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Donald Trump a raison de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël

Jérusalem, ville de tous les conflits et de toutes les convoitises depuis 4000 ans.

Une fois de plus, Donald Trump, en reconnaissant Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu, n’a fait qu’appliquer son programme, bien décidé à renverser la table pour en finir avec la culture de l’échec qui sévit au Moyen-Orient depuis des décennies.

Réaction de toute la planète ? Sacrilège ! Emotion générale.

Mais ce qui est admirable, chez Trump, c’est sa sérénité en toute circonstance.

190 Etats dénoncent sa décision ? Quelle importance ?

Evidemment, il est plus facile de tenir tête à la planète entière quand on est l’homme le plus puissant du monde que quand on dirige un confetti du Pacifique.

Avec un PIB égal au quart du PIB mondial, et chef d’une armée plus puissante que toutes les armées du monde réunies, Trump peut laisser aboyer la meute.

Mais la ténacité de Trump  n’en reste pas moins un atout politique majeur.

Evidemment, pour les leaders européens, véritables rois fainéants  avachis et sans courage, un président volontaire qui tient ses promesses et secoue le cocotier, c’est la bête noire.

Aucune ville au monde n’a connu autant de péripéties et de tragédies que Jérusalem au cours de son histoire.

Tour à tour égyptienne, babylonienne, perse, hellénique, romaine, arabe ou turque, théâtre des croisades, elle est cependant bien la capitale du peuple juif depuis 3000 ans.

Toutes les fouilles archéologiques récentes le prouvent. Jérusalem est juive depuis que David y fonda son royaume, environ 1000 ans avant J.C.

C’est une vérité incontournable.

Les Arabes ne l’ont conquise qu’en 735 après J.C.

Par conséquent, je ne vois pas pourquoi Trump n’aurait pas le droit de faire cause commune avec Israël en déclarant Jérusalem capitale de l’Etat hébreu et en y tranférant l’ambassade américaine depuis Tel-Aviv.

Il ne fait que mettre en œuvre la loi sur le transfert de l’ambassade, votée en 1995 à une large majorité par le Congrès, mais jamais appliquée.

De plus, la Knesset et le gouvernement israélien siègent à Jérusalem, pas à Tel-Aviv. Pourquoi nier la réalité ?

Voilà 22 ans que les présidents américains n’ont pas le courage d’appliquer cette loi. Trump, lui, n’a pas peur de décider seul contre tous.

La partie Est de Jérusalem, fut annexée par Israël en 1967 après la guerre éclair de 6 jours. La Jordanie restant gardienne des Lieux Saints.

Qui avait déclenché les hostilités ? Les pays arabes. Il en fut de même en 1973.

Ensuite les Lieux Saints, tous situés dans la vieille ville, garderont leur statut garantissant la liberté de culte aux musulmans, chrétiens, arméniens et juifs.

Il est mensonger de dire que Trump saborde le processus de paix. Au contraire.

Il n’a rien contre la création de deux Etats. Le choix appartient aux Juifs et aux Palestiniens.

Rappelons que lors du partage de la Palestine en 1947, les Arabes ont refusé la présence d’un Etat juif et rejeté la résolution de l’ONU que les Juifs ont acceptée..

Par conséquent, les Palestiniens paient aujourd’hui le prix de leur intransigeance.

Depuis les accords de paix de Camp David en 1978, puis ceux d’Oslo en 1993, on n’a pas avancé d’un pas. Cela va durer jusqu’à quand ?

Mahmoud Abbas veut bien reconnaître le droit à l’existence d’Israël mais pas en tant qu’Etat juif. Et son rival, Mohamed Dahlan, est encore plus raide.

Quant au Hamas, il ne reconnaît rien, bien qu’il ait signé un accord de réconciliation avec le Fatah, le 12 octobre 2017 au Caire.

Israël l’a toujours dit. Quand les pays arabes , les Iraniens, le Hamas, le Fatah, le Hezbollah, reconnaîtront sans restriction le droit à l’existence d’Israël, la paix règnera.

En attendant, il va y avoir des turbulences. Mais il est vain d’accabler Trump.

Car la balle est dans le camp arabe et palestinien depuis 70 ans.

La solution de deux Etats parait la plus sage.

Mais envisager, comme le fait Emmanuel Macron, que Jérusalem devienne capitale des deux Etats, qui sont comme chien et chat, est une option aberrante.

D’ailleurs, MBS, le lucide et fougueux prince héritier saoudien, propose la ville palestinienne d’Abou Dis, proche de Jérusalem, comme capitale du futur Etat palestinien.

La sagesse venue d’Arabie, voilà qui a de quoi surprendre, mais qui semble prometteur !

Jacques Guillemain