Donnons du fric aux Grecs, et laissons crever les salariés français de chez Mory !

Publié le 3 octobre 2011 - par - 689 vues
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Quand j’entends le président de la République française dire : « Lorsqu’un membre de la famille éprouve une difficulté, les autres membres de la famille doivent l’aider»… j’ai la nausée !

A l’heure où nous donnons contre notre gré, des milliards d’Euros aux Institutions Grecques – et même pas à nos amis Grecs eux-mêmes qui vont continuer de se saigner pour survivre – la France laisse crever ses propres enfants ! Ah il est beau le discours ! Il me donne envie de pleurer mais pas d’admiration ! … De honte !

En effet, hier, l’entreprise de transport Mory, le numéro 2 français de la messagerie (600 millions d’euros de chiffre d’affaires, 4000 camions, 10.000 clients) a été démantelée par le tribunal de commerce de Bobigny ! Savez-vous ce qui, selon le PDG a lourdement contribué à entrainer la perte de cette entreprise fondée en 1804 ? Et bien c’est le «lâchage de l’ État qui a précipité la mise en redressement judiciaire en exigeant le paiement immédiat de nos arriérés URSAFF». J’en pleure… Ben oui, il ne fallait pas faire attendre les banquiers Grecs…

Je dis Stop ! Je refuse que mon argent, que mes impôts aillent à un autre peuple que mon peuple quand j’entends que 800 salariés de chez Mory sont depuis hier sans emploi !

Je demande au gouvernement qu’il cesse de dilapider l’économie de la France pour sauver cette Europe dont nous ne voulons plus ! En d’autres temps, et en d’autres lieux Henry David Thoreau refusait de payer ses impôts pour financer la guerre ! Je ne veux plus, moi non plus, être complice de la mort des entreprises françaises, de mon peuple, de ma nation, de sa souveraineté …

Alors, aux discours paternalistes surfaits sur les vertus de la famille, je rends une image pour une autre : Une mère qui s’occupe mal de ses enfants, prend le risque de les voir mal tourner ! Quant au père qui règne au sein du foyer par sa flagrante indifférence, il ferait bien de faire un test de paternité pour s’assurer de sa légitimité, il risquerait fort d’être surpris… »

Laurie Métairie-Thinot

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