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Drapeau européen : Macron insulte la mémoire des morts pour la France !

Un Président de France décide, en cette fin de 2021, qu’il n’y a plus aucune raison de commémorer les douleurs, les blessures de nos soldats morts au combat. À mon grand-père mort en 1971, décoré de la croix de guerre en 1916 pour fait de courage au combat, malgré une blessure à la tête. 

Il n’aura pas vu, fort heureusement, cette injure qui lui aura été faite à titre posthume. Qu’en aurait dit Clemenceau ? J’ai honte.

Réveillé un matin triste aux couleurs d’hiver.
Ne pouvant bouger. La bouche pleine de terre.
Il connaissait trop bien ce profond silence.
Effrayant. La peur le fige. Alors il pense,
À celle qu’il a laissée. À ses enfants, sa vie. 
À ses jambes si lourdes, et comme engourdies.

Un peu de bleu du ciel, entre deux nuages,
Lui rappelle sa Charente, son doux pays,
Les rires de la fête, les joies du mariage.
Elle est si belle ma douce, ma tendre, ma mie.
Il y a si longtemps déjà qu’il est parti.
Ce n’est qu’une affaire de jours, lui avait-on dit.

Bientôt, il sera rentré. La gloire, la victoire.
Mais depuis, c’est la nuit, c’est la peur, le noir !
Les nuages passent doucement et il entend des bruits.
Impossible de bouger. De crier, de hurler.
Cette peur, plus forte que la douleur qui suit.
Et les bruits se rapprochent. Il entend parler.

Du français ! Ses larmes l’inondent désormais.
Il veut bouger, se signaler, il n’est qu’espoir.
Il n’est plus qu’un râle, une plainte désormais.
Le soleil se lève comme un soleil de victoire.
Ses frères d’armes se rapprochent et vont le sauver.

Il tente de lever ses bras. Aux mains foudroyées.
Réalise qu’on le soulève, bien trop doucement.
C’est fini, tu vas rentrer chez toi maintenant !
Il voit emmêlés, les uniformes des corps.

Il se souvient des rires des camarades morts.
D’une bataille d’enragés, où il était tombé.

Un Président aura donc décidé qu’il n’y a plus aucune raison de commémorer les douleurs, plus de raisons de penser à tous ceux tombés au combat durant ces 4 longues années de boucherie, plus de raison d’honorer le « soldat inconnu », aucune raison de se souvenir de nous, soldats de France, tués, blessés, et autres gueules cassées puisque même le drapeau de France, qui flottait au-dessus de l’un des nôtres, a été retiré de dessous l’Arc de Triomphe et qu’à la place, un drapeau inconnu de tous ces morts l’aura remplacé.

La cruauté d’un Président inculte, celle d’une population oublieuse, qui tous insultent la mémoire de nos morts, de ces morts pour la France.

Sa vie n’est plus sa vie d’avant ! Elle est partie.
Avec ses jambes. Partie avec son avenir.
Avec ses mains. En laissant tous ses souvenirs.
Des morts pour la France, et puis un jour l’oubli.

À tous les frères d’armes, des tranchées oubliées.
À toutes ces boucheries ! Aux corps mutilés.

Gérard Brazon