Donald Trump reconnaît l’état de guerre secrète menée par la Chine communiste

Publié le 2 juin 2020 - par - 7 commentaires - 802 vues
Share

Le Monde : « Entre la Chine et les États-Unis, l’heure est désormais à la guerre froide ». La Chine veut imposer sa loi sur la sécurité à Hongkong ! Donald Trump a acté cette réalité de guerre secrète en multipliant les gestes de défiance vis-à-vis de Pékin. Le président des États-Unis va lancer le processus de révocation des exemptions accordées à Hongkong, du fait de la remise en cause de son statut spécial par les autorités chinoises. « Cette décision aura un impact sur l’ensemble des accords que nous avons avec Hongkong », a assuré Donald Trump, qui a qualifié de « tragédie pour le peuple de Hongkong, pour la Chine, et pour le monde entier » les atteintes contre l’autonomie concédée en 1997 par les autorités chinoises, lors de la rétrocession du territoire à la Chine par la Couronne britannique. Cette autonomie devait perdurer un demi-siècle. Pékin « n’a pas tenu sa parole », a dit le président après le feu vert donné à une loi de sécurité nationale par le Parlement chinois. « La Chine communiste a remplacé sa promesse « un pays, deux systèmes« , par « un pays, un système » « , a-t-il ajouté. Comme auparavant l’URSS, la Chine communiste a mis la main sur l’OMS et infiltré diverses institutions de l’ONU. Donald Trump a mis à exécution ses menaces de couper les liens avec l’OMS du fait des relations de l’agence onusienne jugées trop étroites avec la Chine communiste !

Donald Trump a suivi Tom Cotton pour sanctuariser la recherche universitaire vitale aux États-Unis en décidant de suspendre l’entrée de « ressortissants de la Chine (comme auparavant l’URSS) identifiés comme risques potentiels à la sécurité ». Tom Cotton juge que des étudiants se livrent à des activités d’espionnage. La moitié des 370 000 étudiants chinois présents aux États-Unis suivent des études scientifiques.

Jean-François Revel, dans Comment les démocraties finissent, note que pour certains spécialistes des problèmes stratégiques et des questions d’espionnage, on a l’impression que, dans leur esprit, le danger soviétique est une sorte d’inconnaissable, dont il faut concéder la possibilité aux imaginations visionnaires !

« Aussitôt l’expert glisse dans des considérations où la menace soviétique se dissipe au profit de peurs ou de délires inexplicables. Dès lors qu’on gomme l’objectif de la sécurité, les discussions semblent absurdes. L’objectif de la sécurité étant supprimé de la réalité des faits, il ne reste que des gesticulations pitoyables.

« De même, au sujet des transferts technologiques à l’URSS susceptibles d’applications stratégiques, on connaît l’opposition des Européens et des firmes américaines à toute restriction de la partie officielle de ces transferts. Il en est de même de la résistance aux mesures de précaution qui devraient être prises pour freiner la partie cachée de ces transferts qui résulte de l’espionnage industriel et du pillage technologique.

« En novembre 1982, un rapport dû à une sous-commission du Sénat des États-Unis a révélé toute l’étendue de ce pillage et, surtout, du parti qu’en avait tiré l’armement soviétique, en particulier dans les domaines de l’électronique et des lasers. Les Soviétiques ont pu ainsi combler en grande partie leur retard sur les technologies américaines et européenne ou japonaise par le plus vieux moyen du monde : le vol. Loin de se confiner dans des rapports de commissions d’enquête parlementaires, les informations sur cette forme de guerre secrète parviennent fréquemment au public par les soins de la presse, des deux côtés de l’Atlantique.

