Echange entre LangueDeBois et ChangeLeJeu

LangueDeBois (LdB) : Ce débat sur l’identité nationale, c’est agiter le spectre de la xénophobie, l’ombre du nationalisme.
ChangeLeJeu (ClJ) : Vous oblitérez que le fond du débat est de mettre en question les valeurs de la république.
– LdB : Il n’appartient pas au politique de définir l’identité française.
– ClJ : Votre remarque date,  »on » croirait entendre un socialiste attardé post Mitterrand, le débat est évoqué comme principe, c’est bien dans le but d’affirmer à un moment de notre histoire républicaine lesquelles de nos quelles valeurs ou lesquelles de nos valeurs ne seront pas négociables.
– LdB : A quoi sert l’identité nationale?
– ClJ : Notre histoire est notre héritage, les français ne supportent plus toutes les inepties dont on les charges et n’en déplaise à certains  »les droits de l’homme [de la personne] sont issue des lumières et de la révolution » inspirent la plupart des autres pays..
– LdB : Mais les étrangers qui s’installent dans notre pays participent à enrichir nos valeurs..
– ClJ : Pour certains, mais pas tous qu’ils soient  »d’origine » ou arrivants; d’autres part le nomadisme des français participe tout autant à enrichir à la culture des pays étrangers.
– LdB : Les français passent pour arrogants..
– ClJ : C’est une remarque qui n’a pour fondement que de tenter de nous faire oublier le caractère universel de l’essentiel de nos valeurs humanistes et c’est justement cela que les français ne veulent plus entendre..
– LdB : Par exemple?.
– ClJ : L’égalité hommes-femmes, puisque vous voulez un exemple précis, contestée par les groupes salafistes, n’est pas négociable..
– LdB : C’est tout.
– ClJ : C’est majeur, mais bien évidemment ce n’est pas tout, j’ai honte pour la France quand je vois la maire de Lille autoriser des horaires exclusifs réservés à des musulmanes pour utiliser les piscines publiques de sa vile.
– LdB : J’en ai entendu parler, mais ne dit-elle pas que c’est un moyen de permettre à ces femmes là de sortir de chez elles?
– ClJ : Ah oui, ces femmes, pour la maire de Lille, ne seraient pas des adultes capable de décider?.
– LdB : Elles ne veulent pas  »subir » le regard des hommes, disent elles.
– ClJ : Ne pas pouvoir supporter le regard des hommes n’est qu’un alibi, leur but est idéologique, la séparation des hommes et femmes dans tous les lieux publics..
– LdB : Vous ne pouvez pas suspecter la maire de Lille d’être anti-républicaine.
– ClJ : Non, je l’affirme, en donnant ce privilège à cette association privée musulmane la maire de Lille cautionne la négation de l’espace public dont ces femmes se font les chantres au nom d’une prétendue autoproclamée identité religieuse..
– LdB : Vous faites le jeu de l’extrême droite sans vous en rendre compte.
– ClJ : [RIRE] Quand nous critiquons les tentatives hégémoniques des catholiques, d’après vous  »on » fait le jeu de l’extrême droite?
– LdB : Vous voulez figez les comportements, vous refusez la diversité, c’est tout.
– ClJ : Nous y voilà, la diversité, au nom comme de bien entendu de la liberté de conscience n’est-ce pas?
– LdB : Oui c’est exactement cela…
– ClJ : La France, faut encore le répéter, accepte les différences, mais pas la diversité.
– LdB : La diversité enrichit notre culture et vous ne voulez pas l’admettre.
– ClJ : Dire cela est réducteur, la France malgré de continuelles transformations, a une identité fondée sur une communauté de passé.
– LdB : Le passé n’est plus à l’ordre du jour, vous ne vous en rendez pas compte, notre pays a profondément changé.
– ClJ : Vous interprétez mon propos, des souvenirs que nous avons en commun sombres ou clairs de notre histoire résultent un héritage, des critères appréciés, des intérêts qui nous sont propres et que nous partageons.
– LdB : Vous réduisez l’identité française à une identité fantasmée et par la même vous faites la confusion entre nation et nationalisme.
– ClJ : [RIRE] Décidément, c’est le moins que je puisse dire, vous ne faites pas dans la nuance. La mise en valeur de notre patrimoine  »ce qui nous rassemble, le désir de vivre ensemble » c’est faire valoir l’héritage reçu pour nous tous.
– LdB : Je ne comprends toujours pas ce que vous entendez en opposant la diversité les différences..
– ClJ : Le concept de diversité englobe tous les inacceptables, les différences pour les personnes de différentes races, de différents peuples, ne s’opposent pas aux Droits, ils doivent être identiques pour les deux sexes et pour les incroyants et croyants.
