Le droit à la nationalité est conditionnel

Publié le 26 mars 2016 - par - 6 commentaires - 702 vues
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les-kamikazes-de-bruxellesLes tueries bruxelloises en annoncent d’autres. Hier, on apprenait que des fusillades étaient en préparation contre les passants parisiens. Cet état de guerre très spécifique, amenant la France dans une situation comme la connaît le Darfour martyrisé par les djihadistes de Khartoum -alliés du Hamas- n’a pas empêché « l’Obama » québécois -(fiston Trudeau)- de déclarer : que pour ce qui concernait son pays, il ne se considérait pas en guerre contre l’Etat islamique (Daesh).

Ces tueries font rebondir les débats sur la nature du « terrorisme » et sur les ripostes appropriées ainsi que sur les réponses adéquates aux problèmes multiformes posés par cette forme de guerre, inconnue jusqu’alors dans l’Histoire européenne.

Le chœur des pleureuses sociologues -et d’autres- y est allé de son couplet : dénonçant les situations sociales des assassins en expliquant ainsi les « causes » principales des actes de massacres.

Hier soir, chez Pujadas, on eut droit à un exercice d’équilibrisme insensé d’un professeur d’université, un obscur Liogier ; l’homme expliquera, tout bonnement, que la cause des meurtres de masse était peut-être à rechercher du côté des autorités françaises : elles s’en allaient chatouiller les moustaches d’un tigre qui resterait à sommeiller probablement paisiblement si on ne se déclarait pas en guerre avec lui et qu’on le laissait vaquer à ses occupations favorites contre les Yezidis, les Assyro-chaldéens et les Kurdes. On a même entendu dénoncer comme méchants stigmatiseurs ceux qui considèrent qu’on ne doit l’asile en France qu’aux Yezidis et aux Assyro-chaldéens qui sont l’objet de massacres d’ampleur génocidaire et de mise en esclavage systématique de leurs femmes et de leurs filles et fillettes. Cet aspect du problème, dit des migrants, n’a pas fait réagir l’assistance, lorsque le professeur Liogier protestera, critiquant ceux qui pensent : que ces populations non-musulmanes sont dans la situation des Juifs du troisième Reich, tandis que les autres migrants, les nombreux jeunes et vigoureux migrants musulmans sont dans une situation analogue à celle des allemands des années 32-45 et que si on doit les accueillir, c’est pour les soumettre à une discipline militaire pour les envoyer libérer leur pays par eux-mêmes et liquider la féroce dictature de Raqqâ.

Dans la même veine que les arguties de ce professeur des universités : un reportage réalisé à Molenbeeek, au cours duquel la journaliste, qui voulait obtenir quelques mots de compassion pour les victimes du dernier carnage bruxellois, de la part d’un habitant du quartier, visiblement maghrébin, s’est seulement entendue répondre et marmonner : « chômage, chômage, chômage »…

En d’autres termes, les tueurs sans état d’âme et prêts, « toujours prêts », à recommencer les massacres de passants ou de spectateurs, ne sont ni coupables ni responsables ; le coupable et le responsable, le seul, c’est… le chômage et le manque de tact des autorités françaises.

C’est bien connu, qu’entre 1929 et 1932, années de la grande crise qui a envoyé au chômage des millions d’hommes et de femmes et jeté à la rue des masses d’ouvriers américains et européens réduits à la misère par une absence d’emploi, sans allocation, sans RSA, sans HLM et sans APL, sans cantines scolaires gratuites, sans portable gratuit, sans…, des milliers de jeunes s’en sont allés jeter des bombes ici et là ; des milliers de jeunes prolétaires s’attaqueront à n’importe qui, passant à portée de main.

C’est bien connu de nos « Liogier », que les fils de chômeurs, chômeurs et aussi, menaient une guerre de tous les instants contre le voisinage, contre les forces de police, les pompiers et les médecins et parfois incendiaient les écoles maternelles bordant leur habitat. C’est bien connu, foi de sociologue.

Confrontés à cette guerre d’un type nouveau, -qui devrait faire se pencher sur l’Histoire de l’Afrique du nord et sur celle de l’Afrique bordant le nord les fleuves Niger et Sénégal- on entend un autre chœur de pleureuses. Ce sont les pleureuses du dialogue inter-religieux.