« Lorsqu’au début 1982, le gouvernement fédéral demanda aux universités américaines de gauche de limiter les visites de missions scientifiques soviétiques dans leurs laboratoires de recherche et de ne pas laisser les émissaires du KGB, fussent-ils savants, étudiants ou ingénieurs, circuler librement dans leurs locaux, cette requête provoqua une protestation et un refus de la communauté scientifique américaine. Cette communauté de gauche refusa de différer la publication de découvertes susceptibles d’applications militaires. En vain, le gouvernement a fait valoir qu’on assistait à une authentique hémorragie de la technologie du pays et que les progrès militaires soviétiques se fondaient presque tous sur des travaux de savants américains. Rien n’y fit. Les remèdes contre le pillage, et non pas le pillage lui-même, violaient l’esprit d’ouverture » ! ! !

Trump a demandé à son administration d’examiner les pratiques des entreprises chinoises cotées sur les marchés financiers des États-Unis afin de protéger les investisseurs américains :

« Les sociétés d’investissement ne devraient pas soumettre leurs clients aux risques cachés et inutiles présentés par des entreprises chinoises qui ne jouent pas selon les mêmes règles. Les Américains ont droit à un traitement équitable et transparent ».

slate.fr : Tout ce qui concerne Taïwan a le don de susciter la convoitise des dirigeants de la Chine communiste. Le Premier ministre chinois Li Keqiang l’a montré le 22 mai lors de son discours d’ouverture de la session annuelle de l’Assemblée nationale populaire. À la différence des propos officiels prononcés à Pékin depuis une vingtaine d’années, il n’a pas évoqué une réunification pacifique de Taïwan avec la Chine. Il n’a parlé que de réunification, sans prononcer le mot pacifique. De quoi penser que Pékin envisagerait d’imposer une réunification par la force. Le régime communiste totalitaire voudrait imposer l’absorption de Taïwan par la Chine communiste sous le principe mensonger « un pays, deux systèmes ». Ce principe est mis à mal à Hong Kong par la loi sur la sécurité qui traduit la mainmise grandissante du pouvoir communiste totalitaire ! La loi sur la sécurité nationale veut interdire à Hong Kong la trahison, la sécession, la sédition (et) la subversion ! ! !

Le désir de contrôler Taïwan est exacerbé par l’affaire de l’incurie et des carences scandaleuses de la Chine communiste face au Coronavirus. Les responsables de la santé de Taïwan ont, dès le 31 décembre, vainement tenté de prévenir l’OMS qu’un virus à risque de transmission interhumaine était apparu à Wuhan.

Pour autant, Taïwan n’a pas récupéré la place qu’elle souhaiterait dans l’Organisation mondiale de la santé. De 2009 à 2017, les responsables de la santé du pays disposaient d’un statut de simples observateurs à l’OMS, perdu sur insistance de la Chine communiste afin de marginaliser Taïwan et l’exclure de l’OMS ! Les

États-Unis s’en sont mêlés et Donald Trump a annoncé la suspension de la contribution américaine à l’OMS qu’il juge aux mains du régime chinois. Le 12 mars, le Sénat américain a voté à l’unanimité un texte en faveur de la restauration du statut d’observateur de Taïwan. Et le 6 mai, le secrétaire d’État américain Mike Pompeo s’est adressé aux dirigeants de l’institution en ces termes : « Je vous appelle à inviter Taïwan, comme vous en avez le pouvoir, et comme l’ont fait vos prédécesseurs à de multiples reprises. » Le politicien corrompu Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS installé par la Chine, a refusé que Taïwan soit invité.

Pékin s’est évertué à bloquer la présence de Taïwan sur la scène internationale. Neuf États dans le monde, dont le Vatican, ont encore des relations diplomatiques avec Taipei. Depuis trois ans, sept États dont le Burkina Faso, le Salvador, le Panama ou la République dominicaine ont, tour à tour, rompu leurs relations diplomatiques avec Taïwan pour être reconnus par la Chine communiste. En 2019, les îles Salomon et les Kiribati ont fait de même. Le ministre taïwanais des Affaires étrangères, Joseph Wu, avait dit que le Salvador et le Panama réclamaient des financements colossaux pour développer des infrastructures portuaires. Taïwan considérait que ces projets étaient économiquement démesurés. Pékin avait aussitôt proposé de les financer !

