Egypte : le fiasco du soutien d’Obama aux Frères musulmans

Publié le 31 juillet 2013 - par - 2 790 vues
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Pour le chef de l’armée égyptienne, le général Abdefattah Al-Sissi, ce fut une course contre la montre, car le guide de la confrérie des frères, qui était en vérité le vrai chef de l’Egypte, avait pris la décision de l’arrêter et de dissoudre le haut conseil militaire.
Et face à cette nouvelle situation politique en Egypte, le président américain avait parlé d’une seconde révolution et non d’un coup d’état militaire opéré contre ses protégés, allant contre l’avis de son ambassadrice au Caire Mme Patterson qui était convaincue que les frères musulmans étaient durablement installés au pouvoir.
Avoir un avis aussi tranché, c’est méconnaître les marécages moyen-orientaux. Elle oublie qu’en terre d’islam, l’ami d’aujourd’hui peut devenir en un mouvement de paupière, le pire ennemi de demain. Les retournements de situations sont imprévisibles dans ces contrées. Les Occidentaux doivent encore apprendre beaucoup sur le fonctionnement mental des adeptes de Mahomet.
Mme l’ambassadrice devrait méditer cette réflexion de l’universitaire et écrivain tunisien Hamadi Redissi dans son livre : la tragédie de l’islam moderne, édition , Seuil, 2011 : « La globalisation a-t-elle des chances de libérer l’islam ? Aucune, à mon avis, pour une culture désorientée qui ne sait plus distinguer entre ce qui dépend d’elle et ce qui n’en dépend point. Reste cependant, peut-être, au moins une chance pour toute personne qui saura aller librement contre elle-même, c’est-à-dire le plus loin possible. J’appelle cela, aujourd’hui, mener une vie héroïque. »
Les Américains, mis devant le fait accompli, acceptent le changement opéré par les militaires en Egypte mais demandent néanmoins la libération sans condition du président déchu Mohamed Morsi qui se voit signifier par la justice de son pays des accusations très graves (atteinte à la sureté de l’état).
Le sort de Mohamed Morsi n’intéresse pas réellement l’administration américaine mais ce sont les accords secrets qu’il a pris vis-à-vis des Etats-Unis et d’Israël qui sont inquiétants pour leur future stratégie au Moyen-Orient…
L’engagement écrit (stupide et scandaleux) qui met en cause les frontières de l’Egypte et qui a provoqué l’indignation des Egyptiens, est le renoncement de 40% des territoires du Sinaï au profit des réfugiés palestiniens pour permettre au Hamas d’étendre la superficie de son émirat, et du coup régler en partie la question palestinienne.
L’affaire ne serait pas grave s’il s’agissait d’un acte de générosité islamiste à l’égard du peuple palestinien pour alléger sa souffrance. Mais en réalité, il s’agissait d’une promesse de vente dans laquelle la confrérie des Frères musulmans avait touché de la part du trésor américain, près de 8 milliards de dollars US. Le document attestant cette transaction immobilière a été envoyé au Sénat américain par le général Al-Sissi. Ce document porte la signature de Mohamed Morsi, de Mohamed Badi, le chef suprême des frères musulmans, et Khairat-al-Chatter, l’adjoint du guide, l’une des plus grosses fortunes d’Egypte.

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Cette affaire qui est entre les mains des Sénateurs républicains américains, inquiète sérieusement M. Barak Hussein Obama, d’autant que ses adversaires politiques réclament le remboursement les 8 milliards dollars US sans délai.
Le président américain pourra trouver les moyens pour sortir de cette impasse mais il ne fera rien pour sauver la tête de Mohamed Morsi qui risquerait d’être jugé et exécuté pour haute trahison.
