Ecole : Belkacem veut laver le cerveau de nos enfants

RI7taubira belkacem benguigui jpegLe nouveau programme d’histoire concocté par le Conseil Supérieur de l’éducation, en dit long sur le véritable esprit de cette réforme des collèges voulue par Najat Vallaud-Belkacem. Ce projet n’est rien d’autre qu’une entreprise de lavage de cerveau pour formater nos enfants au moule de la pensée unique, au détriment de la transmission du savoir et au mépris de la vérité historique. Jamais les programmes scolaires n’ont été autant politisés. Plus le gouvernement échoue au plan économique et plus il tente de modifier la société en profondeur à son profit. L’idéologie tiers mondiste, souvent anti nationale, s’impose de force à l’école. Repentance et mea culpa à tout propos sont les lignes directrices de cette réforme.
Nos collégiens ne vont plus apprendre l’histoire de leur pays, avec ses siècles de grandeur et ses innombrables personnages illustres, de Vercingétorix au Général de Gaulle, mais vont assister au fil des pages, au procès de leurs ancêtres, symboles de l’ignominie et coupables de toutes les turpitudes. Loin de ressouder la société, ce programme orienté aura des conséquences dévastatrices pour la cohésion nationale et ne fera qu’aggraver le ratage de l’intégration.
Car si l’enseignement de l’Islam est obligatoire, celui de la Chrétienté au Moyen Âge est facultatif.  Faut-il que nos enfants oublient que notre France millénaire est la fille aînée de l’Eglise, filiation qui remonte à l’époque carolingienne ? Faut-il qu’ils oublient que Clovis fut le premier roi barbare baptisé chrétien en 496 ?
Nos grandes cathédrales, joyaux de l’architecture médiévale,  sont-elles des détails de notre histoire ?
Faut-il résumer notre œuvre colonisatrice et civilisatrice aux excès du colonialisme et à l’esclavage ? Faut-il oublier l’admirable travail de nos explorateurs, de nos militaires, de nos colons, de nos missionnaires, de nos fonctionnaires et de nos médecins qui ont pacifié, défriché, bâti, soigné, éduqué sans relâche,  mettant un terme aux guerres, aux famines, aux épidémies et faisant faire à ces pays lointains un bond de mille ans vers le progrès et le monde moderne ? Faut- il faire le procès de la seule traite atlantique, en passant sous silence la traite arabo-islamique et la traite inter-africaine,  qui ont fait tout autant de victimes, sans parler de cet esclavage du 21ème siècle qui perdure dans certaines contrées  ? Est-il judicieux de faire le seul procès de l’Occident pour un crime universel, mondialement pratiqué au fil des siècles et que la France et elle seule, a reconnu comme crime contre l’humanité en 2005 ? En 1950, un sondage de l’INSEE auprès de 1080 lycéens préparant le baccalauréat, révélait que 85% d’entre eux estimaient que la France pouvait être fière de son œuvre colonisatrice. Que donnerait un tel sondage aujourd’hui après tant de dénigrement de notre passé ? Avons nous le monopole du mal alors que des millions d’étrangers rêvent de venir vivre aujourd’hui dans notre pays ?
A l’heure où la barbarie est de retour au Moyen Orient et dans certains pays d’Afrique, faut-il faire du Siècle des Lumières un module facultatif, alors qu’il a permis de sortir de l’obscurantisme et de promouvoir les connaissances  et les arts ? Notre ministre de l’Education Nationale sait-elle que l’esprit scientifique, l’esprit critique, la réflexion politique, la tolérance religieuse, nous ont été enseignés par ces “hommes éclairés”, véritables pères de nos valeurs humanistes du 20ème siècle ? Faut-il oublier Montesquieu, Voltaire, Diderot ou Rousseau ?
Faut-il ignorer Laplace, Lavoisier ou Ampère ?
La triste vérité est que nos dirigeants, ainsi que de nombreuses élites de notre pays, ont une âme de bourgeois de Calais vaincus d’avance, ne pensant qu’à se passer la corde au cou, sans la moindre fierté de leur pays, pourtant une des rares nations millénaires avec l’Angleterre, la Chine et le Japon. En 2005, la droite au pouvoir n’a même pas eu le courage de fêter le bicentenaire de la bataille d’Austerlitz, chef d’oeuvre de stratégie enseigné dans toutes les académies militaires du monde. Cette dérobade volontaire de nos dirigeants est une insulte à un monument de notre histoire, qui fut non seulement le Dieu de la guerre personnifié, mais aussi un grand administrateur. Code Civil, Code Pénal, Sénat, Corps préfectoral, Chambres de commerce, Conseil des Prud’hommes, Cour des Comptes, Universités modernes et Grandes Ecoles, Lycées et Baccalauréat, sans oublier quelques monuments parisiens, sont l’œuvre immense de celui que nos élites qualifient aujourd’hui de boucher ! Quelle ignominie ! Ces élites semblent ignorer que Napoléon a inspiré d’innombrables auteurs à travers le monde et qu’il totalise le plus grand nombre d’ouvrages qu’on ait jamais écrit sur un personnage historique. Il faut être un dirigeant français pour ne pas admirer Napoléon.
De son histoire exceptionnelle, la France d’aujourd’hui ne retient malheureusement que les pages sombres. Louis XIV n’est plus le Roi Soleil rayonnant sur toute l’Europe, mais un despote sanguinaire. Pétain n’est plus le vainqueur de Verdun, mais seulement un traître qui pactise avec l’ennemi. Nos modèles de vertu, qui refont l’histoire avec leurs lunettes roses, bien loin des affres de l’occupation, oublient simplement un détail, c’est que les Allemands avaient gagné la guerre et qu’il était bien difficile de leur dire non….Facile de jouer les héros soixante quinze ans après les faits, mais c’est en 1940 qu’il fallait se battre comme des lions, pas en 2015 ! Quand on demande à un Chinois ce qu’il pense de Mao, il répond qu’avant d’être le responsable des 40 millions de morts de la désastreuse politique du Grand Bond en avant, Mao est l’homme qui a réussi à unifier la Chine et à la projeter dans l’ère moderne.
Autre mentalité, autre vision de son héritage culturel…
C’est ainsi qu’en 2015 nos lycéens arrivent au bac sans savoir qui est Henri IV, ignorant si Charlemagne a régné avant ou après Napoléon. Mais il ont appris l’essentiel des royaumes du Mali ou du Ghana. Car l’enseignement des cultures étrangères se fait au détriment de l’histoire de France. Ce programme d’histoire sur mesure, concocté pour plaire à une frange de la population qui conteste notre héritage culturel et nos racines judéo-chrétiennes, est tout simplement inique et dangereux. Inique car il trahit la mémoire de nos ancêtres qui ont versé au fil des siècles leur sang et leurs larmes pour la grandeur de la France, dangereux car ce n’est pas en reniant nos racines et notre héritage culturel que nous réussirons l’intégration. Une nation, c’est avant tout un peuple uni, partageant les mêmes valeurs et la même vision de l’avenir. L’oublier et renier notre passé ne peut que mener notre nation millénaire au naufrage.
Jacques Guillemain

image_pdf
0
0