Egalité des sexes : les hommes à la ramasse…

Publié le 15 avril 2021 - par - 10 commentaires - 967 vues
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Depuis 1974, les gouvernements français successifs comptent « un » ministre chargé des droits des femmes. Dans l’actuel gouvernement, il s’agit en l’occurrence d’ « une » ministre puisque, depuis le 6 juillet 2020, c’est Elisabeth Moreno qui détient le maroquin :

N’allez surtout pas confondre Elisabeth Moreno avec Nadine Morano 

Vous pourriez vexer celle-ci ou celle-là comme un (une ?) pou.

L’intitulé complet du poste est le suivant : « Ministère chargé de l’Égalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Égalité des chances ».

Un intitulé où les femmes semblent être assimilées à de la diversité et des CPF (Chances Pour la France). On peut rêver meilleure estime.

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De nombreuses femmes passent une partie substantielle de leur temps à faire larmoyer le monde entier sur leurs salaires, leurs conditions de vie et de travail, la portion congrue qu’elles occupent dans l’histoire, la culture, la création artistique, scientifique, et patin-couffin. Ce qui objectivement n’est pas faux. Il y a pourtant un point sur lequel on ne les entend pas du tout : celui du plaisir sexuel. Et pour cause…

Si le gland jouit – si j’ose dire – de 3.000 à 4.000 terminaisons nerveuses, le clitoris (représentation 3D en intro de cet article) peut quant à lui s’en prévaloir au moins du double, voire du triple : de 8.000 à 10.000 pour être précis. Entre un gland bas de gamme et un clitoris de compétition, le rapport – si j’ose dire – dépasse 3,3…

Au lit, il faut donc ajouter la jouissance d’au moins deux hommes, voire de plus de trois (une addition qui n’a pas grand sens, avouons-le) pour égaler celle d’une seule femme. Niveau intensité orgasmique, ces messieurs sont donc – si j’ose dire – largement en queue.

“La grosseur ne fait strictement rien à l’affaire”
En plein effort, le gland fait en moyenne de 4 à 5 cm de diamètre pour 3 à 4 cm de hauteur.

Quant à la verge, elle peut dépasser les 18 à 20 cm de longueur, du moins pour les plus ambitieuses d’entre elles.

Les dimensions du clitoris sont en revanche beaucoup plus modestes. Sa partie visible mesure en moyenne 2 cm de longueur pour 1 cm de diamètre seulement. Quant à sa partie interne (et donc cachée), qui est en forme de Y inversé, ses deux « piliers » ne mesurent qu’entre 10 et 12 cm. Rien à voir, donc, avec l’infatuation masculine, pour une efficacité largement supérieure.

« Small is beautifull » commenteraient nos voisins d’Outre-Manche. Et en plus – c’est mon moment de poésie, profitez-en – on dit que le clitoris ressemble à la fleur de l’orchidée de la vanille :

Certaines lectrices pourront me faire remarquer que la taille de l’organe masculin est d’abord faite pour leur propre plaisir à elles. Je n’en disconviens pas.

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Tout cela est connu depuis belle lurette. Ainsi Aristote, (384-322 avant JC) et avec lui toute l’école péripatéticienne – qui, contrairement à ce qu’on pourrait croire, n’est pas l’école où l’on apprend à pratiquer le plus vieux métier du monde, mais la très sérieuse école philosophique fondée par Aristote en 335 avant JC – s’étaient déjà penchés sur la chose pour conclure qu’en termes de plaisir intime, ce sont les femmes qui décrochent le pompon, aux dépens des hommes.

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Dans l’introduction – si j’ose dire – de cet article, on apprend que le philosophe, théologien, juriste et médecin  andalou Averroès (1126-1198) s’est intéressé à la théorie aristotélicienne de la sexualité, et qu’il a combattu les conceptions du médecin grec Galien (129-201 après JC) pour lequel l’homme et la femme sont sexuellement semblables. Pour Galien, au liquide séminal masculin correspond un liquide séminal féminin, tous deux associés au plaisir, et tout comme l’homme, la femme possède des testicules, sauf qu’elles sont à l’intérieur de son corps, et que ce sont… ses ovaires.

Certes, le monde scientifique est un peu revenu sur la théorie galiéniste… Mais il convient de remarquer que par sa conception égalitariste des deux sexes, Galien devrait trôner dans le Panthéon féministe, au même titre qu’une Simone de Beauvoir.