Parmi ces braves pleureuses, celles qui voient dans les masses musulmanes et leur situation, -« on les regarderait de travers », « on les verrait avec méfiance »-, une réédition de la situation des masses juives des années trente.

C’est ce que véhiculait à sa façon ce propos du Premier ministre s’écriant : « …le racisme augmente de manière insupportable dans notre pays ». L’objet de cette saillie étant, à ce moment, d’innocenter l’idéologie au nom de laquelle parlent et agissent les tueurs de masse.

Le gouvernement a engagé une procédure, dont le fond me paraît foncièrement juste, même si elle n’épuise pas le problème de la riposte au crime de masse destiné à durer.

Je veux parler de la déchéance de nationalité

Dans cette affaire, des écervelés cyniques ou ignorants, souvent les deux à la fois, n’ont eu de cesse de rapprocher la situation des « musulmans djihadistes » -qui auraient à souffrir d’une mesure qui créerait des apatrides si elle s’appliquait aussi aux non-binationaux- de celles des Juifs victimes de la législation ségrégative de Vichy ; celle-ci ayant retiré la nationalité française à plusieurs dizaines de milliers d’entre eux venus, le plus souvent, de Pologne. Ils ont oublié ceci, ces ignorants et ces cyniques, qui n’a aucun rapport avec le gouvernement de Vichy et les persécutions des années quarante contre les Juifs : le 27 avril 1848, le gouvernement provisoire de la seconde république décidait, dans l’article 8 du décret d’abolition de l’esclavage, que tout français se livrant directement ou indirectement au trafic esclavagiste était immédiatement déchu de la nationalité française, même si cette activité était légale où elle était menée.
Daesh est esclavagiste, Boko Haram aussi…

Rejoindre le djihad, en Syrie ou au Soudan-Nigéria-Cameroun, fait du djihadiste ou du candidat djihadiste, un français tombant sous le coup du décret du 27 avril 1848.
En quoi est-ce comparable, la situation des Juifs et celle des musulmans?

Nous sommes tous pour la liberté. Nous sommes tous pour que chacun aille où bon lui semble, quand bon lui semble, quand il le veut ou le peut. Cependant, cette liberté est relative : elle s’exerce dans certaines conditions la restreignant parfois, voire la suspendant, légitimement, lorsqu’un humain est condamné à de la prison ferme selon la loi.

Le droit à la nationalité est comme le droit à la liberté : il est conditionnel !

L’argutie en faveur des tueurs, ou de leurs complices revenant du djihad, est d’autant plus hypocrite que ceux qui le tiennent militent le plus souvent contre l’idée nationale et contre la réalité nationale ; les « no borders » ont leur faveur.

Que signifie donc le « droit à la nation », le « droit à la patrie », lorsque ceux qui soutiennent ce raisonnement dénoncent, en même temps, comme étant xénophobe, raciste, « nazi », le refus de voir dissoudre patrie et nation dans le grand chaudron bureaucratique mondialiste ?

Ici, dans ces bouches, ce droit inaliénable, ce droit incontournable à la nationalité non fondé sur la nation souveraine, ce droit s’opposant à l’exclusion du contrat social -Contrat rejeté radicalement par les djihadistes et leurs sympathisants, au nom de la charia et de la Oumma- n’est qu’un artifice pour ne considérer les effets de la guerre ou du « combat » que du côté de la situation future de ceux qui, -pour imposer leur dogme religieux et leur programme politique totalitaire et sanguinaire-, ont repris le sabre sanglant des almoravides, des almohades, du Mahdi soudanais (qui massacra en 1882 deux Juifs sur trois en Ethiopie, soit des dizaines de milliers de Juifs « Beta Israël » de la tribu hébreue de Dan), des commandos de massacreurs d’Arméniens et d’Assyro-Chaldéens d’Anatolie et de Syrie du nord (entre 1864 et le milieu des années vingt du vingtième siècle).
Jamais on ne se demande, si ce n’est pas jouer aux dés, irresponsablement, que de considérer comme faisant partie des bénéficiaires des lois civiques courantes et des garanties démocratiques fondamentales ceux dont le programme est d’instaurer – par tous les moyens possibles : parole, propagande écrite ou image, intimidation, menace, violence, meurtre, guerre, esclavage- la dictature éternelle du dogme fanatique.

