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Du décubitus ventral réveillonneur : l’insécurité banale quotidienne à Paname

 

Paname…

Voici une scène de la vie quotidienne dans la ville saccagée, en zone Est de non-droit.

Le soir du réveillon de la Nativité, la chanceuse racaille fait ses courses à La Bastille.

En effet, il se trouve que cette traditionnelle festivité endogène suit de quelques jours la prise d’otages de deux nobles bouddhistes commerçantes au marché proximal.

Aussi, la foi religieuse adverse paraît exaltée en cette période critique pour inciter au méfait contre le franc pays d’accueil.

Il est vrai qu’en ces temps est manifeste la faiblesse de l’État dit Providence et de ses relais locaux censés protéger les honnêtes citoyens du libre monde.

Ainsi, un anthropoïde ectomorphe dérobe-t-il le portable d’une de deux touristes ressortissantes extrêmes occidentales.

Mais assistent à la scène, deux physionomistes alors cheminant vers leur poste nocturne à l’un des nombreux clubs proximaux.

L’un des professionnels plaque au sol le spécimen en décubitus ventral, tandis que l’autre régule le flux des curieux malveillants interventionnistes.

À celui qui a dû être neutralisé sur-le-champ, la présumée bonne âme signifie absolution, puis le relâche.

En effet, la force de l’ordre ne saurait qu’être débordée par la multiplication récurrente des voies de faits.

C’est que la culture riveraine prétendument éveillée est infiniment plus indulgente envers les voleurs que leurs victimes.

En outre, la plupart des donneurs d’ordres physionomistes locaux appartiennent traditionnellement à la délinquance en col blanc.

Or, celle-ci fonde la triste alliance monothéiste qu’il vaut mieux taire.

Se déplacer risquerait donc pour la maréchaussée d’exacerber le sentiment riverain de commisération scélérate et d’accentuer le concert d’infamantes protestations qui l’accompagnent.

La force publique n’échappe pas elle-même à la loi du silence.

De fait, chacun est parti silencieux de son côté : coupable, victimes, sauveurs.

C’est enfin en un sanglot étouffé que les anges de la soumission ont été chaleureusement remerciés par les sauvées du soir commémoratif.

En cette nuit merveilleuse s’est opérée la magie de la célébration nativitale dont la technocratique Commission du vieux continent somme de taire le nom.

Il est vrai qu’il ne faut en aucun cas risquer de froisser l’idéologie cultuelle de la vaste communauté des lignages assassins, communauté élargie à leurs vassaux bruns ; à savoir : rouges, verts et noirs.

Du reste, quelle est la moralité de cette tranche de vie quotidienne des quartiers dits festifs de la ville saccagée ?

« À vous de la trouver, Chère Madame ! » – dirait poliment le pompier de la cantatrice chauve.

Pour autant, attendre une quelconque reconnaissance de la souffrance des administrés ou, a fortiori, des touristes de la ville dés-illuminée serait vain.

C’est que l’hydre saccageuse y régnera bientôt depuis un quart de siècle.

Il incombe en conséquent à l’honnête citoyen et à toute bonne volonté d’organiser sa propre sécurité.

C’est effectivement cette sécurisation citoyenne qui commence à se faire en zone Est de non-droit de la ville saccagée.

En témoigne ce qui n’est qu’un fait divers de plus.

Le sage ne sera peut être pas dupe de la mafieuse bienveillance, mais il saurait en prendre acte et s’en inspirer.

C’est donc à la lueur de ce maigre espoir qu’on peut souhaiter aux croisés, aux reconquérants, à tous les persécutés sous l’occupation verte, rouge, noire, à toutes les victimes de la maladministration brune, une belle fête de la Nativité et une bonne et heureuse année ZOZZ !

Pierre de La Bastille

Pierre de la Bastille est un gaspard qui se cache dans les soubassements de l’ancienne forteresse pour échapper à l’occupant dont l’emprise se fait de plus en plus forte.

Pierre de la Bastille a approfondi ses connaissances en zoo-anthropologie pour mieux connaître et anticiper les comportements adverses.

C’est ainsi que Pierre de la Bastille a pu et dû développer des capacités de survie nécessaires face au grand effondrement en cours.

C’est donc sans dieu ni maître que Pierre de la Bastille est devenu de par lui-même son propre Bouddha à Paname.

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