Electeur de Jean-Luc Mélenchon, il est hors de question que je vote Hollande le 6 mai

Publié le 23 avril 2012 - par - 1 306 vues
Share

Depuis le début que votre journal a eu le courage – parfois controversée par certains lecteurs – d’accueillir mes écrits, je me tiens à une seule ligne de conduite, celle d’un soutien inconditionnel à Jean-Luc Mélenchon, pour lequel j’ai voté hier. J’ai expliqué durant toute cette campagne toutes les erreurs stratégiques que les conseilleurs du président de Parti de gauche, Corbière, Delapierre, Coquerel et Autain en tête, avaient commises : sur l’immigration, sur l’islamisation de notre pays, sur l’Union européenne, et surtout sur la promesse de voter Strauss-Kahn aux prochaines présidentielles, quand celui qui était encore président du FMI était présenté par tous comme l’unique recours de la gauche face à Sarkozy.

Malgré tout, le talent de Jean-Luc a fait la différence, puisqu’il était encore crédité de 17 % il y a une semaine, dans les sondages, et que je pensais possible de terminer devant le candidat socialiste… à condition de lui taper dessus comme il convenait de le faire. Ce n’est pas Marine Le Pen le problème, il faut arrêter le délire, l’obstacle à la construction d’une vraie gauche s’appelle François Hollande, et le Parti socialiste. Il a suffi que le candidat de Front de gauche commence à monter de manière spectaculaire pour que tous les médias inféodés au PS comme Le Nouvel Observateur se déchaînent contre lui, et provoquent la spectaculaire reculade de cette dernière semaine. Je pense que les communistes ont également bâillonné le candidat, ne pensant qu’à leur médiocre intérêt de boutique.

J’ai vu dès hier soir le vrai visage du Parti socialiste, quand Ségolène Royal a commencé à faire les yeux doux aux électeurs du Front national, mais aussi à ceux de François Bayrou. Le système mondialiste a choisi de remplacer un Sarkozy usé jusqu’à la corde par le social-démocrate de droite François Hollande. Cela s’appelle, pour nous les salariés de ce pays, remplacer un cheval borgne pour un aveugle. Je suis reconnaissant à Jean-Luc Mélenchon, hier, dans son discours, d’avoir affirmé clairement qu’il n’y aurait aucune négociation avec le PS, ni aucune demande de contre-partie. Cela, c’est la classe et le panache. J’ai également compris que quand il parlait de ceux qui lui avaient tiré dans le dos, il visait les lieutenants de François Hollande, et à juste titre.

Pendant cette campagne, j’ai vécu, grâce au président de Parti de gauche, des moment merveilleux, et je l’en remercie. A présent, je vais me mettre dans les tribunes, et je vais regarder l’affrontement entre deux candidats de droite. Vous aurez compris que si Hollande est battu, je ne serai pas malheureux… d’autant que, conscients des limites de la droite molle, dans ce cas, les meilleurs de ceux qui sont restés au PS nous rejoindraient, et que Jean-Luc Mélenchon serait le leader d’une vraie alternative de gauche dont a tant besoin la France.

Joël Locin

Print Friendly, PDF & Email
Share

Les commentaires sont fermés.