Dounia Bouzar veut également « halaliser, hijabiser, ramadaniser, salatiser et burkiniser » le Québec

Publié le 13 juin 2011 - par
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Une lectrice québécoise m’écrit :

« À Mme Djamila Gérard,

Bonjour Madame.

Il y a quelque jours j’ai participé au « Symposium international sur l’interculturalisme » [à Montréal] à la période des questions lors de la conférence donnée par Dounia Bouzar. Voici sur quels paragraphes de votre texte j’ai basé mon intervention.  Cela a eu l’effet d’une bombe.  On a pas voulu me répondre par deux fois. Au jour 3, personne ne communiquait plus avec moi, ni ne me regardait.

« J’ai déjà eu l’occasion de dénoncer ici les agissements de Dounia Bouzar, autoproclamée « anthropologue du fait religieux », mais qui se donne désormais la mission de « halaliser, hijabiser, ramadaniser, salatiser et burkiniser » le moindre recoin de la société française. »

« Pourtant, nous connaissons bien les problèmes posés par ce jeûne : ils ont été largement évoqués à Riposte laïque, en se basant sur des rapports officiels d’hôpitaux tunisois et marseillais ou du gouvernement algérien, ou des constatations de médecins du sport. Tous les avis sont unanimes : le jeûne du ramadan est une aberration sanitaire et est dangereux pour la santé, surtout chez les jeunes ! »

« Les religions n’ont pas à imposer leur pratique au sein des institutions publiques » » ; « empêcher des enfants de s’alimenter, cela porte un nom : maltraitance »

La dernière journée du symposium, le thème de la première conférence donnée par Mme Micheline Labelle était: « Les limites indépassables de l’inter-culturalisme en contexte canadien, un chemin semé d’embûches. »

J’en ai profité pour reformuler ma question aux panélistes en présentant des faits concrets vécus dans un hôpital où j’ai travaillé comme infirmière ayant occupé tous les postes :  femme médecin qui perd connaissance vers 14 h 30 (a dû être remplacée au pied levé, par un médecin qui occupait un autre poste), des infirmières qui ne peuvent préparer leurs médicaments (ont dû être remplacées au pied levé également), maladies nosocomiales transmises d’un patient à l’autre par les manches jusqu’aux poignets.  Elles mettent en danger la vie et la sécurité de leurs malades.  Des secrétaires qui ne peuvent exécuter leur travail.   Toutes ces personnes font le ramadan : dangereux pour la santé.  Des petits musulmans à l’école qui demandent à partager le « lunch » de leurs camarades parce qu’ils ont trop faim : maltraitance d’enfants.

Des groupes qui viennent donner des conférences pour vanter la charia et la polygamie : sédition.  J’ai terminé mon intervention par:  Est-ce que ce sont « des limites indépassables de l’inter-culturalisme? »

Plusieurs personnes ont ri dans la salle et plusieurs parmi le panel et ces derniers se parlaient entre eux en riant.

Le modérateur est passé à une autre question (il m’avait éloignée du micro) à laquelle il a été  longuement répondue, puis il a demandé au panel si quelqu’un voulait  répondre à ma question.  Personne ne le voulait.  Alors M. Bergman Fleury a dit: « Par respect pour Mme Plourde… » Il a imputé la faute aux administrateurs et non pas aux professionnels et travailleurs.

J’aimerais que vous me postiez les sources des études que vous mentionnez dans votre écrit.  J’ai essayé de les trouver sans succès. Je distribuerai ces études.

Merci à l’avance de votre aide.

Sincèrement.

Céline Plourde »

Ma réponse :

« Bonjour Madame,

et merci pour votre témoignage.

J’avais 3 sources :
– Un rapport du service d’urgence d’un hôpital de Tunis, mais je n’arrive pas à le retrouver. Les entrées étaient multipliées par 3 ou 4 en période de ramadan, pour toute sorte de raisons (syncopes, accidents du travail, accidents de la route, rixes, violences conjugales, hypoglycémie, etc.)
– Un article d’un journal algérien citant un rapport ministériel. L’article n’est plus en ligne mais les chiffres sont cités ici : http://ripostelaique.com/Mohamed-Sifaoui-et-Dounia-Bouzar.html
– Un article sur un hôpital de Marseille : http://www.laprovence.com/article/region/le-jeune-du-ramadan-se-finit-parfois-aux-urgences

Mais il y en a bien d’autres… Je connaissais une infirmière scolaire, et dans son collège le ramadan c’était « l’enfer » chaque année. Les « jeûneurs » venaient manger en cachette à l’infirmerie, les gosses étaient énervés et inattentifs, et gare à celui qui avait un nom ou prénom arabe et qui allait quand même à la cantine…

Bien à vous,

Djamila »

Et notre dialogue continue…

« Bonjour Mme Djamila,

Grand merci pour vos sources.  Je vais diffuser largement.

