Ecole anglaise : « vous informerez vos parents de votre conversion à l’islam »

Islam-et-democratie

Ça ne se passe pas en France. Mais tout près. A Guernesey. Une école privée idyllique comme il en existe en  Grande Bretagn. On y donne des cours, comme il est normal outre-Manche, d’enseignement religieux.

Voilà le devoir donné aux jeunes élèves le jeudi 11 février, à rendre vendredi 4 mars.

« Vous terminez la lettre commencée en classe que vous adressez à votre famille, les informant que vous vous convertissez à l’Islam.

Votre devoir comprendra les points suivants: ce que vous ressentez, comment l’Islam a changé votre vie, l’amour que vous portez à votre famille et le fait que vous espérez qu’elle comprenne votre décision.

Vous insisterez sur ce que vous ressentiriez de devoir annoncer cette nouvelle à vos parents et comment ils réagiraient.

Le sujet est accompagné de la note suivante:

« Notez également que l’on vous demande un texte  purement fictionnel. IL NE S’AGIT PAS DE  VOUS  CONVERTIR VRAIMENT A L’ISLAM. Ce devoir a pour but de vérifier vos connaissances acquises cette année et vos compétences à argumenter objectivement ».

Ouf, on est rassurés. N’empêche.

Si l’objectif est de tester les capacités d’un élève à une argumentation objective, le sujet  ne s’y prête guère. Il est en effet double: vérifier les connaissances sur l’Islam et convaincre les parents du bien-fondé d’une conversion. Or, voilà deux consignes distinctes et même contradictoires.

Vérifier les connaissances dans un domaine donné peut se faire à l’aide s’un simple contrôle, allant du QCM à la récitation de faits. Avec ces consignes, on change la nature de l’exercice. En imposant  à l’élève de se mettre dans la position du converti, on le contraint à présenter des faits de manière positive, attirante, séduisante.

A supposer que le professeur ait voulu donner à un  élève, trop jeune pour disserter,  la possibilité de s’impliquer dans un devoir plus personnel,  il y avait d’autres possibilités. Ainsi, l’élève pouvait recevoir la lettre d’un converti, et y répondre. Ici, le parti pris du sujet et la contrainte qu’il impose sont difficilement défendables. On s’apparente un viol de conscience.

De plus, la forme épistolaire, intimiste, invite davantage à persuader, presser, émouvoir, qu’à véritablement argumenter de manière objective. Alors, en imposant d’adresser ce genre d’écrit qui plus est à une famille aimée et probablement réticente, comme le laisse entendre le sujet, on impose à l’élève une posture difficile et douloureuse, qui ne lui fait pas mettre en œuvre les qualités que le devoir se donne pour but de contrôler.

Des parents auraient protesté devant ce sujet. On les comprend.

Ce n’est pas la première fois que l’on assiste à des dérives dans le cadre des cours d’éducation religieuse outre-Manche. En 2008, à la Alsager High School, près de Stoke-on-Trent, une institutrice avait amené des tapis de prière à des élèves de 11 ans et leur avait demandé de prier. Deux garçons avaient refusé de s’exécuter. Good boys! Devant les plaintes de parents d’élèves, l’enseignante avait été démise de ses fonctions. De là nécessité donc, d’être vigilants.

 

 

 

 

 

 

 

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8 Commentaires

  1. D’accord ce n’est pas en France, mais nos chères têtes blondes ont droit en CM1 à des cours d’histoire de l’islam. Les exercices proposés sont entre autre reconnaître les différentes parties d’une mosquée. Il faut boycotter ces devoirs et exercices, un zéro sur 20 dans ce domaine est un honneur.

  2. Qui oserait encore contester la « thèse folle » du grand remplacement en marche?

  3. Imaginez le même sujet donné à des enfants musulmans dans un pays musulman en remplaçant islam par christianisme. Le prof se serait fait tabasser en public!!! Stop là ça devient trop!

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