Education nationale et suspension de Philippe Isnard : deux poids deux mesures ?

Je souhaiterais réagir à l’article de Anne Zelensky dans le dernier numéro de RL, « Pourquoi je ne débats pas… »

Je ne me prononcerai pas sur le bien fondé de son refus, mais sur son indignation -justifiée- devant le prosélytisme de ce professeur anti-avortement. Nous sommes d’accord : la neutralité de l’enseignement justifie que ce professeur soit sanctionné, comme devraient l’être ceux qui font la propagande contraire. Seulement voilà : seuls sont sanctionnés ceux qui font une propagande « de droite » et non les autres. Nous savons par exemple que sous couvert d’anti-racisme, le corps enseignant majoritairement de gauche, fait une propagande immigrationniste et islamophile effrénée. Alors qui peut croire qu’un professeur disant à ses élèves tout le bien qu’il faut penser de l’avortement, aurait été sanctionné ?

Il y a d’ailleurs un autre domaine plus récent où s’épanouit la bien pensance, c’est celui de l’homosexualité. Depuis plusieurs années, sur instructions ministérielles, les enseignants sont invités à former les jeunes esprits afin que devenus adultes, ils ne soient pas « homophobes » (encore un « phobe », spécialité de la gauche). Comme pour le prétendu anti-racisme, cela aboutit ni plus ni moins qu’au prosélytisme homosexuel. En témoigne entre autres, cette tentative avortée si j’ose dire de diffuser l’an dernier dans les écoles primaires un dessin animé  intitulé « le baiser de la lune », (cf article joint) où l’on voyait deux poissons de même sexe s’aimer, avec la morale : « c’est tout à fait normal »… Pendant ce temps, un professeur qui affirmerait le contraire serait sanctionné pour « homophobie ». J’aimerais savoir si Anne Zelensky désapprouve ce déséquilibre :  » à gauche toute, sinon votre enseignement n’est pas neutre ».

Jean de la Valette

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