Interrogé dernièrement devant le Sénat, M. Barak Hussein Obama avait avoué que son gouvernement a dépensé 25 milliards dollars US : « avant et après la révolution égyptienne, pour que les Frères musulmans prennent le pouvoir. Notamment dans les élections législatives et présidentielles. »
Il ajouta : » Nous avons également soutenu les salafistes, mais moins que les Frères musulmans, qui étaient si désireux d’arriver au pouvoir qu’ils nous ont proposé de travailler pour nos intérêts et ceux d’Israël. »
Lorsque le Sénateur républicain James Inhofe lui dit que cette politique s’avère un échec puisque le pouvoir des Frères musulmans s’est écroulé et sur quelles données il s’est basé pour prendre de tels risques, M. Barak Hussein Obama a répondu : « qu’il s’est appuyé sur des rapports de renseignements et sur les analyses de Madame Patterson ( ambassadrice des USA au Caire), qui nous a convaincu que l’Egypte était définitivement sous le pouvoir des Frères musulmans . »
Une fois encore, les Américains se plantent en misant sur l’islam politique pour dominer le monde arabo-islamique.
Dans l’affaire syrienne, les ardeurs du début de la révolte islamiste commencent à s’estomper. Déjà le sultan Erdogan doute de l’efficacité de ses protégés qui se sont lancés dans une guerre fratricide opposant la soit disant armée libre syrienne (ALS) et les affiliés d’Al Qaïda (front Nosra, Ahrar Cham et l’armée islamique d’Irak et de Syrie, dont les mercenaires proviennent de 47 pays selon l’agence américaine des statistiques Pentapolis) pour le contrôle et le partage du butin et qui prônent la création d’un califat islamique au pays du cham où régnera la charia comme au temps de Médine. D’ailleurs la ville syrienne Rakka, située à la frontière irakienne est tombée entre les mains des djihadistes qui sèment la terreur où même le premier responsable de la manifestation un avocat de cette ville contre l’autorité de Bachar Assad a été enlevé et tué car il s’était opposé aux visées des islamistes.
Les Turcs se font payer pour les efforts qu’ils ont fournis dans la déstabilisation de la Syrie, en démontant toutes les usines de la ville de Alep et de sa région pour les remonter sur leur territoire. Aucune industrie n’échappe à cette razzia des nouveaux ottomans. Si l’organisation des nations unis était vraiment crédible, il fallait qu’elle intervienne à temps pour stopper ce vol caractérisé et de condamner Erdogan et ses sbires pour ce brigandage du XXIe siècle mais comme l’Occident est complice de ce pillage, elle laisse le peuple syrien se faire dépouiller. Et quoi dire de la proposition de la commission de Bruxelles d’acheter le pétrole syrien dérobé par les djihadistes pour financer la guerre ? Le monde, est-il revenu au XIXe siècle, à la période de la grande colonisation pour dépecer tout un pays, au nom de la démocratie ? Qu’a fait la Syrie pour que les grands de ce monde qui veulent la découper en trois entités : alaouite, sunnite et kurde ? Et que deviendront les chrétiens de ce pays qui sont pourtant ses premiers habitants ?
Le président Bachar Assad est en train de reprendre l’initiative et dans peu de temps les masques hideux d’Erdogan et compagnie tomberont avec son rêve au retour du califat ottoman. Déjà, en apprenant la chute de son ami Mohamed Morsi, il est entré dans une colère diabolique car ses desseins sont voués à l’échec et dans peu de temps, dans son propre pays, il doit rendre des comptes à son peuple. Une fois encore, l’islam politique mis face à l’exercice du pouvoir, démontre son incapacité à la gestion d’un pays. Il ne suffit pas de claironner : Dieu a dit, le prophète a dit, et que grâce à la baraka d’Allah, les problèmes socio-économiques disparaîtront, par miracle.
Quant à la France officielle et la Grande Bretagne, leurs engagements tout azimut en faveur des insurgés islamistes syriens se compliquent, elles n’arrivent pas à y voir clair.
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M. Laurent Fabius avait souhaité dans un premier temps comme le sinistre cheikh Youcef Al Qaradawi, la mort du président syrien et dans un deuxième temps, il avait dit que les tueurs à gage du Front Nosra faisaient du bon boulot. Quelle est cette alliance diabolique? Et pourtant, rien ne justifie une telle position aussi tranchée. Et pour qui roule M. Laurent Fabius ? Sûrement pas pour les droits de l’homme, car ses amis saoudiens et qatariens, les sponsors du terrorisme mondial, sont loin d’être des adeptes de la dignité humaine et encore moins la religion islamique qui est la négation des droits de l’homme.
