Ecriture inclusive : le Paris d’Hidalgo fait de la Résistance…

 

Pour une fois le Figaro et FDesouche nous font part d’une décision intelligente, de la part du gouvernement : Edouard Philippe bannit l’emploi de l’écriture inclusive dans les textes et documents officiels. Voilà incontestablement une décision de bon sens, quoi que, l’on aurait aimé qu’il ne s’arrête pas au milieu du gué, et qu’il bannisse totalement la dernière imbécillité en date de la gauche, dans ce besoin, non pas d’égalité, mais d’égalitarisme forcené et grotesque.

Edouard Philippe bannit l'écriture inclusive des textes officiels – Fdesouche

Mais voilà, en France on a cette fâcheuse manie de toujours faire les choses à moitié, on ne semble pas capable d’aller jusqu’au bout des idées, sauf lorsqu’elles sont stupides et sans aucune utilité, voire destructrices comme l’ont été les réformes des différents ministres qui se sont succédé à l’Education Nationale ; chacun pour exister ou laisser une trace y allant de sa réforme, sans vraiment se préoccuper de l’intérêt des élèves et de la qualité de l’enseignement ainsi dispensé.

 Dernière lubie en date du 21/11 : » La Ville de Paris garde l’écriture inclusive, malgré une interpellation aujourd’hui en séance du Conseil de Paris des élus Les Républicains pour cesser de l’utiliser et la décision du Premier ministre de la bannir des textes officiels. Nous «gardons l’écriture inclusive. On comprend le français quand on écrit .e !», a indiqué à l’AFP Hélène Bidard, adjointe PCF à la lutte contre les discriminations de la maire PS Anne Hidalgo».

Qu’attendre d’autre de la part de « Notre-Drame de Paris ? » Sinon le besoin permanent de toujours se positionner à contre-courant et de n’en faire qu’à sa tête. Mais quelle mouche a piqué tous ces obsédés de l’égalité à tout prix ? Pour aller jusqu’à détruire notre langue sous prétexte de lutte contre la discrimination. Ils n’ont vraiment rien de plus intéressant et intelligent à faire ?

Proposée par l’Académie Française en 1990, la réforme de l’orthographe n’a en fait été que très peu appliquée. Remise au goût du jour, notamment par le Bulletin officiel de l’Education nationale en date du 26 novembre 2015, elle concerne plus de 2000 mots qui possèdent désormais deux orthographes «  Les deux graphies sont acceptées, l’orthographe actuelle restant d’usage ».Bon, alors, où est l’intérêt sinon de compliquer encore plus les choses en faisant planer un doute dans les esprits ? Premier concerné, l’accent circonflexe : « plus obligatoire sur les lettres i et u, sauf quand il marque une terminaison verbale («qu’il fût»), sur les noms propres, ou quand il apporte une distinction de sens. «Mûr» conservera par exemple son accent pour ne pas le confondre avec «mur». Le verbe «s’entraîner» écrit avec un simple «i» sans accent ne sera en revanche plus considéré comme une faute.

Cette manie de couper les cheveux en quatre, manie bien française, ne me paraît pas de nature à vraiment simplifier ! Mais je me trompe peut-être…

Autres prescriptions des académiciens : ne plus écrire « oignons » mais « ognons » et aussi plus de « nénuphars » mais des « nénufars ».

(20+) Réforme de l'orthographe : ce qui change vraiment – Libération

Pour terminer sur une note plus drôle je vais vous faire partager des informations que je tiens d’une amie, professeur (sans e) à la retraite. Cela m’a bien fait rire, j’espère qu’il en sera de même pour vous.

Sachez que dans le jargon enseignant :

Un ballon : est un « référentiel bondissant »… oui, oui ;

Un ballon de rugby : « un référentiel bondissant aléatoire ;

Un parent : « un géniteur apprenant »

Un crayon : « un outil scripteur »

Nager : « évoluer en milieu aquatique profond »

(Celui qui me ravit !) : Un échec scolaire est « une réussite retardée »

Il en existe sûrement d’autres que je ne connais pas… mais je suis preneuse !

