Ecole : l’affrontement idéologique des deux systèmes éducatifs (1)

Publié le 16 octobre 2016 - par - 8 commentaires - 767 vues
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Dans un proche passé, les pères fondateurs de l’école : Jules Ferry, Ferdinand Buisson, Camille Sée, avaient fait de l’école une leçon de vie, une arme pour la vie. De nos jours 140.000 élèves étiquetés « décrocheurs » sortent chaque année  du système scolaire sans rien ! Ils étaient 60.000 en 2010 et, 35.000 en 2000 ! Descendons vite de notre estrade et analysons comment en sommes-nous arrivés là ?…

En outre, un récent classement OCDE/UNICEF paru dans le journal Les Échos du 14 avril 2015 révèle que le système éducatif français est l’un des plus inégalitaires du monde, et se classe médiocrement 35e sur 37 ! Selon Nicolas Lebourg chercheur (de gauche) au CEPEL, une évaluation issue de deux ans de travaux du CNESCO et publiée dans Le Monde du 27 septembre démonte le mythe de l’égalité des chances par la baisse notable des résultats sur des élèves déjà en difficultés. L’échec de l’école s’expliquerait par ses mauvais résultats obtenus, très éloignés des objectifs mensongers et propagandistes annoncés par la classe politique, par l’exécutif du moment, au pouvoir. Un échec qui aggrave les inégalités sociales par le bas, au lieu de les réduire, voire de les gommer. Pour certains, les enjeux structurels et économiques de l’école sont dévastés. Pour d’autres, l’école ultra politisée en état d’urgence critique, constitue la source de tous les dangers à venir. Au bord du désastre elle menacerait alors notre identité nationale. Les communautarismes qui déchirent la France, nourriraient dans le camp des populistes, un imaginaire factuel du déclin ! Se résigner ou se réveiller ?

A l’heure du bilan, après dix années passées à l’école, au moins un élève sur cinq de collège ne maitrise pas les fondamentaux (lecture, écriture, langue, calcul). Dans ce contexte, chaque victime de l’ignorance s’est vue désignée irresponsable et détaxée de son inculture ou de son illettrisme. La faute alors, a été imputée :

  • au système scolaire d’état qui ne parvient plus à transmettre les savoirs fondamentaux aux enfants d’immigrés dans les départements où il y a la plus forte concentration. D’ailleurs pour avoir publié cette analyse issue de son rapport sur l’école, le Haut Conseil à l’Intégration (HCI) avec à sa tête Patrick Gaubert a été dissout en 2012, sous la mandature de Hollande.
  • à un bouc émissaire responsable du choix inadapté de la méthode imposée de lecture : globale ou syllabique. Or, personne n’aura osé dénoncer que l’apprentissage de la lecture en Primaire est devenue l’instrument perfide d’un enjeu politique testé à grande échelle et issu du laboratoire idéologique des pédagogies nouvelles et du libéralisme culturel. Ces deux armes de destruction massives sont les véritables responsables de ce désastre sur les générations futures.

L’auto persuasion de la vision de l’école portée par la droite serait archaïque et dépassée. Cette dernière, bien que nostalgique de l’école sous la IIIe République, est un modèle qui aurait échoué puisqu’il a conduit à deux guerres mondiales. Alors dans cette guerre de l’altérité des deux France, quels programmes scolaires – nécessairement indépendants des régimes politiques – feront réellement réussir nos enfants ?… Quel enseignement peut-il survivre de cette déconstruction des savoirs et des idées ? Quel candidat aux Primaires de gauches, de droites et du centre possède la clé de cette problématique ?  Les articles qui suivent sur le thème de cette problématique de l’école en état d’urgence critique, sont destinés à éclairer le lecteur sur la situation gravissime que traverse l’école.