L’engagement de la France aux côtés des insurgés islamistes est contraire à ses intérêts économiques et stratégiques à long terme, car la Syrie laïque sera demain le passage obligé pour tout le Moyen-Orient. Ce ne sont pas les bédouins d’Arabie qui sont devenus riches en milliards de pétrodollars par un hasard géologique qui lui assureront un avenir florissant dans cette région du monde. La Syrie demeure une mosaïque de différentes ethnies qui ont su au cours des siècles à bâtir un vivre ensemble harmonieux, sans violence, ni haine. Vouloir détruire cette culture du pardon est criminel, surtout dans le monde islamique où l’islam wahhabite est train de nier tout respect de l’autre, de celui qui n’est pas musulman. Honte à cet Occident qui ne pense qu’au gaz et au pétrole, oubliant la dignité et la liberté des peuples. La Syrie est victime de sa position géographique et de ses réserves gazières.
Même l’oligarchie médiatique française s’est mise de la partie pour venir en aide aux tueurs d’Al Qaïda, à l’exemple du journal « Le Monde » dont deux de ses journalistes sont devenus, après un voyage en terre djihadiste syrienne, des spécialistes des armes chimiques(gaz sarin). Comme en Algérie quand les intellectuels de ce pays se faisaient abattre comme des lapins par les islamistes, ce même journal, n’a pas trouvé mieux pour les dédouaner que d’inventer le fameux : « Qui tue qui ». Quelle coïncidence ! Pourquoi ce journal passe-t-il sous silence les viols commis sur les femmes syriennes par les pseudo-révolutionnaires dont il a pris fait et cause ? Pourquoi oublie-t-il d’informer ses lecteurs et ses lectrices sur le djihad de la fornication et des mariages de jouissance que subissent dans leur chair les jeunes filles syriennes pour assouvir la libido des hordes djihadistes ? Ces viols, ne sont-ils assimilés à des crimes contre l’humanité, à moins que pour ce journal, les droits des femmes soient à géométrie variable, en fonction de la culture et de la religion ? Mais pour qui roule ce journal qui se dit humaniste ?
Messieurs les journalistes spécialistes des armes chimiques (gaz sarin), avez-vous oublié que votre scénario digne d’Hollywod , Colin Power, l’ancien secrétaire d’état américain, l’a bien détaillé devant le conseil de sécurité aux Nations Unis concernant les armes de destruction massive en Irak?
La France a choisi son camp, celui de l’islam conquérant qui demain, sur son propre territoire, lui fera la guerre, si elle persiste dans son aveuglement à voir mettre l’huile sur le feu et à aider les islamistes dans le monde arabe. D’ailleurs, sentant l’échec suivi par sa politique, selon le Canard Enchainé du mercredi 24 juillet, le nouveau patron de DGSE, avec le feu vert sans doute de l’Elysée, a donc envoyé un émissaire à Damas pour y rencontrer le général Ali Mamlouk, chef des services secrets, avec mission de proposer une future discussion, à Paris, entre services français et syriens. Le message fut enregistré avec froideur, semble-t-il. Et l’on raconte que la réponse du général Mamlouk peut se résumer ainsi : « Que François Hollande et Laurent Fabius cessent d’insulter le président syrien. » La chancelière Angela Merkel n’ayant jamais insulté Bachar Assad, le chef de ses services secrets, le BND, a été plus aimablement reçu en juin, par le même général Mamlouk.
Avec l’assassinat du député tunisien de gauche, Mr Mohamed Brahimi, qui peut dire encore que les islamistes sont des démocrates ? Ils n’utilisent les urnes uniquement pour prendre le pouvoir afin d’appliquer la dictature d’Allah.
Hitler, par son idéologie nazie, reste une référence pour les islamistes. Leur histoire passée et présente le démontre amplement.
M. Hollande, après l’assassinat du député tunisien Mohamed Brahimi, peut-il encore continuer à dire que l’islam et la démocratie sont compatibles ?
Et que Monsieur Hollande sache que la solution n’est pas l’islam mais la démocratie et la liberté aux problèmes du monde arabo-islamique. Toute autre approche n’est que de la foutaise, de la masturbation de l’esprit, une fuite en avant sans lendemain. L’islam reste et demeurera sectaire et intolérant et pour le bien de l’humanité toute entière, il est temps qu’il rejoigne définitivement sa tanière.
Hamdane Ammar

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