Barthélémy Courmont : Le plan secret de la Chine pour restaurer son image et gagner la bataille de la propagande. La Chine communiste a identifié les bienfaits d’une stratégie de soft power pour améliorer son image. L’agression de Hong Kong par la Chine communiste est une question de politique intérieure et la non-ingérence s’impose. La Chine est critiquée pour l’influence qu’elle exerce sur les organisations internationales, l’OMS en particulier. Les relations entre l’OMS et Pékin sont troubles et suscitent des critiques. C’est l’effet d’une Chine communiste voulant mettre la main sur le système-monde et les instances qui le gouvernent !

Johan Rivalland : Lire La Chine conquérante, de Jacques Gravereau. Pour comprendre la Chine, il faut raisonner sur le temps long en replaçant la Chine communiste d’aujourd’hui dans sa continuité historique.

L’arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping a montré la manière dont la Chine s’est imposée rapidement au niveau mondial en tant que puissance économique. Depuis que la Chine communiste a fait irruption dans le champ géopolitique mondial, rien n’est plus comme avant. Jacques Gravereau note l’horreur écologique chinoise (qui n’a pas grand-chose à envier à l’URSS du temps de Tchernobyl), la gangrène de la corruption, la production gigantesque de normes (la plupart du temps non appliquées) par une bureaucratie pléthorique, les procès à grand spectacle, les privilèges réservés aux nomenklaturas, le pillage des ressources et les trafics de toutes sortes, les migrations énormes, les multiples faces cachées de la Chine en particulier rurale.

La situation des miséreux et des laissés-pour-compte concerne des centaines de millions de gens !

Sans oublier les terribles scandales sanitaires (dont l’épisode du SRAS déjà en 2002) et l’absence de transparence. Ces scandales sanitaires ne sont qu’un éternel recommencement en Chine communiste.

La situation économique réelle de la Chine communiste d’aujourd’hui est marquée par la croissance artificielle dopée par un endettement faramineux, les statistiques bidon, les mensonges, les revenus occultes.

Contrairement aux européens, Trump a refusé de jouer les naïfs. Façon d’insinuer que les naïfs sont les Occidentaux face à la suprématie convoitée par la Chine communiste. Les buts de la Chine communiste demeurent les mêmes : manœuvrer en vue de dominer les économies en Europe de l’Ouest. Selon les règles immuables de la diplomatie communiste, des concessions doivent être extorquées d’avance aux Occidentaux, en échange de promesses que la Chine communiste n’aura aucune raison de tenir pour démontrer sa volonté de paix. Ainsi, nombre de voix autorisées, comme on dit pour désigner les dupes professionnelles, se sont hâtées de conseiller d’interrompre tous les programmes de défense de l’Occident et de l’Otan.

Et elles se sont indignées de ce que Trump puisse en décider autrement. Pour ces conseilleurs indignés, l’Occident devrait se soumettre à l’hégémonie de la Chine communiste. Le fait est que tous les programmes de défense de l’Occident sont menacés après chaque élection par chaque renversement de majorité, chaque substitution d’un président ou d’un Premier ministre à un autre, ce qui ne se passe jamais dans les pays totalitaires comme la Chine communiste. L’obnubilation de l’esprit d’ouverture de l’Occident s’explique par l’incapacité occidentale de comprendre le système communiste. Ce système totalitaire se fonde sur la continuité, non sur l’alternance. Le maintien de la dictature exprime la vraie continuité communiste.