Une Simone de Beauvoir dont, soit dit en passant, tout le monde a oublié qu’elle fut chroniqueuse à Radio-Vichy durant les-heures-les-plus-sombres-de-notre-histoire. Mais passons, d’une part parce que ce n’est pas le sujet et d’autre part parce que ça pourrait donner des furoncles à la Fourrest.

Le texte qu’Averroès rédige en réponse au grand Galien – dans les années 1170, soit un millénaire après… – n’est en fait qu’une paraphrase du texte d’Aristote : Περὶ ζῴων γενέσεως, (en latin : De Generatione Animalium)

Averroès n’invente rien, mais se contente, quasiment verbatim, de revenir aux conceptions aristotéliciennes en la matière. Ce qui est vrai de la sexualité l’est aussi de nombreux autres domaines de la philosophie abordés par le Cordouan. A tel point que l’immense Saint Thomas d’Aquin l’a ironiquement qualifié de simple « commentateur du Philosophe ». Sous-entendu : « vulgaire plagiaire d’Aristote »

Par ailleurs, le juriste andalou (je parle d’Averroès) tient la femme pour foncièrement inférieure à l’homme, cela en plein accord avec sa religion :

« Les hommes sont supérieurs aux femmes à cause des qualités par lesquelles Dieu a élevé ceux-ci au-dessus de celles-là » lit-on ainsi dans le verset 34 de la sourate 4 du coran.

Et en bon musulman, le médecin andalou (je parle toujours d’Averroès) tient sexuellement la femme pour la servante ancillaire de l’homme. Le verset 223 de la sourate 2 (« Al Baqarah », la vache – sic !) du coran ne dit-il pas : « Vos épouses sont pour vous un champ de labour ; allez à votre champ comme et quand vous le voulez et œuvrez pour vous-mêmes à l’avance ».

Une conception de la femme (un simple champ de labour que le « soc » viril fouaille tout son soûl, quand et comme il le souhaite) qui ne fait moufter aucune de nos féministes patentées ! Quelqu’un a-t-il entendu une Virginie Despentes, une Caroline de Haas, une Muriel Robin, ou encore une Marlène Schiappa  – j’oublie des harpies plus virulentes encore, qu’elles me pardonnent – piper mot sur la question ? Moi pas…

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Si Averroès revient aux Grecs, revenons-y à notre tour, avec la célèbre querelle qui opposa la déesse Héra (la Junon des Latins) et son époux – mais aussi son frère, comme Osiris et Isis dans la mythologie égyptienne –, le grand Zeus, le dieu des dieux, que les Romains rebaptisèrent Jupiter (le vrai, pas l’actuel – et espérons-le, éphémère – locataire du 55, rue du Faubourg Saint-Honoré, 75008 Paris).

Après avoir longuement batifolé par un bel après-midi d’été dans un délicieux petit bois du mont Olympe, le couple divin, repu, en vient à deviser sur le plaisir amoureux. Zeus prétend que les femmes sont, dans l’affaire, les grandes gagnantes, tandis que Héra – il fallait s’y attendre – soutient mordicus le contraire. Dans l’impossibilité de résoudre leur différend, ils décident – tout dieux qu’ils sont – de demander l’avis d’un simple mortel, en l’occurrence le devin Tirésias.

Excellente pioche, puisque ce Tirésias, à la suite de tribulations cocasses, a connu l’étrange destin d’être physiquement femme durant sept années de sa vie d’homme. Du plaisir des deux sexes, Tirésias peut donc parler en toute connaissance de cause.

Dûment interrogé par le patron et la patronne de l’Olympe (les Bill et Melinda Gates de l’époque, les embrouilles en moins), le devin est formel :

« Si l’on divise la jouissance du couple en dix parts égales, l’homme en prend une et la femme s’arroge les neuf autres ».

Furieuse que l’un des secrets les mieux gardés de la Création ait pu être ainsi dévoilé à la face du monde, Héra condamna l’infortuné Tirésias à la cécité absolue jusqu’à la fin de ses jours. Preuve a contrario que notre devin avait vu juste…

***

À quand un « Ministère de l’Egalité des jouissances masculine et féminine », doté de substantiels crédits de recherche ? Veut-on un jour pouvoir sérieusement parler de l’égalité des sexes ? Oui ? Alors au boulot !

Henri Dubost

NB : nous sommes d’accord qu’il s’agit d’un texte humoristique. Certaines phrases, qui pourraient faire passer leur auteur pour un incurable machiste, ne sont donc pas à prendre au pied de la lettre. Si vous postez des commentaires, chères amies lectrices, chers amis lecteurs, merci de bien vouloir tenir compte de cette aimable précision.