Oui, vous pouvez publier ma contribution.  Je crois que les lecteurs pourront constater que Mme Bouzar étend  son prosélytisme même ici au Québec.  Et si le texte de la conférence est publiée, je vous le ferai parvenir et j’appréciais que vous le commentiez.

Quelle preuve avez-vous qu’elle est « anthropologue du fait religieux, autoproclamée ? »

Grand merci pour votre aide.

Céline »

Ma réponse :

« Bonjour Madame,

Et évidemment, nous publierons votre réaction, et même notre échange.

« Anthropologue du fait religieux », c’est Dounia Bouzar qui se donne elle-même ce titre, mais qui ne correspond à aucun de ses travaux ni aucun de ses postes professionnels.

Mme Bouzar vient de commettre un nouvel article : http://www.saphirnews.com/dounia-bouzar/Ramadan-un-animateur-qui-jeune-peut-il-postuler-a-une-colo-sportive_a13.html

« Comme chaque année, vous postulez pour devenir animateur pendant les vacances d’été. Le Centre social a prévu une colo sportive pour le mois d’août. Au programme : randonnées pédestres, randonnées VTT, découvertes escalades, canyoning… Le bruit court dans le quartier que la direction cherche des « non-musulmans pour être certaine qu’ils ne feront pas ramadan »… »

Ce n’est pas tout à fait un cas inventé. Un musulman s’était plaint à la Halde, parce qu’on lui a refusé un poste de moniteur de colonie de vacances, au motif qu’il refusait de manger à la table des enfants (comme le font tous les moniteurs…) parce que la viande servie n’était pas halal !!! Et la Halde avait dit au centre de vacances de « reconsidérer sa décision », ce qui était une manière de donner raison au plaignant…

Il va falloir en remettre une couche ! Et je connais des employeurs (restaurateurs, gérants de magasin, chefs de chantier) qui refusent d’embaucher des gens qui font (ou risquent de faire) le ramadan ou les prières à heures imposées. Ces employeurs ne veulent tout simplement pas perturber le fonctionnement de leur entreprise.

D’ailleurs c’est étrange qu’on accuse sans cesse les employeurs de « discriminer » les musulmans pratiquants sans jamais entendre leur avis ! Des milliers de pages, des centaines de « rapports » ont été écrits pour les accuser de « racisme » sans jamais leur donner la parole pour qu’ils expliquent leur « pourquoi ». C’est comme si on diagnostiquait une maladie sans même écouter le patient. La seule exception que je connaisse, c’est à la Commission Bouchard-Taylor sur les « accommodements raisonnables » chez vous au Québec. Riposte laïque en avait parlé ici : « Nous l’avons dit : c’est l’islam radical qui provoque la phobie non seulement de l’islam (l’« islamophobie » au sens étymologique et non aux sens du MRAP, de Nicolas Sarkozy ou des mollahs iraniens), mais, par une sorte de « principe de précaution », une crainte de toutes les personnes qui se déclarent musulmanes ou qu’on estime être musulmanes. Qui plus est, cet islam radical est la cause directe de discriminations sexistes (violences, polygamie, enfermement, etc.) dont, curieusement, la HALDE ne « délibère » jamais. C’est cette même phobie, cette même crainte qui a été exprimée par des employeurs devant la commission Bouchard-Taylor au Québec. Pierre Dumais, un responsable syndical de ressources humaines de PME reconnaît lors de son audition que certains de ses collègues refusent d’engager des musulmans. Pourquoi ? Tout simplement parce qu’eux-mêmes ou d’autres collègues se sont vus demander des « accommodements raisonnables » par des employés musulmans postérieurement à leur embauche : aménagement des horaires pour les prières rituelles, salle de prière (puis équipements spécifiques d’ablution, tout comme les « robinets séparés » évoqués par le rapport Obin en France), congés spéciaux pour le ramadan, foulards islamiques devant la clientèle, refus de l’uniforme de la compagnie, etc. »

Donc vous voyez, vous avez au Québec les mêmes « problèmes » avec les pratiques musulmanes que nous en France et plus généralement en Europe. Ce n’est pas pour rien que Riposte laïque et le Bloc identitaire avaient organisé les « Assises internationale contre l’islamisation de nos pays », à propos desquelles nombre de commentateurs politiques furent surpris d’y entendre des orateurs qui n’étaient ni « d’extrême-droite » ni « racistes » !

Cordialement,

Djamila »

Et pour remercier notre lectrice de son témoignage, partageons ensemble trois vidéos québécoises :

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=4eUZa6EElRY[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=Tpe4UKOKR1M[/youtube]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=GTcm3BYf1Ac[/youtube]

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