Donner tort à Éric Zemmour sur les banlieues, c'est donner raison à l'islam radical !

Survenu à Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, le soulèvement des banlieues s’est étendu à toute la France, avant de prendre pris fin le 17 novembre de la même année. «L’affaire des banlieues», comme on a dit alors, appartient donc au passé. Mais ce n’est qu’apparence ! En réalité, seules les dates qui encadrent cet événement relèvent du passé, car ceux qui ont déclenché les émeutes que l’on sait ont pris date avec eux-mêmes, histoire de nous faire comprendre que nous n’avons encore rien vu !

Peut-être même que nous n’avons effectivement rien vu, si l’on en croit les récents propos d’ Éric Zemmour concernant les «zones de non-droit» (1). Dans nos banlieues, déclare-t-il, «c’est souvent le droit du plus fortsouvent le droit des bandes. On nous explique dans Le Monde que c’est parfois le droit de l’islamL’ordre est maintenu par d’autres. Par les clans, par les voyous, parfois par l’imam Il y a un ordre concurrent, un ordre qui s’est substitué à l’ordre républicain».

Telle est l’évidence ! Qu’elle nous plaise ou non, nous froisse ou non, nous indigne ou non, nous révolte ou non, que nous puissions même aller jusqu’à la nier, elle est là et bien là, et sera demain plus qu’elle n’est aujourd’hui tant que nous n’aurons pas le cœur d’imposer partout en France les lois de la République.

Imposer les lois de la République, c’est combattre à la fois ceux qui, parmi les musulmans, veulent instaurer la loi islamique, et ceux qui, parmi nos politiques, se croient honorés d’obéir aux ordres de la communauté musulmane. Il faut combattre les premiers parce que la France n’est pas une théocratie, et les seconds parce qu’à ne point condamner un acte anti-laïque, on le rend licite, et que l’«illaïque» ainsi obtenu bénéficie toujours aux premiers, qui ne veulent que le droit coranique. Or, substituer le droit coranique au droit républicain, c’est légitimer les pires dérives, renforcer les intégristes dans leur sentiment d’impunité et leur esprit de conquête,  justifier leurs méthodes (sans en oublier les violences), ouvrir la porte à l’islam radical, et, finalement, mettre en péril l’identité nationale quand ce n’est pas le pays tout entier !

Éric Zemmour a donc mille fois raison en affirmant ce qu’il affirme au sujet des «zones de non-droit», car il sait d’instinct qu’on ne peut intégrer celui qui ne partage pas notre façon de vivre, c’est-à-dire nos valeurs – les deux allant de pair.

Les Français vivent au rythme des valeurs féministes, laïques et républicaines. Ils sont pour la démocratie et contre la peine de mort. En déclarant les Droits de l’Homme, ils ont mis en lumière les principes les plus élémentaires d’une humanité respectueuse d’elle-même, autrement dit d’une humanité susceptible d’être universalisée sans contradiction. Pour l’étranger que de tels principes scandalisent, la seule solution est de rester dans le pays qui l’a vu naître, ou d’émigrer dans un pays hostile aux Droits de l’Homme. Mais s’il s’installe en France avec l’espoir de la défranciser, il commet un crime de lèse-nation, et se retrouve de ce fait «persona non grata» ! D’où la nécessité d’expulser tout étranger résidant sur notre sol et revendiquant le droit de ne pas respecter notre Droit ! D’où la nécessité d’expulser les étrangers délinquants, criminels, meurtriers ou assassins ! D’où la nécessité d’expulser les clandestins et autres sans-papiers ! D’où la nécessité d’expulser les immigrés qui, chez nous, entendent nous expulser de chez nous !

Si nous n’avons pas le sens du nécessaire, autrement dit si nous n’avons ni ce «bon sens», ni ce courage, il nous faudra avoir le courage du «mauvais sens», à l’instar du marin qui, par sa faute même, ne peut plus éviter le mauvais temps !

Maurice Vidal

(1) Banlieue, islam et délinquance par Éric Zemmour [Vidéo]

 

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