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Notifiez de
Lisianthus

Peut-être peut-on voir là une compensation aux joies de l’accouchement et aux douleurs menstruelles ?

fichet.jacqueline@neuf.fr

J’ai lu votre article avec délectation. J’y ai appris des tas de choses sur les grecs et les latins, philosophes, mythologie…. Et vous m’avez fait rire aussi. Votre texte est plein de “gauloiseries”, ce que la culture que l’on tente de nous imposer essaie de faire disparaître. Merci.

Anne-Marie G

Ces exhibitions de “sculptures” génitales me laissent perplexe pour ne pas dire plus. On dirait que notre civilisation après avoir construit des choses exigeant une imagination très raffinée est à bout de souffle. On m’objectera qu’en Inde elles sont courantes, le sexe de Shiva est adoré ainsi que celui d’une déesse. Mais ils le sont en tant que symboles à portée métaphysique et religieuse. Les figures du kama-sutra sont conçues aussi dans cette perspective. Tandis que nos “sculptures” ne représentent et ne veulent signifier que le plaisir génésique le plus banal. Ces sculptures exhibitionnistes ne disent-elles pas que nous serions prêts pour le Brave new world d’Aldous Huxley ? Dans “le meilleur des mondes”, le plaisir sexuel est devenu le loisir par excellence.

Suricate

Oui, il est clair, et nous en faisons tous l’expérience que la Dame, avec un and “D” prend énormément plus de plaisir que l’homme. Ce sont des extases, des basculements dans un autre monde. Nous avons donc, les hommes un pouvoir incroyable, celui de provoquer ces explosions jouissives d’Amour à l’état pur !!! C’est incroyable ce que nous ressentons de nos épouses lors de nos ébats ! Il est évident que la Femme est bien supérieure à l’homme lors de nos fusions. (pour ne parler que cet état de vie). Et nous ressentons un peu de cette fusion qui nous traverse également. C’est prodigieusement incroyable. Et souvent je me demande sérieusement : “pourquoi le Créateur , Dieu Trine, a-t-il créée cela”. S’il l’a fait, ce n’est jamais sans motif.

Mimi Million

Oh oui la jouissance de la femme est bien supérieure a celle de l’homme lorsque que celui-ci est doué pour l’amener au plaisir avant de penser au sien, c’est comme une petite mort mort on crie, on appelle sa mère et on ne veut pas qu’il se retire de suite, l’homme n’a que son éjaculation et nos jouissances secrètent un liquide, je plains toutes femmes n’ayant jamais connu cela et que je nomme “les coincées du vagin”, en plus c’est le meilleur médicament somnifère, je redis : tous les hommes ne sont pas doués pour vous apporter ce grand frisson.

patphil

sexe et religion à la maison !

BERNARD

Je trouve que cet article n’est pas du tout orchidoclaste !

On peut compléter sur le fait que les femmes (non non, pas les féministes) peuvent avoir plusieurs orgasmes rapprochés.. décidément, quelle injustice

Sur cette image Julia Pietri, artiste féministe et créatrice du Gang du Clito, dévoile ce lundi 8 mars un clitoris géant de 5 m érigé place du Trocadéro à Paris ..ça me fait penser au Concorde au décollage ! Place de la Concorde eusse donc été mieux .

https://www.causette.fr/societe/initiatives/journee-internationale-des-droits-des-femmes-qui-a-peur-du-clitoris

Laure

De Gaulle, ce coquin…

Victor Hallidée

Crénom de Diou, v’la un article bien mitonné ! Même si les mensurations et le quantum de terminaisons nerveuses du clitoris de ces dames ne disent strictement rien sur l’orgasme vaginal (qui est quand même le lieu où le féminin est censé jouir du masculin).
Même en passant beaucoup de temps à fouiner dans les registres traitant de l’anatomie féminine, la question n’est toujours pas élucidée : de quoi jouit la femme ?

wika

Magnifique texte, n’ayez pas peur de paraître phallocrate, ça repose de temps en temps.
Cependant, à la phrase du devin : “« Si l’on divise la jouissance du couple en dix parts égales, l’homme en prend une et la femme s’arroge les neuf autres », peut-être faut-il signaler que les jouissances d’une femme, qui peuvent être multiples lors d’un acte, ne sont pas aussi multipliables que celles d’un homme.
Donc on peut s’estimer à peu près à égalité ?
Attendons les réactions de ces dames

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