on, patrie du roi Ubu, le renommer?

Oreliane

 

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