Du Jihad à la nouvelle génération des parrains marseillais

Ils ont 14, 15, 16 ou 17 ans, manipulent les armes à feu comme personne, ont déjà intériorisé les codes du milieu. Ces jeunes des quartiers, plus violents et radicalisés que leurs aînés, sont les nouveaux parrains marseillais.

Les règlements de comptes à Marseille concernent d’abord le « néo-banditisme des quartiers », lié surtout au trafic de drogue, mais aussi, le racket, le vole de voiture, de marchandises, la prostitution etc.…

En 2011, il y a eu 20 règlements de comptes qui ont fait 16 morts ; en 2012, il y a eu 24 morts, en 2013 déjà 9, tous issus des cités. Il faut néanmoins remarquer que des règlements de comptes ont également eu lieu dans d’autres régions de France, qui ont moins attiré l’attention des médias, Marseille étant « victime » de sa réputation sulfureuse… et de ses cités en plein cœur de la ville.

Si l’arme de poing et le fusil de chasse sont parfois utilisés, l’usage régulière de kalachnikov a marqué un tournant dangereux et marquer l’opinion publique. Ces règlements de comptes sont facilités par un accès aisé aux armes d’assaut, par la disparition des frontières dans l’UE, ainsi qu’une autre raison et pas la moindre, la préparation « du grand soir, le jihad » !

D’abord le Milieu traditionnel s’est déporté vers d’autres activités que la drogue et laisse donc la place à la nouvelle génération, issue des « cités », les célèbres « quartiers Nord ».

Des opérations policières menées en 2010 contre le clan corso-marseillais Barresi-Campanella, établissant des contacts entre ce clan et le monde politique, économique et sportif, ont fortement déstabilisé le grand-banditisme traditionnel Marseillais.

C’est dans ce contexte que s’est développé le « néo-banditisme des cités », la nature ayant horreur du vide !

Ce vocable utilisé par la police, recouvre en fait des groupes de racailles qui se sont structurés autour du trafic de résine de cannabis, provenant pour l’essentiel du Maghreb et ont créé des véritables entreprise criminelles très structurées.

Ce phénomène concerne en fait l’ensemble du territoire national et pas uniquement les « quartiers Nord » de Marseille. Des affinités culturelles et familiales, se sont tissées entre les trafiquants de cités et les producteurs et grossîtes marocains ou tunisiens de résine de cannabis.

Installés au Maghreb ou en Espagne, favorisant ainsi des « circuits courts », sans intermédiaire supplémentaire.

La base de ce trafic se trouvent dans des escaliers, des halls d’immeuble dont les habitants se trouvent soit disant pris en otage, mais le plus souvent complices des revendeurs, communautarisme oblige.

Outre un « terrorisme de rue » au quotidien, certains habitants deviennent, de gré ou de force (mais plutôt de gré…), des « nourrices » pour accueillir les stocks de stupéfiants, les caches d’armes et d’argent.

La récente opération policière contre le deal à la cité de La Castellane dans le 16e arrondissement de Marseille, a ainsi permis de saisir plus de 1,3 million d’euros, dont 850 000 euros chez une de ces « nourrices » et des armes de guerre. Ces halls, ces cages d’escalier, ces immeubles, ces quartiers sont des territoires criminels perdus de la république et ont donc une valeur économique certaine. Les règlements de comptes s’expliquent par la valeur et la rentabilité… de ces territoires, âprement disputés.

Le trafic de stupéfiants reste la base des activités criminelles des cités, même si ces groupes sont également impliqués dans des affaires de braquages, de vols avec violence, de cambriolages, de recel, de trafic de voitures volées, d’escroquerie à la carte de crédit, etc…

La moindre évolution du marché des stupéfiants, à de fortes conséquences sur l’économie « souterraine » et criminelle de ces quartiers.

Les trafiquants maghrébins et sub-sahariens, qui ont constaté l’apparition d’un « euro-cannabis » sous forme d’herbe, déportent ainsi leurs filières en direction des marchés du Proche et du Moyen-Orient.

Les circuits traditionnels d’acheminement et de distribution des produits en sont donc profondément modifiés. Ce qui explique ce contexte de concurrence économique violente. On se retrouve donc face à une jeune génération, évoluant dans un environnement dur et violent, peu habituée à la « culture de la légalité », les récentes affaires du PS marseillais ne sont pas la pour montrer l’exemple :

–          enquêtes sur les frères Guérini,

–          condamnation de Sylvie Andrieux…

Les « jeunes », à l’avenir bouché par une formation professionnelle quasi inexistante, (on ne peu pas faire tout à la fois…) ont également en tête une certaine histoire coloniale revancharde, travaillé par un islam radicale, pourvoyeur de Mohamed Mehra, dont il ne faut pas oublier, qu’avant d’être un fou de dieu, il a été surtout un délinquant.

La réussite sociale que les « jeunes » de cités veulent atteindre rapidement et au besoin par la violence, n’est pas leurs seul motivation.

En matière de criminologie aujourd’hui, tout démontre qu’il s’agit essentiellement d’immigrés maghrébins ou sub-sahariens, de première,  deuxième ou troisième génération, n’en déplaise à nos mérdias et que le Jihad mondial, travailler par des imams adoubés par nos « z’élites » irresponsables, laisse proliférer dans les zones perdus de la république.

Soyez conscients que Marseille est l’arbre qui cache la forêt.

André GALILEO

 

 

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