Duels PS-FN : la droite va-t-elle encore tomber dans le piège de la gôche ?

La droite n’ayant jamais su quelle stratégie électorale adopter face au Front National, elle montre à nouveau son désarroi à l’approche des municipales. Cette fois, c’est François Fillon qui retourne une énième fois sa veste et conseille désormais, en cas de duel PS-FN, de « voter pour le moins sectaire » des candidats, celui ci pouvant être le représentant du FN. Bien entendu, c’est aussitôt le tollé à gauche, avec Vincent Peillon qui parle d’un « dérapage » de Fillon ou Harlem Désir qui juge le propos « inacceptable » et dénonce un « pur cynisme électoral ». Quant à la droite, elle est dans ses petits souliers et ne sait qu’afficher son embarras habituel dès lors qu’on évoque le FN. Décidément, cette droite a vraiment peur de son ombre et Marine Le Pen a beau jeu de se définir comme la seule opposition face à l’UMPS.

On ne sortira jamais de ce débat stérile et on comprend que Marine Le Pen rassemble de plus en plus de citoyens, désabusés par une politique d’abandon qui a échoué depuis trente ans. Et qu’on n’invoque surtout pas le « vote utile » devant ces électeurs FN, car ce soi-disant vote utile, c’est précisément celui qui a permis aux mêmes incapables de se partager le pouvoir depuis des lustres, avec pour seul résultat la ruine du pays, accompagnée d’une gravissime fracture identitaire. Pour des millions d’électeurs, le véritable vote utile c’est celui qui rompt avec la culture de l’échec et restaure enfin l’autorité et la souveraineté de l’Etat. Quand on a abandonné les symboles républicains que sont le drapeau et la Marseillaise, quand on n’ose pas affirmer ses racines judéo-chrétiennes et sa culture gréco-latine, quand on a honte de l’histoire de notre France millénaire, quand on a livré le pays à la montée des communautarismes par manque de courage, quand on s’est montré incapable d’endiguer la violence quotidienne, quand on n’a pas su protéger les Français contre une mondialisation sauvage et l’impérialisme bruxellois, quand enfin on a fait du renoncement permanent un mode principal de gouvernance, alors on fait profil bas et on n’accuse pas le FN d’être un parti antirépublicain. Car avec un bilan aussi calamiteux, qui compromet l’avenir des générations futures, gauche et droite devraient raser les murs au lieu de donner des leçons à Marine Le Pen. En vérité, elle est la seule à se préoccuper de l’avenir des Français et à vouloir les protéger. Elle est même la seule à vraiment aimer la France. C’est pourquoi de plus en plus de citoyens apprécient son patriotisme et sa sincérité. Et pour conclure, ses détracteurs auront beau la diaboliser à longueur de journée, ils ne pourront jamais l’accuser d’être responsable du désastre économique et social qui s’est abattu sur le pays. Ca, c’est une réalité !

Jacques Guillemain

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