Si on en croit Jean-François Revel, dans Comment les démocraties finissent, la terreur stalinienne ne pouvait poursuivre le massacre au sein de la Nomenklatura sans détruire, à la fin, le système du pouvoir tout entier. De même, le délire maoïste de la révolution culturelle, plongeant la Chine dans le chaos et la ruine économique, allait provoquer l’écroulement du communisme chinois. On sait les limites des libéralisations des régimes communistes. Elles sont allées jusqu’au point où il fallait aller pour sauver le système communiste.

L’Occident voit tout à travers les yeux de la démocratie ce qui le conduit à projeter à tort ce régime sur les systèmes totalitaires ! Voyant partout la démocratie, l’Occident sous-estime la persistance des fondations du régime communiste. L’Occident a cru que le communisme changerait de fond en comble en Chine à la mort de Mao pour déclarer désormais périmées toutes les analyses existantes du totalitarisme ! Interprétant faussement la nature du système communiste, les démocraties se mettent dans la tête qu’il leur faut à tout prix faire des concessions, alors qu’il leur faudrait analyser froidement les rapports de force !

Les signes de bienveillante ouverture de l’Occident à la Chine communiste relèvent de l’opiniâtreté absurde que mettent les occidentaux à se soumettre ! En même temps, la défense de Taïwan devient une menace et une agression pour la Chine communiste et tout rétablissement de l’équilibre des armements de la part de Taïwan serait une menace de guerre ! C’est pourquoi la Chine communiste menace la France à propos des frégates de Taïwan ! Opex360, les crises : « La Chine exhorte la France à annuler un contrat estimé à 800 millions de dollars taïwanais [24 millions d’euros] pour moderniser les frégates de Taïwan. »

En avril, le ministère taïwanais de la Défense a confirmé une information révélée par la presse selon laquelle il envisageait de moderniser les systèmes lance-leurres AMGL-1C Dagaie Mk2 installés à bord de ses six frégates légères furtives [FLF] de la classe La Fayette, acquises au début des années 1990, dans des conditions qui défrayèrent la chronique avec l’affaire dite des frégates de Taïwan. « Le système de lance-leurres des frégates de classe Kang Ding [classe La Fayette, ndlr] de la marine peut efficacement améliorer la survie des navires face à la menace des missiles ennemis« , a justifié le ministère, sans donner plus de détails.

La menace comminatoire fulminée par la Chine communiste vise à effrayer les gens mal informés et à fournir des arguments aux pacifistes et aux partisans du désarmement unilatéral de Taïwan et contre tous les programmes de défense de l’Occident dans son entier, sauf la Russie, et notamment de l’Otan.

Si toutes les menaces de la Chine communiste sont un nouvel exemple des pressions chinoises impudentes, elles sont d’une si outrancière grossièreté qu’elles ne rencontrent qu’un succès médiocre ! Et elles ne plaident pas en faveur de la finesse de la diplomatie communiste chinoise qui se compose d’un éternel mélange de menaces, de chantages, d’intimidations et d’exigences de concessions occidentales.

Alors, que peut-on attendre de ces gens-là, tous ces communistes menaçant l’Occident ?

Tout ça va mal finir !

Thierry Michaud-Nérard

Print Friendly, PDF & Email
Share
Notifiez de
joseph d arimathie

article un peu brouillon , un peu confus ; bref pas clair et bien long ….

sultana

absolument fascinant!! à lire absolument , c’est une analyse remarquable et parfaitement réaliste, en plus étayée par tous les entonnements actuels !!

Paskal

Une analyse que Raffarin ne doit pas partager !

ISWT

Question incurie sur la gestion du coronavirus Trump n’a rien à envier aux chinois.

Airvoyant

Qu’est-ce que tu nous chantes ? C’est aux gouverneurs des Etats de prendre les bonnes décisions. Pourquoi crois-tu que les états démocrates ont le plus haut taux de létalité !

Pr Cooper

C’est complètement faux.

sultana

on est loin de « l’incurie » et du coronavirus ! le problème dépasse largement ça . votre haine de Trump vous aveuglera toujours