Patrick Granville

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Notifiez de
madeleine

Depuis qu’elle a créée pour enseigner le français dans les écoles, la méthode semi-globale a été une catastrophe pour les élèves dont les dictées sont truffées de dizaines de fautes d’orthographe et dont la grammaire est inexistante. Plusieurs générations de ma famille qui ont connu les leçons de français tel qu’on l’enseignait autrefois ont eu la chance de bénéficier d’une orthographe excellente voire parfaite. Ma mère et moi-même faisons partie de ces chanceux. En revanche, ma fille, victime de la méthode semi-globale, écrit des textes truffés de fautes d’orthographes. C’est ce que certains nomment le “progrès”.

Mia Vossen

Merci, Madeleine, pour ce commentaire de bon sens! Condillac disait déjà: “La grammaire est la première étape de l’art de penser”.(l’orthographe en fait partie) Et j’insiste: voudrait-on empêcher les Français de penser??

plouc

Ouais !!!! mais on oublie tout simplement que la population immigrée s’ est multipliée exponentiellement depuis les années 2000 !!!!!
et l’ évidence , elle est là dans la non maitrise de l’ écriture , de la lecture etc . avec cette population de maghrébins et d’ africains plus nombreuse qu’ auparavant , donc plus de décrochages à cause de leur nombre qui a augmenté !!!!!! CQFD !!!!!
alors ils créent cette fausse polémique sur 2 systèmes idéologiques éducatifs pour surtout enrouler les gens dans la farine afin ne pas stigmatiser la population immigrée et d’ inclure les élèves français dans l’ échec de l’ école dont les immigrés en sont responsables !!!!!!!!

Occident

L’échec scolaire à commencé avant l’immigration. Lorsque j’ai tiré la sonnette d’alarme il y a 23 ans, on m’a répondu que les lacunes en français de ma fille étaient une cristallisation liée aux familles monoparentales. Après un rattrapage de son niveau, elle écrit à peu près sans fautes, passage obligé pour réussir aux épreuves de concours ou recrutement de façon générale.

Mia Vossen

Enseignant le français à des élèves étrangers, je ne puis dire qu’une chose: le programme à suivre est DEBILE! Je ne le suis pas, connaissant assez de langues étrangères pour savoir qu’il ne suffit pas d’apprendre quelques mots par coeur – mots peu usuels de préférence. NB. On ne se moque pas seulement des étrangers, tout l’enseignement est fait pour des perroquets savants, comme au MA. Explication? Faire des consommateurs peu critiques et soumis aux médias?

geronimo

le vrai probleme du “mamouth”, et qu’il est dirigé par des gauchistes droitdel’hommistes, déconnectés du réel et tranquilles dans leurs bureau des academies. les profs sont punis dés qu’ils osent emettre un avis sur des points d’histoire par exemple ou quand ils veulent de la discipline. il ne faut pas demander son avis à l’éléve, il faut lui gaver le cerveau et lui n’a qu’a apprendre, c’est tout ce qu’on lui demande. et le prof doit etre soutenu dans ces demarches pedagogiques, même si elles ne plaisent pas au parents d’eleves ETRANGERS, car ce sont toujours eux qui emmerdent le monde;

esus.

Pour la transmission des savoirs il faut des élèves qui veulent apprendre. Après multi réformes,on garde dans les collèges,les lycées et les facs des éléments perturbateurs. Qui n’ont qu’un but foutre le bordèle dans les établissements scolaires EMPËCHANT les élèves d’étudier dans des conditions acceptables
Sortis du cursus scolaire, ils PLEURNICHENT que la société ne leur a pas donné leurs chances. .

montecristo

Si l’on continue à laisser les enseignants se débattre tout seuls avec 2 élèves français sur 25 étrangers dans une classe, il est certain qu’ils n’arriveront à rien et que le système est à revoir …
Pas étonnant que même les immigrés veuillent imposer une révision de la carte scolaire dans certains endroits !
Quant à la politisation de l’école, c’est le fruit des élucubrations des “grands penseurs” des ministères successifs, docteurs en sciences de l’éducation, tous issus de Mai 68, qui sont les grands assassins de l’esprit français, de la pensée française, du génie français, du bon sens français, de la culture et du rayonnement français …

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