Moralité : Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Oriana Garibaldi

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17 Commentaires

  1. Je n’y connais que couic en écriture machin.
    Si j’écris : le maire de Paris est une grosse connasse socialope malfaisante de merde, c’est inclusif ou exclusif ?
    Si j’écris : l’adjointe communiste est une descendante des pires salopards de tueurs de masse que la planète ait porté, est-ce que çà l’inclut d’office dans le groupe des connasses malfaisante de merde précitées ?
    J’vous l’ai dit, j’y comprend qu’dale en classification inclusive des merdes malfaisantes … pourtant, comme vous, je les subis tous les jours.

    • Ptdr !
      J’crois qu’faudrait écrire « la mairesse de Paris est un-e gros-se con-nard-nasse socialo-pe malfaisant-e de merde » pass’que moi j’ai un doute, pour être con-ne et malfaisant-e à c’point, ça doit être un mec, comme merkel, t’was ?

  2. Oui Oriana, il faut que l’apprenant soit acteur de son moi et ait un parcours référentiel ludique dans l’optique d’un épanouissement personnel au sein du groupe multi ethnique enrichissant et s’ouvrant vers l’autre.

    De notre temps, on disait tu bosses, tu fais tes d’voirs ou tu prends une baffe, là on comprenait…

  3. Pendant que l’on perd notre temps avec l’écriture inclusive, on ne s’occupe pas de l’invasion exclusive …ment ou presque musulmane.
    Vous avez totalement raison, chaque ministre veut avoir sa réforme bidon. Ils ont l’impression de ne pas exister autrement même s’ils reprennent des recettes qui ont échoué, simplement en changeant de nom.

  4. 314 Con-nes de l’EN auraient dû être viré-es !
    SUD interdit pour discrimination ! Idem ! Ils veulent supprimer aussi le Bac « Blanc » ?
    Hidalgo, s’opposant au Ministre ! Révoquée !
    Postures que tout cela !

  5. On pourrait ajouter : Un échec électoral est un.e maire.sse attardé.e.
    Bon, belkacem est contente, ça n’existe pas en arabe. De toutes façons, chez eux le féminin passe après le bétail.

  6. C’est juste!
    Le citoyen croyait rêver, eh non! L’exécutif vient « d’interdire » par décret du mois d’août, de prononcer le mot « race » , et en privé en plus! Il faut revenir au moyen âge et à l’interdiction des jurons du type « nom de dieu », pour retrouver pareille interdiction démente. Alors, c’est vrai, si l’on interdit UN mot pour se mettre dans la poche deux ou trois antifas ou antiras, pourquoi ne pas interdire à ces gaucho-bobos parigots d’utiliser -en public cette fois-, leur jargonnage communautariste?

      • Une identité? Non, c’est trop fort, ça risquerait d’indisposer les antifas, et celui, ou celle, qui a imposé au président de signer ce décret indigne.Peut-on encore dire  » morphotype » canin à poil ras…? Pas sûr!

    • Le paradoxe ( un de plus de la part de nos déglingo-gauchistes ) c’ est que , si les races n’ existent pas , le racisme n’ existe pas non plus . Logique , non ? Or , les adeptes de la Pensée Unique traitent toujours les patriotes de  » racistes  » .
      Comme disait ma grand mère ,  » le racisme , c’ est comme les arabes , ça ne devrait pas exister  » .

      • Si le mot race existe depuis des siècles, désignant des ethnies et des cultures différentes, les « races » humaines n’existent pas au sens strictement scientifique.
        Est-ce une raison « d’interdire » le mot race du vocabulaire..et du Littré de 1882? Non, d’autant que « l’antiracisme » religieux, communautariste et judiciaire n’a jamais été autant mis en avant par l’individualisme fou des bobos.
        Et puis « interdire » de prononcer un mot en privé, quelle ineptie dictatoriale.
        L’arsenal judiciaire contre la liberté d’expression a atteint en France des dimensions démentielles que l’on ne rencontre dans aucun autre pays moderne…et ça continue!

  7. Traduire en novlangue pédagogiste: « Papa, je veux jouer au water-polo »:
    Réponse: « Géniteur apprenant, je veux évoluer en milieu aquatique profond avec un référentiel bondissant ».


  8. Un appel au génocide:  » une prière musulmane modérée  »
    Une femme libre:  » une sale pute  »
    Une sorcière:  » houria bouteldja  »

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