C’est le centre du débat actuel

Les gouvernants et les différentes autorités spirituelles agissent comme s’ils étaient déroutés. Ils donnent l’apparence de croire qu’ils n’ont affaire qu’à une variante idéologique dévoyée et « faussement musulmane », formée de banlieusards mal dégrossis et peu éduqués en religion et ne connaissant que très superficiellement et à contre sens « sa religion de paix et de tolérance » ; bref, nous n’aurions affaire qu’à un lumpenprolétariat et à des intellectuels aisés déclassés ignorants, les uns comme les autres, des bases essentielles de leur religion de paix civile et d’harmonie universelle.

Les sociologues confortent les gouvernants dans cet anachronisme: ils n’auraient affaire qu’à des enfants de prolétaires immigrés, qu’à des jeunes hyper actifs et socialement frustrés vivant mal le méchant post-colonialisme. Ce ne serait que des jeunes comme les autres, légitimement mécontents de leur condition sociale, et des intellectuels déclassés partageant les rancœurs socio-politiques des premiers; les uns et les autres étant essentiellement semblables aux jeunes qui formeront les groupes et commandos de choc de tortionnaires et de fusilleurs des Tchékas de 1918, les troupes de choc SA, les groupes de combat du parti communiste allemand, les shutzbund viennois, les einsatzgruppen fusilleurs de 1,8 millions de Juifs lors de la shoah par balles, les tout jeunes gens gardiens des camps de « rééducation » du polpotisme.

Après l’écroulement du stalinisme, du nazisme, du polpotisme, tous ces jeunes, devenus des hommes, regretteront leurs actes ; ils redeviendront membres du pacte social. Avec les djihadistes, ce serait pareil. C’est ce que les « sociologues » et les politiciens du genre EELV veulent nous vendre et ce que le professeur Liogier a encore cherché à nous faire accroire hier soir devant les caméras de Pujadas.

Il y a du vrai, dans ce délire de la dhimmitude élaborée et sans limite, quant à la composition sociale de cette population criminelle et celle sympathisante ou solidaire; mais les mécanismes et les causes de la guerre que mène ce groupe social hétérogène ne ressortissent pas de ce que les « sociologues », le NPA, le POID et quelques autres marxistes d’opérettes, ou d’anciens stalinistes privés de repères, appelaient naguère lutte mondiale des classes. Ici, si nous avons affaire à une « lutte de classe mondiale », c’est à une contre-révolution mondiale et intégrale à laquelle nous sommes confrontés ; cette contre-révolution intégrale provenant d’un groupe humain prétendant assoir sa dictature sans limite, non pour mille ans, comme le voulait le converti à l’islam Adolphe Hitler, mais pour tout le temps que doit encore durer l’humanité… Pas de quoi vraiment s’inquiéter, n’est-ce pas messieurs les professeurs et sociologues ?

Lejbus Douvidovisz Bronsztejn

alias Alon Gilad

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6 réponses à “Le droit à la nationalité est conditionnel”

  1. Dany dit :

    On se fiche que certains deviennent apatrides si déchus de nationalité française et pas bi nationaux!! ça les regarde! ceux-là n’ont qu’à ne pas se mettre dans cette situation !! Or pour être déchu il faut avoir commis un acte vraiment TRES grave , passible de perpèt’ !! alors? Apatrides? ils l’auraient bien cherché! à eux de choisir!!

  2. arthur dit :

    Hier, je suis tombé sur un article du Parisien Libéré qui m’a scié. Il s’agissait de relater une cérémonie de remise de la nationalité française à des immigrés dans les Hauts de Seine.
    Et bien, d’après le journal, rien que dans ce département, il y aurait eu entre 5000 et 6000 nationalisés en 2015.
    J’espère que le journaliste s’est trompé de deux zéros.
    Bien entendu, la grand majorité de ces nouveaux « Français » viennent d’Afrique.

  3. charles dit :

    Mon Dieu tant qu on restera à la rethorique ils continueront à détruire nos peuples
    Ils s en foutent que l on nous égorgé chez nous
    Ils ont vendu leur âme au diable et vous vous continuez à raisonner à déblatérer! G