– LdB : Peut-être mais que sont les inacceptables qui selon vous composent la diversité?
– ClJ : La liste en est publique depuis longtemps. Les pratiques ethniques ou ethnique et religieuse; l’excision, la polygamie, la raciste apostasie, prôner l’homophobie etc…etc…sans qu’il soit nécessaire d’y revenir.
– LdB : Je ne serais jamais d’accord avec vous toutes les cultures sont respectables.
– ClJ : C’est ce que l’on nomme le relativisme culturel; donc si je vous suis bien mêmes les  »cultures » qui bafouent les droits de la personne, les droits de l’enfant ou encore jette un masque sur la condition noire des femmes dans le monde seraient respectables?
– LdB : Tout le monde ne pense pas le droit, ni les droits comme vous partout sur la planète.
– ClJ : [RIRE] Sans blague! Il y a une chose, voyez-vous, dont je suis sûr, c’est de l’identité que nait la différence et c’est le devoir d’une nation de fixer les règles qui permettent de protéger ce qui fait de chacun de nous un être singulier.
– LdB : Mais enfin  »on » ne peut pas, vous le dites vous-même, définir l’identité nationale puisqu’elle change en permanence.
– ClJ : Depuis et selon le principe des lumières, l’abolition des arbitraires ou des interdits, avec la refonte de l’État sur la base de l’acceptation générale suivant l’épisode fondateur de la déclaration des droits de l’homme la nation s’affirme souveraine.
– LdB : Cela ne m’éclaire pas pour autant sur ce qui relèverait de l’identité nationale..
– ClJ : Cette déclaration fonde et définit  »le pacte républicain » liste les  »droits inaliénables et protégés de l’homme [la personne], et j’y reviens fait la spécificité et l’originalité de l’identité française.
– LdB : Je considère que ce débat dans le contexte actuel et son instrumentalisation est dans un but électoraliste.
– ClJ : Allez dire cela à tous ceux qui le réclament, j’en suis, mois après mois, d’année en année, qui estime qu’il est temps de mettre fin aux agissements des minorités dangereuses pour notre société car profondément anti-républicaines, anti-laïques et par dessus tout ennemie inconditionnelle de l’autonomie et de la liberté de la femme.
– LdB : Reconnaissez que c’est une tentative électoraliste, pour détourner durant la campagne pour les régionales des sujets qui préoccupent les français.
– ClJ : Ah parce que la condition de la femme n’est pas pas un sujet prioritaire de société, d’ailleurs l’un n’empêche pas l’autre.
A vous entendre j’ai la certitude d’entendre les propos irresponsables tenus depuis des années par certains des principaux socialistes, écologistes et de quelques autres personnalités.
– LdB : Certains de gauche pensent qu’en éliminant la pauvreté l’on mettra fin à l’emprise dictatoriale des salafistes, de la majorité des trafiquants de drogue dans ce que l’on nomment les quartiers.
– ClJ : Rabâchage, inepties de quelques socialistes ou autres personnalités. Ce n’est pas la pauvreté qui est la cause de la violence mais l’inculture. Je peux vous dire que la majorité des gens dans  »les quartiers » n’ont pas envie d’attendre la fin de la pauvreté pour en être débarrassés. Ces groupes minoritaires d’individus ethniques ou ethnico-religieux ne connaissent pas d’autres lois que celle de leurs gros bras, de suppléer à leur médiocrité ordinaire en tentant géographiquement d’asseoir au nom justement d’une identité religieuse autoproclamée la suprématie masculine sur les femmes.
– LdB : Mais qu’avez vous à proposer?
– ClJ : C’est d’abord de dire aux français,  »soyez fiers » de notre conception de la République, nous la devons à la révolution française: Ouverture, solidarité et fraternité autant de notions humanistes qu’il ne faut pas laisser galvauder tant par ceux qui ne les respectent pas, ni par ceux qui pour imposer leur loi de ce qu’ils nomment dieu les dénient de fait.
– LdB : Tout cela ne sont que des formules ou des slogans…
– ClJ : Ce n’est pas, à l’image depuis le début de cette discussion, de votre part vous confondre en arguments. Les différentes populations qui se sont fixées sur notre territoire ont parfaitement compris ce qui participe à construire l’identité nationale, non pas sur l’identité du sang ou de la race mais sur les valeurs humanistes universelles.
Ce débat n’a pas pour but de nous diviser mais au contraire de bien cerner et d’identifier les tentatives de nous diviser par ceux qui rendent la vie insupportable à bon nombre nos concitoyens-concitoyennes.
Mais aussi de réfléchir sur les méthodes, les moyens à mettre en œuvre pour effacer progressivement tout ce qui nuit à notre histoire de nation libre, égalitaire et fraternelle.

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